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  • Les enjeux de la Méditerranée occidentale

    27/10/20 – HR/VP Blog – La Méditerranée occidentale a de tout temps été une région clé pour l’Europe et elle le restera. Mais pour que les relations entre les deux rives de la Méditerranée se développent de façon mutuellement profitable, il nous faudra réussir à combler ensemble le fossé qui tend à se creuser entre elles, notamment sur le plan économique.

    La semaine dernière, j’ai été invité à participer à la réunion des ministres des affaires étrangères du groupe dit des 5+5 de Méditerranée occidentale. Ce Forum rassemble depuis trente ans maintenant, 5 pays de l’Union, l’Espagne, la France, l’Italie, Malte et le Portugal, et 5 pays du Sud de la Méditerranée, l’Algérie, la Libye, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie.

    Bien que cette structure soit informelle, elle permet de confronter les points de vue et de développer des partenariats autour d’une région, la Méditerranée occidentale, qui a joué dans le passé, joue aujourd’hui et jouera encore demain un rôle essentiel pour l’Union Européenne.

    Les écarts se creusent entre l’Union et le Maghreb

    Au cours de cette réunion j’ai été impressionné par la description qu’ont faite mes collègues des difficultés que traversent actuellement les pays du Sud de la Méditerranée. Les écarts de richesse entre les deux rives de notre mer commune, déjà considérables, s’accroissent. Les 102 millions d’habitants des 5 pays du Sud de la Méditerranée représentent un peu moins du quart de la population de l’Union mais leur PIB cumulé est 60 fois moins élevé que celui de l’Union. Autrement dit la richesse produite par habitant y est 13 fois plus faible qu’en Europe. Et même si on corrige cette différence des niveaux des prix, qui sont nettement plus bas de l’autre côté de la Méditerranée, l’écart des niveaux de vie reste encore quasiment de un à cinq.

    Et surtout, le mouvement de rattrapage qu’on avait pu observer jusqu’au milieu des années 2000 s’est inversé depuis : en 2005, le niveau de vie moyen des habitants des 5 pays du Sud de la Méditerranée était 3 fois plus faible que celui des Européens, aujourd’hui il l’est presque 5 fois plus.

    Une démographie dynamique

    Cette stagnation des niveaux de vie n’est pas simplement liée aux difficultés des économies du Sud de la Méditerranée, elle est due aussi aux dynamiques démographiques : entre 1990 et 2019, la population des 5 pays du Maghreb s’est en effet accrue de 57 % quand celle de l’Union ne progressait que de 6%. La croissance des économies a eu du mal à suivre ce rythme.

    De plus, ces chiffres se rapportent à l’année 2019. En 2020, la pandémie de COVID-19 a profondément affecté les économies du Maroc ou de la Tunisie, qui dépendent beaucoup du tourisme, de la sous-traitance automobile ou encore du textile. Tandis que la baisse du prix et des volumes des ventes d’hydrocarbures frappe durement celle de l’Algérie. Et tous les pays de la région souffrent de la forte diminution des transferts en provenance de leurs émigrés présents en Europe du fait de la crise.

    « La Covid-19 s’est jouée des notions de Nord et de Sud : les pays les plus touchés au Nord sont au Sud de l’Europe, et les plus touchés au Sud sont au Nord de l’Afrique ». Nasser Bourita, ministre marocain des Affaires Etrangères

    Comme l’a indiqué justement mon collègue, Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères du Maroc, au cours de notre rencontre : « la Covid-19 a durement frappé la Méditerranée occidentale. Elle s’est jouée des notions de Nord et de Sud : les pays les plus touchés au Nord sont au Sud de l’Europe, et les plus touchés au Sud sont au Nord de l’Afrique ».

    Tant que le niveau de vie stagnera au Sud de la Méditerranée et que l’écart se creusera entre ses deux rives, il sera difficile d’éviter le développement de l’instabilité politique et sociale sur l’autre rive et les mouvements migratoires vers l’Europe. Il est donc dans l’intérêt des Européens de contribuer activement à inverser cette tendance, dans le respect bien entendu de la souveraineté de chacun.

    « Les profondes difficultés de cette région tiennent en particulier au « non Maghreb ». Celui-ci reste en effet l’une des régions les moins intégrées en termes économiques. »

    Les causes de ces profondes difficultés sont nombreuses. Elles tiennent néanmoins pour une part importante au « non Maghreb ». Cette région reste en effet l’une des moins intégrées au monde en termes économiques : les échanges entre les pays du Maghreb sont estimés à un quart de leur potentiel. En 2012, nous avions proposé un large éventail de mesures pour favoriser cette intégration régionale et encourager une coopération plus étroite avec l’UE.

    Les conflits persistent

    Huit ans plus tard, les relations bilatérales certes ont gagné en maturité et la coopération s’est étendue à des questions essentielles comme le changement climatique. Néanmoins, les efforts déployés n’ont eu que des effets limités. Les conflits persistants et les intérêts divergents entre les pays de la région ont prévalu sur les efforts de coopération en vue de résoudre des difficultés communes. Cela n’a pas permis en particulier de répondre aux attentes d’une population jeune et éduquée en pleine croissance.

    Pour ne rien arranger, les relations commerciales avec l’Europe ne se sont pas développées. Elles ont au contraire sensiblement décliné depuis la fin de la décennie 2000. Aujourd’hui le commerce extérieur avec ces pays ne représente que de l’ordre de 3 % du total des échanges de l’Union. Les exportations de l’Union vers le Maghreb pèsent 8 fois moins par exemple que celles vers les Etats Unis.

    Une dynamique à inverser d’urgence

    Il nous faudra impérativement réussir à inverser ensemble cette dynamique pour faire en sorte que la sortie de la crise du COVID-19 soit à la fois numérique, écologique et équitable des deux côtés de la Méditerranée. Notre coopération avec le Maghreb se développe dans un contexte international de plus en plus incertain – voire conflictuel: relocalisations et souveraineté économique sont désormais devenus des thèmes dominants dans le monde entier.

    « L’Europe n’a pas l’intention de se replier sur son pré-carré. Notre volonté de reconquérir une plus grande souveraineté économique peut être une chance pour le Maghreb. »

    Mais notre volonté de reconquérir une plus grande souveraineté économique pour l’Europe peut être un atout pour le développement du Maghreb. L’Europe n’a pas l’intention en effet de se replier sur son pré-carré : il s’agit de produire des richesses en lien étroit avec nos voisins immédiats pour tirer profit de nos complémentarités et améliorer ensemble notre niveau de vie et le nombre de nos emplois. Il reste cependant encore beaucoup à faire, notamment en termes de réformes politiques et économiques, pour réussir à attirer les investisseurs étrangers dans les pays du Maghreb.

    Une instabilité politique et sécuritaire croissante

    Ces difficultés économiques et sociales persistantes sont allées de pair avec une instabilité politique qui s’est traduite en particulier par les affrontements internes en Libye et le déploiement du terrorisme islamique dans tout le Sahel. Cela a amené l’Union à développer sa coopération avec la région en matière de sécurité.

    L’Algérie la Tunisie et le Maroc participent à plusieurs programmes européens en matière de lutte contre le terrorisme. La coopération se poursuit aussi en matière de lutte contre la criminalité organisée. Aux côtés des pays de la région, l’Union participe enfin activement au processus de Berlin pour la Libye, piloté par les Nations unies, pour rétablir la paix et la stabilité en Libye. En mars dernier, l’UE a ainsi lancé l’opération Irini pour contribuer à faire respecter l’embargo sur les armes, décidé par les Nations unies, mais aussi pour combattre la contrebande et le trafic d’êtres humains.

    « Il y a lieu de se réjouir des derniers développements en Libye : grâce notamment aux efforts des pays du Maghreb, la voie de la négociation semble prévaloir. »

    Il y a lieu de se réjouir des derniers développements en Libye : grâce notamment aux efforts des pays du Maghreb, la voie de la négociation semble prévaloir. Elle l’emportera si les Libyens parviennent à trouver par eux-mêmes des solutions. Les Nations Unies et l’Union européenne apporteront tout le soutien nécessaire à leurs efforts de compromis. Nous avons évidemment bien conscience cependant que ces défis sécuritaires ne pourront être relevés dans le long terme que si on s’attaque en même temps à leurs causes structurelles à travers de profondes réformes politiques et socio-économiques.

    Les migrations doivent se faire de façon ordonnée

    Nos sociétés et nos peuples sont étroitement liés, des millions de citoyens des pays du Maghreb vivent légalement dans les pays de l’Union Européenne. Ces pays sont confrontés également de pressions migratoires venant de pays d’Afrique subsaharienne. Nous devons renforcer davantage notre coopération avec les pays d’origine et de transit pour assurer que ces mouvements migratoires se fassent de façon ordonnée. C’est le but des dialogues migratoires que nous chercherons à développer avec les pays du Maghreb, en s’appuyant sur les coopération solides qui existent déjà dans ce domaine.

    Cette réunion informelle m’a permis de mieux cerner les graves difficultés que traversent actuellement nos voisins du Sud de la Méditerranée et les énormes enjeux liés au développement de nos relations. Elle ne constituait cependant qu’une première étape avant une autre échéance importante : le Forum Régional de l’Union pour la Méditerranée qui se tiendra le 27 novembre prochain.

    Le 27 novembre : les 25 ans du processus de Barcelone

    Avec nos partenaires de l’ensemble du pourtour méditerranéen cette fois, nous dresserons le bilan de 25 années du processus de coopération régionale dit de Barcelone. A cette occasion, l’Union confirmera sa détermination à faire de la Méditerranée une région plus sûre, plus prospère et plus stable. J’ai pleinement conscience que les actions menées en ce sens depuis un quart de siècle n’ont eu que des résultats limités et que la tâche s’annonce particulièrement rude pour les mois qui viennent…

    Source : EEAS, 27 oct 2020

    Tags : Mediterranée, Union Europea, UE, Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Egypte, Union pour le Méditerranée, UpM, Processus de Barcelone,

  • Lo que The New York Times no dijo de Borrell

    El periodista Steven Erlanger, corresponsal diplomático en Europa, olvida que el próximo responsable de la diplomacia europea tiene posturas pro marroquíes y no condena las continuas violaciones de los Derechos Humanos en el Sáhara Occidental.

    Alfonso Lafarga

    The New York Times planteó recientemente si Josep Borrell Fontelles es la persona idónea para ocupar el puesto de responsable de la política exterior de la Unión Europea y enumeró algunas de sus acciones más polémicas y declaraciones “controvertidas”, pero olvidó mencionar que como ministro de Asuntos Exteriores de España se significó por su postura pro marroquí en el conflicto del Sáhara Occidental, hasta el punto de no denunciar las continuas violaciones de los Derechos Humanos que se cometen en la excolonia española.

    Desde que el socialista Pedro Sánchez accedió al Gobierno en junio de 2018, al responsable de la diplomacia española nunca se le oyó hablar de los ataques que se cometen contra los Derechos Humanos en los territorios del Sahara Occidental ocupados por Marruecos, ni siquiera con la expulsión de 21 personas de nacionalidad española, una gran parte de ellas profesionales de la abogacía que acudieron como observadores a juicios contra activistas saharauis.

    Esta forma de proceder de Borrell contrasta con la que mantiene su departamento cuando las violaciones de los DDHH se producen en cualquiera otra parte del mundo: en los 270 comunicados emitidos en quince meses y medio por el Ministerio de Asuntos Exteriores sobre relevantes hechos de actualidad internacional hay un elevado número en los que se condenan los ataques a los Derechos Humanos en distintos puntos de la tierra, pero nunca en el Sáhara Occidental donde se producen continuamente, como han denunciado las más importantes organizaciones internacionales de DDHH y se puede ver en los resúmenes mensuales de Contramutis, el último agosto saharaui 2019.

    En el artículo del New York Times el periodista Steven Erlanger, corresponsal diplomático en Europa, expuso que la elección de Borrell como de jefe de la diplomacia de la Unión Europea era “sorprendente, dada su edad y su tendencia a decir cosas controvertidas” y recordó polémicas declaraciones del ministro socialista referidas a los Estados Unidos y a Rusia, entre otras, a lo que añadió que “Borrell da la impresión de ser un individuo relativamente alegre con opiniones típicas de la centroizquierda europea”.

    El periodista del NYT no reparó en otra serie de hechos o afirmaciones del próximo jefe de Exteriores de la UE, por las que llegó a ser acusado desde Podemos de “hacer lobby a favor de Marruecos”.

    Borrell, Asuntos Exteriores y el Sáhara Occidental

    Estas son algunas de las afirmaciones de Josep Borrell o actuaciones de Exteriores bajo su mandato sobre el Sáhara Occidental, el territorio que España entregó a Marruecos y en el que está pendiente de celebrar el referéndum de autodeterminación que acordaron con el alto el fuego el Frente Polisario y Marruecos en septiembre de 1991 y que el régimen marroquí se niega a cumplir:

    – En el viaje que Borrell hizo a Marruecos el 28 de junio de 2018 dijo que en lo referente al Sáhara Occidental los socialistas iban a seguir el camino de anteriores gobiernos (del PP) por ser “un tema de Estado”.

    – El 4 de julio de 2018 en el Congreso de los Diputados y el 25 de octubre en el Senado el ministro de Exteriores afirmó que España “no es potencia administradora del Sáhara Occidental”, en contra de lo que determina la ONU y contiene la Sala de lo Penal de la Audiencia Nacional, que establece que España “de iure, aunque no de facto, sigue siendo la Potencia Administradora del territorio, y como tal, hasta que finalice el periodo de la descolonización, tiene las obligaciones recogidas en los artículos 73 y 74 de la Carta de Naciones Unidas”.

    – El 25 de octubre de 2018 el ministro Borrell liquidó en un minuto y diez segundos las preguntas de cuatro senadores sobre la política del Gobierno en el Sáhara Occidental sin entrar en su contenido, referentes a la violación de los Derechos Humanos, el expolio de los recursos naturales saharauis y las sentencias internacionales que determinan que el Sáhara Occidental y Marruecos son territorios diferentes.

    – El PSOE y el PP impidieron la celebración de una conferencia internacional sobre el Sáhara Occidental en noviembre de 2018 en el Congreso de los Diputados y para ello se basaron en un informe del Ministerio de Asuntos Exteriores según el cual el evento podría perjudicar las relaciones con Marruecos. Anteriormente ya hubo otros actos en el Congreso, como la visita que el 14 de noviembre de 2014 hizo el entonces presidente de la República Saharaui y secretario general del Frente Polisario. Mohamed Abdelaziz, o la conferencia celebrada el 15 de febrero de 2018, en la que intervino la delegada del Polisario en España, Jira Bulahi.

    – Con motivo del 70 aniversario de la Declaración Universal de los Derechos Humanos, el 11 de noviembre de 2018 el ministro Borrell intervino en un acto en Madrid y habló de los casos de genocidio en Ruanda, Camboya, Yugoslavia y Myanmar, pero no citó el genocidio saharaui, por el que desde 2015 se encuentran procesados en la Audiencia Nacional once altos cargos militares y policiales marroquíes y un responsable de prisiones.

    Fuente : Contramutis, 16 sept 2019

    Tags : Sahara Occidental, Marruecos, Josep Borrell, Unión Europea, UE,

  • El New York Times destroza a Borrell y cuestiona su futuro cargo en la UE

    El prestigioso diario norteamericano New York Times ha publicado este lunes un duro perfil del ministro de Exteriores español, Josep Borrell, donde cuestiona si es la persona idónea para ocupar el cargo de jefe de la diplomacia de la Unión Europea.

    Hablan de su elección como una opción « sorprendente, dada su edad y su tendencia a decir cosas controvertidas » y, todavía más, en un « momento crítico » para la UE. « Tiene reputación de ser franco y de no tener pelos en la lengua, cosa que puede ser un punto a favor o en contra, depende de cómo se mire », analizan.

    A continuación, repasan en un largo artículo algunas de sus declaraciones o acciones más polémicas. « Sugirió en un discurso que todo lo que los Estados Unidos tuvieron que hacer para alcanzar la independencia fue ‘matar a cuatro indios’ », recuerda el rotativo.

    También hablan del caso Abengoa, de la entrevista de Deutsche Welle que Borrell abandonó a medias al ser preguntado por la independencia de Catalunya o del día en que se refirió a Rusia como un « viejo enemigo » que « ha vuelto como una amenaza », cosa que acabó con un castigo de Moscú al embajador de España al país.

    El diario pone estas barbaridades como ejemplo para cuestionarlo como futuro jefe del Consejo de Asuntos Exteriores de la Unión Europea, organismo que él mismo criticó con dureza el pasado mes de mayo. « Es más un mar de lágrimas que un centro de toma de decisiones porque es donde van a parar todas las heridas abiertas de la humanidad », decía Borrell, asegurando que « nos explican sus sufrimientos, expresamos nuestro pésame, pero no sale ninguna capacidad de acción, y pasamos al siguiente asunto ».

    El rotativo pone de relieve el contraste entre la habitual facilidad de Borrell para hacer declaraciones y el silencio desde que fue nominado y aseguran que, incluso, han pedido una entrevista al ministerio pero no han recibido ninguna respuesta.

    Fuente: elnacional.cat, 10 sept 2019

    Tags : Josep Borrell, Unión Europea, UE, diplomacia europea,

  • La invitación, por primera vez, de Brahim Gali a la investidura del presidente mauritano refleja el nivel de las relaciones mauritano-saharauis (Ubbi Bucharaya)

    Según el representante del Frente Polisario en Francia, Ubbi Bucharaya, la decisión de invitar, por primera vez, al mandatario saharaui Brahim Gali, con ocasión de la investidura del nuevo presidente mauritano refleja el alto nivel de las relaciones bilaterales que existen entre la RASD y la República Islámica de Mauritania.

    En una entrevista con la radio argelina, el diplomático saharaui declaró, a propósito de la Unión Africana, que Marruecos ratificó la constitución de la organización panafricana con dos objetivos, uno de orden táctico que es el de impedir cualquier papel que pueda jugar la UA en la búsqueda de una solución para el conflicto del Sáhara Occidental y el otro, de orden estratégico, que es el de intentar expulsar a la república saharaui de esta organización continental.

    En los dos objetivos, afirma Ubbi, Marruecos registró un rotundo fracaso ya que, dos años después de su admisión, la UA sigue reafirmando su compromiso al crear una troika de presidentes africanos para acompañar los esfuerzos de la ONU en su intento de resolver el contencioso saharaui y la RASD participa como miembro de pleno derecho en las diversas conferencias organizadas por la UA con otras organizaciones internacionales. En este sentido, Ubbi señaló que la foto del presidente saharaui al lado del rey de Marrueco y el presidente francés Emmanuel Macron refleja el grado de respeto así como de la visibilidad de la RASD en el contexto africano.

    En cuanto a las relaciones con la Unión Europea, el señor Bucharaya indicó que uno de los efectos importantes de la campaña organizada por el Frente Polisario contra los acuerdos comerciales con Bruselas es que forzó Marruecos a firmar un acuerdo con la UE en el que reconoce implícitamente que el Sáhara Occidental no es suyo ya que se vió obligado a extender el área geográfica de la aplicación de estos acuerdos al Sáhara Occidental, lo cual supone que Marruecos no tiene ninguna soberanía sobre el territorio.

    Tratándose del tema del proceso de paz auspiciado por la ONU, Bucharaya declaró que las autoridades saharauis están esperando la nominación de un nuevo enviado especial del SG, precisando que, desafortunadamente, la dinámica que desencadenó Horst Koehler quedó atrás.

    « El problema nunca ha estado en relación con el enviado especial sino la falta de compromiso por parte del Consejo de Seguridad en ejercer la presión suficiente sobre los negociantes y sobre el mediador para llevar a cabo la hoja de ruta adoptada por el consejo de seguridad », afirmó. « Por ejemplo, en las tres últimas decisiones del CS, la hoja de ruta fue muy clara que es la de designar las dos partes en el conflicto, el llamamiento a unas negociaciones directas sin condiciones prealables, pero sobre todo colocan al derecho de autodeterminación como objetivo final y central de esta mediación » añadió.

    Según él, « puede que Kohler haya dimitido por razones de salud, pero también se había enfrentado a la imposibilidad de compaginar entre el derecho de autodeterminación mandatado por el CS, y la intransigencia marroquí alrededor del tema de la autonomía ». « La falta de compromiso firme del CS no le dejó otra alternativa que la renuncia », dijo.

    « Tenía las mejores intenciones del mundo en ayudar a las partes a llegar a un acuerdo pero parece ser que no tuvo el apoyo suficiente por parte del CS y tampoco tuvo la cooperación necesaria por parte de Marruecos. La clave más importante es el compromiso del CS con sus propias decisiones. Que se designe un enviado especial o no, el resultado siempre dependerá de la buena voluntad del CS », concluyó el diplomático saharaui.

    Tags : Sahara Occidental, Marruecos, Frente Polisario, ONU, Horst Kohler, Ubbi Bucharaya, Unión, Africana, Unión Europea,

  • España, el país de la UE que más se beneficia de los acuerdos de pesca con terceros países

    El ministro de Agricultura, Pesca y Alimentación, Luis Planas, presentó este viernes, en el Consejo de Ministros, un informe sobre la red de acuerdos bilaterales de pesca de la Unión Europea con terceros países y su papel en el mantenimiento de una flota española competitiva y sostenible.

    Se trata de acuerdos con países africanos y del océano Pacífico, de los que España es el país comunitario que más se beneficia, al obtener el mayor número de licencias.

    En la actualidad son 12 los Acuerdos de Colaboración de Pesca con protocolos vigentes, o pendientes de próxima entrada en vigor, con países en desarrollo: Cabo Verde, Costa de Marfil, Gambia, Guinea Bissau, Islas Cook, Liberia, Marruecos, Mauricio, Mauritania, Sao Tomé y Príncipe, Senegal y Seychelles, que ofrecen posibilidades de pesca a unos 250 buques de bandera española y aproximadamente 2.500 tripulantes.

    La pesca extraída en virtud de estos acuerdos se desembarca y/o comercializa en un elevado porcentaje en los puertos españoles, lo que genera un entramado del que dependen otras actividades relacionadas y constituye, en la práctica, el principal motor económico en amplias regiones costeras de España.

    Estos acuerdos de colaboración en materia pesquera son también un instrumento clave para la extensión, a países en desarrollo, del modelo europeo de pesca sostenible y responsable, ya que la flota española y europea aprovecha únicamente recursos excedentarios, de acuerdo a la mejor ciencia disponible.

    Durante este último año se renovaron diversos acuerdos tan importantes para la flota pesquera española, como los de Marruecos, Guinea Bissau, Senegal y Gambia, y se pusieron en marcha las negociaciones para otros. Esto supone la posibilidad de mantener la actividad de los buques españoles, con todo lo que significa, y además, en el caso de Marruecos, trasciende el ámbito pesquero, reforzando la esencial relación bilateral y de vecindad entre los dos países.

    El ministro destacó que la renovación del Acuerdo de pesca UE – Marruecos es “especialmente emblemática” para la flota española, dado que de él dependen un buen número de flotas artesanales del golfo de Cádiz y Canarias, y beneficia también a barcos gallegos.

    El acuerdo entró en vigor el 18 de julio de 2019, una vez superados todos los trámites preceptivos para su conclusión y firma por ambas partes, y estará vigente hasta el 17 de julio de 2023.

    Para España, el acuerdo alcanzado se considera muy beneficioso ya que de las 138 licencias posibles, le corresponden 93.

    Además, el ministro anunció que en la semana del 19 al 22 de agosto tendrá lugar la primera ronda de negociaciones para la renovación del Acuerdo de Pesca UE – Seychelles, el más importante en el Índico para la flota española de atuneros congeladores, con una utilización actual de 14 barcos.

    Otros acuerdos con negociaciones próximas son el de UE – Madagascar, importante para atuneros y flota de palangre de superficie, sobre el que está prevista una próxima ronda de negociación, y el de UE – Kiribati, esencial para la permanencia de la flota española en el Pacífico, complementando el acuerdo con Islas Cook, que está a la espera de la cuarta ronda de negociación en los próximos meses.

    Los acuerdos de colaboración de pesca sostenible de la UE con terceros países se configuran como un instrumento imprescindible para el mantenimiento de la actividad de la flota pesquera española, que con sus 9.000 buques se sitúa como primera potencia pesquera a nivel comunitario y una de las principales a nivel mundial.

    Suponen, además, una importante contribución a determinadas comunidades costeras de España, en términos económicos, sociales y de empleo. Por ello, el Gobierno considera que es importante impulsar su fortalecimiento y renovación a nivel europeo, teniendo en cuenta el protagonismo español en la gran mayoría de ellos.

    Fuente : FIS, 10 ago 2019

    Tags : Sahara Occidental, España, Marruecos, pesca, Union Europea, UE, expolio, recursos naturales,

  • ABC desvela el ilegal proyecto marroquí europeo en Dajla ocupada/Sahara Occidental

    Diario La Realidad Saharaui/DLRS 26 de julio de 2019

    El periódico ABC edición Canarias desvela un plan de infraestructura ilegal en la ciudad saharaui ocupada Dajla, antiguo Villa Cisneros financiado con dinero europeo.

    ABC en su edición de hoy 26 de julio en su sección nacional desglosa el proyecto marroquí que pretende llevar acabo en los territorios ocupados del Sahara Occidental, en la ciudad peninsular de Dajla con 143 mil habitantes saharauis que se han aumentado en los últimos años con los colonos marroquíes traídos desde el norte de Marruecos. Proyecto que si se llega a ejecutar destruiría la economía del archipiélago canario en su conjunto. A pesar de ser ilegal, en una zona de conflicto y el Frente Polisario y el Gobierno Saharaui aún no se han pronunciado sobre ello para tomar medidas a nivel jurídico internacional y en el marco de las Naciones Unidas.

    ABC escribe con un gran titular “Las mareantes cifras del (Dakhla Atlántico), el puerto que más daño hará a Canarias”.

    Abc en su publicación señalo que las autoridades marroquíes han acelerado este verano el futuro puerto de Dakhla Atlántico (Territorios ocupados del Sahara Occidental) que se colocará en aguas profundas de Ntirift. También indicó que los planes están en marcha con financiación obtenida desde fondos europeos y norteamericanos: el gran puerto Dakhla Atlántico y el puerto de Lemhiriz. Y ha desvelado que una naviera nórdica se haría cargo del Dakhla Atlántico como ha ocurrido en Tánger.

    Abc señala las consecuencias económicas para las Islas Canarias de este conflictivo plan en territorio en disputa y con presencia de cascos azules de las Naciones Unidas desplegados a lo largo de todo el territorio saharaui. “Estas infraestructuras se complementarán con la ampliación de la autovía Bojador-Dakhla. En términos comparativos: es como el Tánger Med, que ya ha logrado desactivar al puerto de Las Palmas a efectos de precios y competitividad en el negocio de los contenedores. Pero no solamente es para actividad pesquera. También hay prevista una plataforma amplia para reparaciones navales. Y ha advertido las extensión de las consecuencias subrayando “Tanto a Canarias como a Mauritania quitará cuota de mercado, de acuerdo con expertos del negocio naval consultados por ABC”.

    Tags : Sahara Occidental, Marruecos, Unión Europea, UE, Dajla,

  • Las universidades de Salamanca y Lovaina (Bélgica) analizan en un seminario las relaciones exteriores de la Unión Europea

    La Cátedra Jean Monnet del Estudio salmantino y el Centre for Global Governance Studies belga celebraron este encuentro la semana pasada en la ciudad flamenca, en el que participaron altos cargos comunitarios

    La Cátedra Jean Monnet de la Universidad de Salamanca y el Centre for Global Governance Studies de la Universidad de Lovaina (Bélgica) han celebrado la semana pasada el seminario “EU External Relations Law: Recent Developments”, que tuvo lugar en esta ciudad belga y que analizó diferentes aspectos de la legislación acerca de las relaciones exteriores comunitarias y los últimos avances al respecto.

    Este seminario, muy novedoso en su campo, tuvo el mérito de contar con la participación de jueces del Tribunal de Justicia de la Unión Europea y de altos representantes de los servicios jurídicos de la Comisión, del Consejo y del Parlamento europeos. En este sentido, desde la Cátedra salmantina destacan cómo “la amplia difusión que tiene el seminario Salamanca-Lovaina en las instituciones europeas y en particular, en los servicios jurídicos de las instituciones, contribuye indudablemente a la internalización de nuestra Universidad”.

    El objetivo de esta actividad es examinar las implicaciones jurídicas y políticas de los principales casos en materia de relaciones exteriores en el año precedente, a través de un seminario que reúne a los agentes jurídicos de las instituciones que han litigado ante el Tribunal de Justicia de la UE en los casos objeto de examen, así como a varios de los jueces y letrados del Tribunal implicados en estos asuntos. En esta edición, por ejemplo, se ha contado con la participación de los jueces Geert de Baere, Allan Rosas y Ricardo Passos.

    La primera parte del seminario estuvo dedicada a examinar las implicaciones de varios casos relativos al territorio del Sahara Occidental. El Frente Polisario ha acudido al Tribunal de Justicia en varias ocasiones en los últimos años con el objeto de lograr la exclusión de este territorio de los acuerdos celebrados con Marruecos en materia comercial y de pesca. La segunda sesión de la actividad trató varios asuntos relativos a la determinación de la base jurídica de los acuerdos internacionales en el ámbito de las relaciones exteriores. Y, para finalizar, en la última franja del encuentro se analizó el contenido del Dictamen 1/17, en el que Tribunal de Justicia determinó recientemente que el acuerdo CETA firmado con Canadá es plenamente compatible con los Tratados de la Unión Europea.

    Source : Salamanca al día, 26 jul 2019

    Tags : Sahara Occidental, Marruecos, Unión Europea, acuerdo de pesca, ALECA, UE,

  • Alta representante / vicepresidenta Federica Mogherini en la región del Sahel

    La alta representante y vicepresidenta, Federica Mogherini, concluyó hoy su gira en la región del Sahel, Burkina Faso, Mali y Níger.

    La quinta reunión ministerial EU-G5 del Sahel se celebró en Uagadugú con los Ministros de Asuntos Exteriores del G5 Sahel. Esta reunión se dedicó a la situación de seguridad y la operacionalización de la fuerza conjunta del G5 Sahel, al desafío del regreso del Estado a las áreas frágiles de seguridad, justicia y servicios a las poblaciones, así como a los mecanismos de seguridad. la reconciliación y el diálogo son necesarios para fortalecer la cohesión social y prevenir las tensiones de la comunidad.

    Con motivo de su visita, la Alta Representante fue recibida por el Presidente de Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, y luego por el Primer Ministro, Christophe Dabiré y los miembros de su gobierno, para discutir la asociación bilateral entre la UE. y Burkina Faso. Las discusiones se centraron en la estrategia integrada del gobierno para la seguridad y el desarrollo, el programa ampliado de emergencia del Sahel (SPS), para el cual se confirmó un apoyo adicional de 55 millones de euros.

    Federica Mogherini tuvo la oportunidad de visitar, junto con el Ministro de Educación de Burkina Faso, una escuela franco-árabe que recibe apoyo de la UE en el marco del programa « Protección de jóvenes en zonas de riesgo en el país ». Burkina Faso a través de la educación y el diálogo « , cuyo objetivo es fortalecer la oferta educativa en áreas vulnerables y la empleabilidad de los jóvenes.

    En Malí, la Alta Representante sostuvo conversaciones con el Presidente de la República, Ibrahim Boubacar Keïta, el Primer Ministro Boubou Cissé y el Ministro de Relaciones Exteriores Tiebilé Dramé. Varios ministros y políticos participaron en estos intercambios.

    Ante los desafíos de seguridad, Federica Mogherini reafirmó el firme apoyo de la Unión Europea en Malí y expresó el deseo de acelerar la implementación del Acuerdo de Paz de Argel. Dio la bienvenida a la perspectiva de un diálogo político nacional inclusivo.

    La Alta Representante viajó a Mopti donde se reunió con representantes de la sociedad civil y las principales comunidades en el centro del país. En vista de sus testimonios, reiteró la importancia del diálogo, la justicia y la lucha contra la impunidad, así como la urgente necesidad del retorno del Estado y los servicios básicos para la población en estas áreas.

    Esta gira terminó hoy en Níger.

    Federica Mogherini fue recibida por el presidente de la República, Mahamadou Issoufou. Después de abordar la situación de seguridad, felicitó al Presidente de la República por el comienzo de su presidencia de la CEDEAO, la Comunidad Económica de los Estados de África Occidental, por la adhesión de Níger al Consejo de Seguridad de la ONU. Naciones Unidas, así como por el éxito de la Cumbre de la Unión Africana de 2019, especialmente la 12ª Asamblea Extraordinaria que vio la entrada en vigor de la Zona de Libre Comercio de África.

    Federica Mogherini se reunió con el ministro de Relaciones Exteriores, Kalla Ankourao, y participó en una reunión interministerial para ofrecer una visión general de los problemas que enfrenta Níger y las respuestas de la UE, particularmente en las áreas de desarrollo. Seguridad y gestión de los flujos migratorios.

    El Alto Representante también se reunió con el punto G del cuartel general del G5 Sahel Joint Force Center para la entrega de equipos financiados por la UE. Finalmente, Federica Mogherini visitó el centro de tránsito para mujeres y niños de la Organización Internacional para las Migraciones.

    Dejó a Niamey al final del día para ir a Bangui en la República Centroafricana.

    Tags : Sahel, G5, Federica Mogherini, terrorismo, Mali, Burkina Faso, Mauritania, Chad, Niger, Unión Europea,

  • De cómo se expolian los recursos naturales del Sáhara Occidental: el derecho al servicio del poder económico

    La Real Academia de la Lengua define poder como «dominio, imperio, facultad y jurisdicción que alguien tiene para mandar o ejecutar algo». También define derecho como «conjunto de principios y normas, expresivos de una idea de justicia y de orden, que regulan las relaciones humanas en toda sociedad y cuya observancia puede ser impuesta de manera coactiva», otras acepciones añadidas serían «legítimo, fundado, cierto, razonable, justo». Por último, en lo que nos interesa para esta reflexión, en su tercera acepción define economía como «ciencia que estudia los métodos más eficaces para satisfacer las necesidades humanas materiales, mediante el empleo de bienes escasos». Pues bien, juzguen ustedes mismos las conexiones, puentes y coqueteos entre semejante trío en el caso del Sáhara Occidental, que bien deberían ser objeto de estudio académico, y dicho sea de paso, objeto de información de los medios de comunicación de masas.

    Las pocas veces que aparece en los medios de información, el conflicto del Sáhara Occidental es tratado como un conflicto inter partes cuyo efecto principal es que casi 200.000 saharauis lleven 36 años en los campamentos de refugiados y refugiadas en Tindouf, Argelia; lo que a renglón seguido, explica la verdadera noticia informativa, el programa «Vacaciones en Paz» que trae aproximadamente 10.000 niños saharauis a veranear en España con sus familias de acogida.

    Sin embargo, hay dos enfoques claves del conflicto que nunca son visibilizados por los medios de comunicación: la expoliación de recursos naturales en los territorios ocupados, en el Sáhara Occidental, sustentada y garantizada por la ocupación ilegal del ejército marroquí; y la gravísima violación de los derechos humanos a la que es sometida la población saharaui en este territorio. Aunque consideramos que ambas situaciones están profundamente interconectadas y que son las dos caras de la misma moneda, por razones expositivas nos centraremos ahora en la primera de ellas, la expoliación de recursos naturales.

    El Sáhara Occidental, y por tanto la República Arabe Saharaui Democrática, –RASD–, reconocida por casi 100 países a nivel internacional(2) posee inmensas reservas de fosfatos, uno de los más importantes bancos pesqueros del Atlántico, gran cantidad de sal, arena, agua potable, etc. En su territorio se vienen realizando desde los años sesenta prospecciones de petróleo y en la actualidad ya se habla de que pudiera convertirse en el «futuro huerto solar de Africa»(3) . Sin embargo, como veremos a continuación, Marruecos mantiene el control de facto de los centros urbanos y económicos del Sáhara Occidental, negocia y se beneficia directamente de la extracción de estos recursos naturales, a pesar de que el Sáhara Occidental es considerado un territorio no autónomo cuya potencia administradora es España, según Naciones Unidas(4) .

    De acuerdo con la Carta Fundacional y su Resolución 1514 (XV) de 1960 de la Asamblea General, la potencia administradora de un territorio es responsable de asegurar que cualquier beneficio económico obtenido en su colonia debe beneficiar directamente a los habitantes de dicha colonia(5) . En otras palabras, un país no puede explotar los recursos naturales de un territorio no autónomo sin el consentimiento de los pueblos autóctonos y sin volver a invertir los frutos de esta explotación en el propio territorio. Se debe prestar especial atención al artículo 73 de la Carta de las Naciones Unidas, puesto que del mismo se desprende que los intereses de los habitantes de estos territorios tienen prioridad absoluta y la tarea de los poderes administrativos sobre tales territorios se considera como un «deber sagrado».

    En relación a los recursos naturales de carácter mineral cabe destacar que tan sólo la producción del yacimiento de Bou Craa supone una producción anual de 2,4 millones de toneladas, contribuyendo de forma sustancial a engordar los beneficios de Marruecos, concretamente en 1250 millones de euros anuales(6) . Además, Marruecos permite la realización de prospecciones petrolíferas en las tierras saharauis y por ello ha concedido a la empresa norteamericana Kosmos Energy y Island Oil & Gas de Irlanda licencias de explotación en la zona de Smara(7).

    En el mismo plano, la Resolución 1514 (XV) de la Asamblea General relativa a la cuestión de la puesta en práctica de la Declaración sobre la Concesión de Independencia a los Países y Pueblos Coloniales, hace un llamamiento a los poderes administrativos para que «garanticen que todas las actividades económicas en los territorios no autónomos bajo su administración no afecten de modo adverso a los intereses de los pueblos de dichos territorios, sino que se destinen, en su lugar, a ayudarlos en el ejercicio de su derecho a la autodeterminación»(8) . Estas resoluciones también contienen disposiciones diseñadas para la protección de los «derechos inalienables de los pueblos de estos territorios a disponer de sus recursos naturales y al establecimiento y mantenimiento del control sobre el desarrollo futuro de estos recursos, además de tratar de la necesidad de proteger a los pueblos de los territorios sin gobierno autónomo de la explotación y el saqueo por parte de otros intereses económicos extranjeros»(9).

    En definitiva, desde el punto de vista de la legislación internacional, las actividades económicas en un territorio no autónomo por parte de una potencia administradora serían legales si se realizaran en beneficio de las personas de dicho territorio, en su nombre y en consulta con sus representantes. Y el país obligado a garantizar esto es la potencia administradora, España. Por ello, es más que evidente que Marruecos carece de autoridad para dedicarse a la exploración o a la explotación de recursos minerales en Sáhara Occidental en tanto ni es potencia administradora, ni tiene en cuenta los intereses y los deseos del pueblo del Sáhara Occidental. Como indica uno de los principales lemas en las denuncias de los movimientos sociales «Marruecos culpable, España responsable», aludiendo a la innegable responsabilidad jurídica de nuestro estado.

    Sin embargo, la Comisión Europea firmó un Acuerdo de Asociación Pesquero con Marruecos en mayo de 2006 que se aplica, en principio, a las zonas de pesca marroquíes, lo que viene pues a referirse, a las aguas bajo soberanía o jurisdicción del reino de Marruecos. No obstante en dicho acuerdo no se hace distinción alguna en relación a las aguas adyacentes del Sáhara Occidental. La ilegalidad de este Acuerdo de la Unión Europea con Marruecos resulta obvia si nos detenemos en el Protocolo del Acuerdo. Este documento hace referencia en exclusividad a los «recursos de Marruecos», en su artículo 4. En relación a la contribución financiera, el Protocolo afirma en su artículo 6 que «se dejará a la entera discreción de las autoridades marroquíes el uso de esa contribución financiera». Este mismo artículo establece, de manera prescriptiva, en una larga enumeración cómo debe asignarse la contribución y en ella es muy difícil identificar a los saharauis. El protocolo menciona a lo largo de su articulado y en su propio apéndice «la industria pesquera marroquí» «la zona Atlántica marroquí», los «marineros marroquíes» y los «puertos marroquíes». Aunque la clave reside sin duda en el Apéndice 4, en el que se explicita los límites de las zonas pesqueras marroquíes. Concretamente establece para la pesca del atún las coordenadas limitadoras en el sur de «al sur de 29° 00’»10 , lo que incluye, como era de sospechar, las aguas del Sáhara Occidental. De este modo, el acuerdo deja la puerta abierta a la pesca en las aguas territoriales saharauis, puesto que la interpretación de la fórmula en coordenadas entiende todas las aguas hacia el sur, hasta donde comienzan las de Mauritania, aproximadamente a 21° N.

    En relación con la explotación de los recursos pesqueros, según un Informe Marco General elaborado por la embajada de España en Rabat en 2009, el «sector pesquero marroquí» alcanzó un volumen de negocios de más de 706 millones de euros. Las cifras van ascendiendo el volumen total de capturas en 2008 a 1.017.027 toneladas, aumentando un 24% su valor respecto al año 2007, un año posterior a la entrada en vigor del Acuerdo Pesquero con la Unión Europea. Por otro lado, en relación con valor de los desembarques de este segmento registrados en los mercados se contabilizó 432 millones de euros, frente a los 351 millones de euros del año anterior, conllevando entonces un aumento del 23%. Del mismo modo, se confirmó que la pesca costera y artesanal representa más de 94% en volumen total. El puerto del Aaiún registró el año 2007 casi la mitad de los desembarcos de pesca controlados desde Marruecos. Las empresas españolas también tienen sus propios intereses como es el caso de Europacífico, que tiene socios japoneses, chilenos y neerlandeses, y firmó el año 2008 un acuerdo para distribuir 30.000 toneladas de pescado saharaui11 .

    La Carta de las Naciones Unidas es sin duda el eje vertebrador del Derecho Internacional y sus Leyes, y según su artículo 103, la carta tiene básicamente primacía sobre otros acuerdos internacionales en caso de conflicto entre dichos acuerdos y aquélla. Por tanto, jurídicamente hay mecanismos más que suficientes para paralizar la expoliación de recursos. Sin embargo, de nuevo podemos ver la flagrante violación del Derecho Internacional, esta vez a cargo de la UE, una de las principales instituciones que promueve su cumplimiento. No en vano, Marruecos es el país del mundo que más resoluciones de Naciones Unidas vulnera, después de Israel.

    Nos topamos con la «realpolitik»: el capitalismo como sistema de mercado y el neoliberalismo como ideología sostienen a este mundo tal y como lo conocemos. De este modo, nos preguntamos en qué medida estas instituciones supranacionales son utilizadas y/o están al servicio de los intereses determinados por el poder económico. Un poder económico que usa el derecho, el propio acuerdo pesquero, para terminar compartiendo con los poderes políticos un muy rentable sentido de la justicia.

    Nada nuevo, pensarán ustedes, a poco que conozcamos la fundamentación filosófica del neoliberalismo y los mecanismos institucionales a través de los cuales opera. Lo preocupante, desde nuestra percepción como estudiantes, ocurre cuando desde el propio sistema educativo y el pensamiento político, como sucede con los medios de comunicación, «la mano invisible» se hace más invisible y más incuestionable que nunca al desconocer e ignorar precisamente los vínculos y las superposiciones entre lo que estudiamos como diferentes disciplinas auto-referenciadas e independientes, de manera complaciente. ¿Hasta qué punto está la educación también está sustentada y sustentando este pensamiento neoliberal, el pensamiento único? ¿Ocurre una producción en masa de mentes sumisas e incapaces de pensar y conocer alternativas? ¿Por qué los alumnos y alumnas nos sentimos en una cadena de montaje fordista del conocimiento? ¿Por qué el sistema educativo no suele trabajar con los nombres de las empresas beneficiadas por tan sui generis ejercicio del derecho?

    Fuente

    Tags : Sahara Occidental, Marruecos, Frente Polisario, ONU, recursos naturales, unión europea, UE, pesca, fosfatos,

  • UE-Sáhara Occidental: situación jurídica en junio de 2019

    SAHARA OCCIDENTAL Y UNIÓN EUROPEA : ¿CUÁL ES LA SITUACIÓN JURÍDICA EN JUNIO DE 2019?

    El Letrado Gilles DEVERS, abogado del Frente Polisario, tuvo la amabilidad de responder a nuestras preguntas el 25 de junio de 2019. Este eminente jurista, quien durante años ha liderado la batalla jurídica al lado del Frente Polisario contra la UE, es muy optimista sobre la situación. en junio de 2019. La situación para él es clara: Marruecos es una potencia ocupante, el Sáhara Occidental es un territorio distinto de Marruecos. El nuevo Parlamento Europeo que acaba de ser elegido tendrá que tener esto en cuenta urgentemente.

    ¿Marca el año 2019 una nueva etapa?

    Sí, sin duda, porque a raiz de las acciones emprendidas por el Frente POLISARIO y las decisiones del Tribunal de Justicia de la Unión Europea de 2016 y 2018, los líderes europeos tuvieron que constatar que su sistema de apoyo a la colonización marroquí mediante la « aplicación de facto » no tenía ningún valor y, por lo tanto, buscaron mediante dos nuevos acuerdos en 2019: el Acuerdo de Asociación y el Acuerdo de Pesca, dar una regularidad a su política.

    Marruecos reivindica la tierra como parte de su soberanía …

    Sí, pero esta reivindicación en virtud de la legislación nacional marroquí está bloqueada por el derecho internacional. Debe recordarse que ningún Estado en el mundo ha reconocido la soberanía de Marruecos en el territorio del Sahara, ya que desde 1963 este territorio ha sido clasificado por la ONU como un « territorio no autónomo », es decir, territorio que debe ser descolonizado con un pueblo que debe ejercer su derecho a la libre determinación. Dado que Marruecos ya tenía reivindicaciones anexionistas, la Asamblea General de las Naciones Unidas había pedido la opinión de la Corte Internacional de Justicia, que se pronunció en 1975. Y la Corte había confirmado que efectivamente hay un pueblo del Sahara Occidental que debe poder ejercer su derecho de autodeterminación en un referéndum. El resto de la historia es bie sabido: en el contexto de la guerra fría, apoyándose en el apoyo de las potencias occidentales, Hassan II violó abiertamente las actas de la ONU y esta opinión de la Corte. Desde entonces, es lacolonización. Sólo Marruecos dice que se trata que es un asunto marroquí …

    Si bien estos datos son bien conocidos, ¿cómo se posicionaron los dirigentes europeos?

    La opción política fue converger los intereses de Marruecos para sacar provecho de las riquezas del territorio y los de las potencias occidentales, que encuentran ahí un terreno favorable para las inversiones de las grandes empresas, que se benefician de condiciones muy ventajosas desde el momento en que financian la colonización. . Para permitir la actividad económica, hacía falta un atuendo jurídico, y ese fue el invento de la « administración de facto ». Durante estas décadas, la Unión Europea pasaba un acuerdo con Marruecos, y, acto seguido, este acuerdo se aplicaba de facto en el territorio del Sahara Occidental.

    ¿A qué corresponde este régimen de facto en el derecho internacional?

    A nada. Fue un puro invento. La única realidad jurídica es que Marruecos es una potencia militar ocupante, y que, según el derecho internacional secular, la Potencia ocupante no tiene ningún derecho a transformar la estructura del territorio y transferir a su población y explotar los recursos naturales como si fueran suyas. El derecho internacional prohíbe la conquista del territorio por la fuerza armada, porque es la primera causa de las guerras.

    ¿La sentencia de 2016 pone fin a este sistema?

    Sí. La oportunidad fue que el Acuerdo de Asociación de 2000 fue profundizado en 2012 y el Frente POLISARIO pudo reaccionar en los dos meses para atacar este acto ante la juridicción europea. El Tribunal de Justicia de la Unión Europea consideró que no era necesario anular este acto porque bastaba con interpretarlo, pero estableció cuatro principios que son logros definitivos en derecho europeo:

    – Marruecos y el Sáhara Occidental son dos territorios distintos y separados;

    – Marruecos no tiene ninguna soberanía sobre el territorio del Sáhara Occidental;

    – Marruecos es potencia militar ocupante;

    – para cualquier actividad en el territorio, se requiere el consentimiento del pueblo del Sáhara Occidental.

    Esta decisión del 21 de diciembre de 2016 lo dice todo … Inmediatamente después, el Frente POLISARIO se puso en contacto con los responsables europeos para negociar un acuerdo sobre esta base.

    ¿Cuál fue la respuesta?

    No hubo respuesta, sino una voluntad política de pasar por la fuerza. En lugar de aplicar serenamente la decisión de la justicia y explicar a Marruecos que esta decisión de la corte no le dejaba otra alternativa, los líderes europeos han hecho la apuesta por la solución forzada haciendo uso de esta idea simplista: dado que la sentencia de 2016 ponía fin al régimen de aplicación de facto, había que adoptar un mecanismo de extensión explícito.

    Pero, ¿cómo es eso posible?

    ¡Es posible porque tienen el poder y abusan de él despreciando a la ley! Cómo defender esto: firmamos un acuerdo con Marruecos y decidimos aplicarlo a otro territorio que no está bajo la soberanía marroquí. Solo los colonialistas imaginan tales monstruos jurídicos. A nivel jurídico, el Frente POLISARIO niega todo valor a estos nuevos acuerdos de 2019. El TJUE ha puesto fin a la aplicación de facto mediante la aplicación del principio de autodeterminación y el consentimiento del pueblo, y estos principios se oponen también a una extensión explícita. Para fundamentar jurídicamente esta extensión explícita, los responsables europeos tenían que haber encontrado principios superiores a la autodeterminación y al consentimiento del pueblo, lo cual no existe. Por lo tanto, se trata de un callejón sin salida.

    ¿Pudo el Frente Polisario negociar?

    No, y cuidado con las falsas noticias: los dirigentes europeos se negaron a negociar con el Frente POLISARIO. En dos ocasiones, provocaron una simple consulta muy formal, colocando al Frente POLISARIO en el rango de una ONG. ¡Nadie confundirá una consulta con una ONG y las negociaciones con el organismo soberano para un acuerdo internacional! Para encontrar un atuendo, los líderes europeos reemplazaron la noción de « consentimiento del pueblo » por la de « beneficios para las poblaciones », … ¡lo que quiere decir las poblaciones instaladas por Marruecos en el territorio ocupado! Los responsables europeos enviaron delegaciones al territorio ocupado para reunirse con funcionarios de la administración marroquí y visitar las instalaciones creadas por Marruecos para organizar el expolio del territorio. Y concluyeron que era bueno para las « poblaciones ».

    ¿Y para la zona liberada?

    Se negaron a ir allí a pesar de las invitaciones, y optaron por extender el acuerdo entre la UE y Marruecos solo en la zona ocupada, y no en la zona liberada. Es decir, hay una extensión no en el territorio, sino en la parte ocupada del territorio.

    ¿Se trata, por lo tanto, de una gran manipulación?

    Grotesca. Durante estos dos años, los dirigentes recurrieron realmente a lo que sea. Por ejemplo, el caso de la eurodiputada Patricia Lalonde, que dirigía la delegación de investigación parlamentaria, debe ser recordada. Pasó tres días en el territorio ocupado donde fue recibida por responsables marroquíes para felicitarlos por su trabajo como colonizadores. Su práctica fue tan abusiva que las lenguas se desataron y supimos que estaba financiada por el lobby marroquí. Ella tuvo que dimitir el día anterior a la votación del Parlamento Europeo. La parlamentaria que la sucedió, aunque de su mismo grupo político, dijo que se negaba a apoyar este informe y que deseaba la opinión previa de la Corte porque era imperativo respetar la ley. Los parlamentarios la ignoraron, y los responsables obtuvieron el acuerdo que querían.

    ¿Una victoria para Marruecos?

    Una pésima victoria, ya que para validar este procedimiento de extensión, Marruecos tuvo que firmar un texto en el que se dice claramente que Marruecos no es soberano en el territorio, lo cual justifica este proceso de extensión. Honestamente, huele a final de la partida …

    ¿Qué pasará ahora?

    Se presentaron dos recursos contra el Acuerdo de Asociación y contra el Acuerdo de Pesca. Los recursos son presentados por el Frente POLISARIO, que defiende su derecho a litigar por el pueblo del Sáhara Occidental. Esta vez, no se trata de interpretar el acuerdo, sino de solicitar su cancelación porque se decidió aplicarlo en un territorio que no está bajo la soberanía marroquí contra de la voluntad del representante del pueblo saharaui. Es por tanto un debate centrado en el consentimiento y la soberanía. Jurídicamente, es una confrontación directa sobre la cuestión esencial.

    Será decisivo …

    Todo lo que se ha hecho ha contado mucho, y la acción del Frente POLISARIO no se limita al derecho europeo. Sin lugar a dudas, esta batalla jurídica tiene un significado particular.

    Primero, si el Frente POLISARIO ve un reconocimiento de su personalidad jurídica internacional para litigar en Europa, eso le abrirá las puertas de las cancillerías y le permitirá actúar en todos los procesos en el espacio europeo.

    Luego, si se cancela el proceso explícito de extensión, mientras que la aplicación de facto es imposible, esta vez podrá atacar a las empresas europeas presentes en el territorio que no tendrán más base legal para ejercer. El objetivo es hacer imposible esta economía que financia la colonización, porque sin este dinero europeo, Marruecos no puede sostener.

    ¿Obtendrá apoyo la acción jurídica?

    Estos apoyos están siempre ahí y siempre son indipensables. Es cierto que el procedimiento permite obligar a la parte adversa, es decir, a los responsables europeos, a un debate igualitario ante un juez independiente y en función de las problemáticas jurídicas más avanzadas. Durante dos años, los líderes políticos europeos han burlado la representatividad saharaui y, con el juicio, estarás obligados un debate igualitario. Ya no pueden refugiarse detrás de los grandes discursos y las bonitas palabras: deberán responder a los argumentos del Frente POLISARIO, basados ​​en los fundamentos más sólidos del derecho internacional.

    Pero esta batalla jurídica, por muy importante que sea, no es más que un elemento de la respuesta política global del pueblo saharaui y sus partidarios. El equipo jurídico está disponible para organizar cualquier complementariedad y facilitar la comprensión, pero el liderazgo, en todas las circunstancias, sigue siendo la política.

    Maître Gilles DEVERS

    25 de junio de 2019

    Fuente: Asociación de Amigos de la RASD., Paris

    Etiquetas: Marruecos, Sáhara Occidental, Pesca, UE, Unión Europea, Tribunal de Justicia de la UE,