Étiquette : Union Européenne

  • Réponse du Maroc à une lettre du président du Parlement Panafricain au sujet de l’accord de pêche

    Dans une lettre datée du 1er décembre 2013, le président du Parlement Panafricain, SE Hon Bethel Nnaemeka Amadi, a invité le président du Parlement Européen, M. Martin Schulz, à voter contre un accord de pêche incluyant les eaux d’un Etat membre de l’Union Africaine, le Sahara Occidental.

    En réponse, les arguments tirés par les cheveux avancés par Rabat dépassent largement le ridicule.

    Texte de la lettre envoyé au président du PE:


    Monsieur le Président,
    J’ai appris, avec étonnement, le contenu d’une lettre diffusée sur Internet, qui vous aurait été adressée par le Président du Parlement Pan-Africain, concernant le Protocole de Pêche entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc.

    Au vu de son contenu hautement sujet à caution, je me permets de vous saisir afin de lever les contre-vérités flagrantes véhiculées par cette lettre.

    Permettez-moi, avant tout, d’émettre les plus sérieuses réserves quant à l’exactitude de l’allégation selon laquelle ladite lettre exprimerait la position « des membres du Parlement Pan Africain ». De fait, la majorité des Etats africains maintiennent sur la question du Sahara, une position éclairée, loin de la reconnaissance d’une quelconque entité fictive au Sahara, et ne remettant aucunement en cause les droits légitimes du Royaume du Maroc sur ses provinces sahariennes.

    Contrairement aux allégations politiquement orientées rapportées par l’auteur de cette lettre, aucun rapport du Secrétaire Général des Nations-Unies et aucune résolution du Conseil de Sécurité n’a qualifié le Royaume du Maroc de « puissance occupante ». Mieux encore, l’avis consultatif de la Cour Internationale de Justice de 1975, confirme l’existence de liens juridiques d’allégeance entre la population de la région et le Roi du Maroc. Par conséquent, prétendre autrement est totalement erronée et relève d’une entreprise mensongère visant à travestir des vérités juridiques et historiques incontestables.

    Par ailleurs, je tiens à préciser que l’ONU concentre ses efforts sur la recherche d’une solution politique réaliste et mutuellement acceptable. C’est dans de ce cadre que s’inscrit la proposition marocaine d’autonomie.

    Qualifiée de sérieuse et crédible par le Conseil de Sécurité et largement soutenue par la communauté internationale, cette Initiative continue malheureusement à être combattue par les promoteurs de thèses antinomiques avec les principes et les aspirations de paix et de stabilité que le Royaume du Maroc partage avec l’Union européenne.

    Dans un argumentaire faussé qu’il a cru bon d’habiller d’artifices juridiques, l’auteur a démontré sa méconnaissance profonde des réalités de la région. En s’appuyant sur des faits irréels, il tente d’occulter une vérité établie à savoir que le Royaume du Maroc contribue massivement au développement économique et social de ses provinces sahariennes et que la population de la région prend part aux politiques nationales de gestion des ressources naturelles nationales, par le biais de ses représentants légitimes au Parlement et à travers les instances locales élues.

    Cet état de fait a été de nouveau confirmé à votre Honorable Institution lors du récent déplacement effectué par des opérateurs du secteur de la pêche originaires de cette région.

    D’autre part, vous n’êtes pas sans savoir que l’avis émis par le Service juridique du Parlement européen le 4 novembre dernier – et dont la confidentialité à été violée par une ONG soumise aux agendas des autres parties à ce différend régional, confirme la légalité du Protocole de pêche entre le Royaume du Maroc et l’Union européenne, et rappelle que « rien n’empêche le Maroc d’exploiter les eaux au large des côtes du Sahara […] ». La lettre a passé sous silence, de manière éhontée, cette conclusion fondamentale, en s’accrochant à une lecture partiale de l’ancien avis de 2009. De même, l’auteur de la lettre feint d’ignorer que le Protocole a été dûment approuvé par le Conseil de l’Union européenne, le 15 novembre 2013.

    Ces confirmations de la légalité du Protocole de pêche s’inscrivent dans la continuité de l’Avis émis en 2002 par le Conseiller juridique des Nations Unies, qui avait souligné que les activités d’exploitation des ressources naturelles au Sahara ne violeraient le droit international que si elles étaient entreprises au mépris des intérêts de la population locale. Or, comme le souligne le dernier Avis juridique du PE, « en exploitant les eaux au large des côtes du Sahara […] le Maroc contribue au développement socio-économique de ce territoire ».

    En outre, permettez-moi de m’interroger sur les réelles motivations de l’auteur de cette lettre qui appelle à la cessation de l’exploitation des ressources naturelles pour nuire à la population, ce qui la priverait de son développement économique et social, objectif stratégique que le Royaume du Maroc s’est toujours assigné, comme en témoigne le Nouveau modèle de développement pour les Provinces du Sud, élaboré récemment par le Conseil Economique, Social et Environnemental.

    Je ne saurais terminer sans préciser, Monsieur le Président, que le partenariat entre le Royaume du Maroc et l’Union européenne dans le domaine de la pêche est une composante essentielle à la consolidation des relations privilégiées nous unissant. Le Protocole de pêche qui sera soumis à l’approbation du Parlement Européen, est le résultat d’un compromis tenant dûment compte des recommandations que nos deux institutions parlementaires ont bien voulu donner pour faciliter la conclusion de cet Accord.

    L’adoption de ce Protocole par le Parlement Européen en serait une suite logique et confirmerait le soutien des institutions européennes au processus de réformes structurelles et multidimensionnelles que mon pays poursuit dans un contexte régional en quêtes de repères.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Union Européenne, UE, accord de pêche,

  • Le Maroc assume son statut de colonisateur au Sahara Occidental

    DÉCISION (UE) 2020/462 DU CONSEIL
    du 20 février 2020

    relative à la position à prendre, au nom de l’Union européenne, au sein du comité d’association institué par l’accord euro-méditerranéen établissant une association entre les Communautés européennes et leurs États membres, d’une part, et le Royaume du Maroc, d’autre part, concernant l’échange d’informations en vue d’évaluer l’impact de l’accord sous forme d’échange de lettres modifiant ledit accord

    LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,

    vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 207, paragraphe 3, premier alinéa, et paragraphe 4, premier alinéa, en liaison avec l’article 218, paragraphe 9, vu la proposition de la Commission européenne, considérant ce qui suit:

    (1) L’accord euro-méditerranéen établissant une association entre les Communautés européennes et leurs États membres, d’une part, et le Royaume du Maroc, d’autre part ( 1 ) (ci-après dénommé «accord d’association») a été conclu au nom de l’Union par la décision 2000/204/CE, CECA du Conseil et de la Commission ( 2 ) et est entré en vigueur le 1 er mars 2000.

    (2) Par sa décision (UE) 2019/217 ( 3 ), le Conseil a approuvé la conclusion de l’accord sous forme d’échange de lettres entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc sur la modification des protocoles n o 1 et n o 4 de l’accord d’association ( 4 ) (ci-après dénommé «accord modificatif»), visant à étendre aux produits du Sahara occidental les préférences tarifaires prévues par l’accord d’association.

    (3) Conformément à l’article 81 de l’accord d’association, un comité d’association qui est chargé de la gestion de l’accord d’association a été instauré. En vertu de l’article 83 du même accord d’association, le comité d’association dispose d’un pouvoir de décision pour la gestion de l’accord d’association, ainsi que dans les domaines où le Conseil lui a délégué ses compétences.

    (4) Le comité d’association, au plus tard deux mois après l’entrée en vigueur de l’accord modificatif, doit adopter une décision concernant les modalités de l’évaluation de l’impact de l’accord modificatif, en particulier sur le développement durable, notamment en ce qui concerne les avantages pour les populations concernées et l’exploitation des ressources naturelles du Sahara occidental.

    (5) Il convient d’arrêter la position à prendre, au nom de l’Union, au sein du comité d’association, dès lors que la décision envisagée est contraignante pour l’Union.

    (6) d’assurer un suivi des effets de l’accord modificatif sur les populations concernées et l’exploitation des ressources naturelles des territoires concernés, l’accord modificatif prévoit explicitement un cadre et une procédure appropriés permettant aux parties, sur la base d’échanges d’informations réguliers, d’évaluer les répercussions de celui-ci durant sa mise en œuvre. L’Union et le Royaume du Maroc sont convenus d’échanger mutuellement des informations dans le cadre du comité d’association au moins une fois par an. Il convient donc de déterminer les modalités spécifiques de cet exercice d’évaluation en vue de leur adoption par le comité d’association.

    (7) L’objet de l’échange d’informations correspond à l’objet du rapport du 11 juin 2018 élaboré par les services de la Commission conjointement avec le Service européen d’action extérieure sur les bénéfices pour la population du Sahara occidental, et sur la consultation de cette population, de l’extension de préférences tarifaires aux produits originaires du Sahara occidental.

    (8) En ce qui concerne l’impact sur l’économie du territoire, les informations disponibles jusqu’à présent concernent essentiellement l’agriculture et la pêche mais les préférences concernent tous les produits; les données à échanger pourront donc évoluer en fonction de l’évolution de l’activité au Sahara occidental. Par ailleurs, l’échange d’informations ne porte pas exclusivement sur les aspects économiques (bénéfices au sens strict) mais doit permettre une évaluation plus large, comprenant des aspects tels que le développement durable et l’impact sur l’exploitation des ressources naturelles.

    (9) Le Royaume du Maroc a également accepté de mettre en place séparément un mécanisme de récolte de données statistiques sur les exportations vers l’Union de produits originaires du Sahara occidental, qui seront sur une base mensuelle mises à la disposition de la Commission et des services des douanes des États membres.

    (10) Le Royaume du Maroc pourra demander des informations à l’Union sur la production et le commerce de catégories de produits spécifiques présentant un intérêt pour le Royaume du Maroc, sur la base des systèmes d’information déjà existants,

    A ADOPTÉ LA PRÉSENTE DÉCISION:

    Article premier

    La position à prendre, au nom de l’Union, au sein du comité d’association UE-Royaume du Maroc institué en vertu de l’article 81 de l’accord euro-méditerranéen établissant une association entre les Communautés européennes et leurs États membres, d’une part, et le Royaume du Maroc, d’autre part, est fondée sur le projet de décision dudit comité d’association, joint à la présente décision.

    Article 2

    La présente décision entre en vigueur le jour de son adoption.

    Fait à Bruxelles, le 20 février 2020.

    Par le Conseil

    La présidente

    B. DIVJAK

    (1) JO L 70 du 18.3.2000, p. 2.

    (2)Décision 2000/204/CE, CECA du Conseil et de la Commission du 26 janvier 2000 relative à la conclusion de l’accord euro- méditerranéen établissant une association entre les Communautés européennes et leurs États membres, d’une part, et le Royaume du Maroc, d’autre part (JO L 70 du 18.3.2000, p. 1).

    (3)Décision (UE) 2019/217 du Conseil du 28 janvier 2019 relative à la conclusion de l’accord sous forme d’échange de lettres entre l’Union européenne et le Royaume du Maroc sur la modification des protocoles no 1 et no 4 de l’accord euro-méditerranéen établissant une association entre les Communautés européennes et leurs États membres, d’une part, et le Royaume du Maroc, d’autre part (JO L 34 du 6.2.2019, p. 1). (4)JO L 34 du 6.2.2019, p. 4.

    Source : Journal officiel de l’UE 

    Tags : Maroc, Union Européenne, UE, accord de pêche, Sahara Occidental,

  • La pandémie de coronavirus et le nouveau monde qu’elle a créé

    COVID-19 va remodeler notre monde. Nous ne savons pas encore quand la crise prendra fin. Mais nous pouvons être sûrs que d’ici là, notre monde sera très différent. La différence dépendra des choix que nous faisons aujourd’hui.

    La crise du COVID-19 n’est pas une guerre, mais elle est «guerrière» dans la mesure où elle nécessite la mobilisation et la direction de ressources à des niveaux sans précédent. La solidarité entre les pays et la volonté de faire des sacrifices pour le bien commun sont déterminantes. Ce n’est qu’en se ressaisissant et en coopérant au-delà des frontières que nous pourrons vaincre le virus et en contenir les conséquences – et l’UE a un rôle central à jouer. Telle était la position claire et unie des ministres des affaires étrangères de l’UE lorsque nous avons discuté de la crise le 23 mars par liaison vidéo.

    On dit parfois que les guerres ne sont pas gagnées par la tactique ou même la stratégie, mais par la logistique et les communications. Cela semble également vrai pour COVID-19: celui qui réussit le mieux à organiser la réponse, en s’appuyant rapidement sur les enseignements tirés du monde entier et en communiquant avec succès vers les citoyens et le reste du monde, en ressortira le plus fort.

    Il y a une bataille mondiale de récits en cours dans laquelle le timing est un facteur crucial. En janvier, le cadre dominant était qu’il s’agissait d’une crise locale dans la province du Hubei, aggravée par la dissimulation d’informations cruciales par les responsables du parti chinois. L’Europe envoyait beaucoup de matériel médical pour aider les autorités chinoises qui étaient débordées à l’époque. Depuis lors, la Chine a réduit le nombre de nouvelles infections locales à des chiffres uniques – et elle envoie maintenant du matériel et des médecins en Europe, comme d’autres le font également. La Chine insiste énergiquement sur le fait que, contrairement aux États-Unis, elle est un partenaire responsable et fiable. Dans la bataille des récits, nous avons également vu des tentatives de discréditer l’UE en tant que telle et certains cas où les Européens ont été stigmatisés comme si tous étaient porteurs du virus.

    Le point pour l’Europe est le suivant: nous pouvons être sûrs que les perceptions changeront à nouveau au fur et à mesure que l’épidémie et notre réponse à celle-ci évoluent. Mais nous devons être conscients qu’il existe une composante géopolitique, y compris une lutte pour l’influence par le filage et la «politique de générosité». Armés de faits, nous devons défendre l’Europe contre ses détracteurs.

    Il y a aussi une bataille de récits en Europe. Il est vital que l’UE montre qu’elle est une Union qui protège et que la solidarité n’est pas une expression vide de sens. Après la première vague au cours de laquelle les autorités nationales ont occupé le devant de la scène, l’UE revient désormais sur le devant de la scène avec des actions conjointes sur toutes les pistes dans lesquelles les États membres lui ont donné les moyens d’agir: avec l’approvisionnement conjoint en équipements médicaux vitaux, avec un stimulus économique conjoint et un assouplissement nécessaire des règles fiscales et des aides d’État.

    En outre, le rôle de l’UE contient une grande composante externe. Nous aidons les États membres dans leurs efforts consulaires, en aidant à ramener les Européens bloqués chez eux. Par exemple, la semaine dernière, des efforts conjoints au Maroc ont permis le rapatriement d’environ 30 000 citoyens de l’UE. Cela montre que nous pouvons agir ensemble.

    Il reste encore beaucoup à faire. Dans le monde, environ 100 000 voyageurs européens se sont enregistrés dans les ambassades ou consulats locaux, mais le chiffre réel de ceux qui doivent rentrer chez eux est beaucoup plus élevé.

    Une pandémie mondiale a besoin de solutions mondiales et l’UE doit être au centre de la lutte. Je suis en contact avec des partenaires du monde entier, d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique, pour aider à construire une réponse internationale coordonnée. Dans une crise, l’instinct humain est souvent de se replier sur soi, de fermer les frontières et de se débrouiller seul. Bien que compréhensible, cette position est vouée à l’échec. L’urgence COVID-19 ne peut pas être résolue dans un seul pays, ou en faisant cavalier seul. Cela signifie simplement que nous allons tous lutter plus longtemps, avec des coûts humains et économiques plus élevés.

    Ce à quoi nous devrions plutôt travailler, c’est une intensification radicale de la coopération internationale entre scientifiques, économistes et décideurs. Aux Nations Unies, à l’OMS et au FMI. Au sein du G7 et du G20 et d’autres forums internationaux. Mise en commun des ressources pour travailler sur des traitements et un vaccin. Limiter les dommages économiques en coordonnant les mesures de relance budgétaire et monétaire et en maintenant le commerce des marchandises ouvert. Collaborer à la réouverture des frontières lorsque les scientifiques nous disent que nous le pouvons. Et la lutte contre les campagnes de désinformation en ligne. C’est le moment de la solidarité et de la coopération, pas de blâmer les jeux qui ne guériront pas une seule personne infectée.

    Alors que les besoins sont importants au niveau national, l’UE devrait également être prête à aider d’autres personnes dans des situations fragiles qui risquent d’être dépassées. Pensez simplement aux camps de réfugiés en Syrie et à ce qui se passerait si COVID19 éclatait là-bas pour des gens qui ont déjà tant souffert. À cet égard, l’Afrique est une préoccupation majeure. Avec Ebola, il a peut-être acquis une expérience plus récente de la gestion des pandémies que l’Europe, mais dans l’ensemble, les systèmes de santé sont très faibles et une épidémie complète ferait des ravages. La distanciation sociale et la vie en milieu confiné sont exponentiellement plus difficiles dans les zones urbaines densément peuplées d’Afrique. Des millions en Afrique vivent de l’économie informelle et devront gérer l’épidémie sans aucun filet de sécurité sociale. Avant même que le virus n’atteigne le continent, les Africains, avec d’autres économies émergentes, doivent faire face à un niveau massif de retrait de capitaux.

    Ailleurs, des pays comme le Venezuela ou l’Iran pourraient bien s’effondrer sans notre soutien. Cela signifie que nous devons nous assurer qu’ils ont accès à l’aide du FMI. Et avec l’Iran, nous devons nous assurer que le commerce humanitaire légitime peut se poursuivre malgré les sanctions américaines.

    Nous devons également nous rappeler qu’aucun des autres problèmes sur lesquels nous nous sommes concentrés avant la crise corona n’a disparu. En fait, ils peuvent empirer. COVID-19 pourrait bien aggraver certains des conflits de plus longue durée dans le voisinage. En tant qu’Europe, nous devions déjà naviguer dans un monde de tensions géopolitiques croissantes, en particulier entre les États-Unis et la Chine. Ici aussi, le risque est que COVID-19 aggrave les tendances préexistantes.

    Dans l’ensemble, la tâche de l’UE est de défier les critiques et de démontrer de manière très concrète qu’elle est efficace et responsable en temps de crise. Jean Monnet a écrit dans ses mémoires que « l’Europe se forgera dans les crises et sera la somme des solutions adoptées pour ces crises ». Que ce soit notre philosophie directrice alors que nous luttons contre cette crise et que nous nous préparons pour ce qui va suivre.

    Josep Borrell

    Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité

    Source

    Tags : Union Européenne, Europe, coronavirus, pandémie,

  • Manoeuvres du Maroc pour empêcher la participation de la RASD au Sommet UE-UA

    Note sur le Sommet Afrique-Union Européenne

    (…)

    La délégation marocaine a réussi à imposer que le partenariat Afrique-UE entérine, de manière formelle et explicite, le « format du Caire », qui stipule que ce partenariat doit impliquer l’UE et l’Afrique et en fixe exclusivement la participation aux pays membres de l’ONU. Dans ce sens, la « Feuille de Route 2014-2017 » stipule que « les Sommets, les réunions ministérielles, les réunions conjointes… se poursuivront dans le cadre du format agréé pour le partenarita Afrique-UE lors du Sommet du Caire ».

    Sur ce sujet, il est important de rappeler que ce « format du Caire » n’a jamais existé de manière formelle. Il s’agissait d’un arrangement ad-hoc qui a été trouvé en 2000 pour permettre la tenue du 1er Sommet du Caire et n’avait été formalisé depuis. Aussi, est-il important de relever qu’il s’agissait de la 1ère fois que le format du Caire est explicitement cité. Et cela doit constituer désormais la référence pour « sceller » de manière définitive la pleine participation du Maroc à ce Partenariat.

    Cette assertion, inscrite dans la Feuille de Route et entérinée en tant que telle par les Chefs d’Eat et de Gouvernement, a été stipulée après que la délégation marocain ait déjoué les manœuvres des adversaires ont fait dans la surenchère et sont allés jusqu’à menacer l’UE de faire capoter le Sommet, dans le cas où les chefs d’État et de gouvernement de l’Union Africaine, dont celui de l’entité fantoche, n’était pas invitée.

    (…)

    Source : Maroc Leaks, 21 mars 2020

    Tags : Maroc, Union Africaine, Union Européenne, Sahara Occidental,

  • Quand le Maroc souffle le chaud et le froid

    Le royaume du Maroc souffle le chaud et le froid. Les échecs dans le dossier du Sahara Occidental si convoité par le Makhzen et ses sujets ont conduit à une situation de blocage.

    Depuis plus d’un an, le Maroc et la France sont à nouveau en brouille. Ils tentent difficilement de dissimuler le froid qui caractérise les relations bilatérales entre Paris et Rabat. C’est ce qui explique la réaction des autorités marocaines par rapport aux dernières déclarations du président Macron dans laquelle il leur « demande » de trouver une solution aux ressortissants français coincés au Maroc par la fermeture des frontières contre l’expansion du coronavirus.

    Au niveau de ses alliés arabes, la tension a pris les dessus. Rabat vient de convoquer son ambassadeur et ses consuls aux Emirats Arabes Unis. Avec l’Arabie Saoudite, ce n’est plus le grand amour qui caractérisait les relation incestueuses entre les deux monarchies depuis que Mohammed VI a refusé de boycotter le Qatar. Ce dernier vient d’expédier son son conseiller et son MAE à Riyad en vue de demander une aide financière dans un moment où tous les voyants sont en rouge.

    Avec la Mauritanie, le Maroc multiplie les bourdes et les attaques à travers sa presse locale. L’Algérie refuse de répondre aux demandes marocaines d’ouverture des frontières considérées par les marocains comme une bouffée d’oxygène pour une population qui vit dans une situation dramatique. Ils ont fait de la lancinante question de l’ouverture des frontières terrestres un abcès de fixation sans vouloir régler les questions de fond, comme le demande l’Algérie. Et par question de fond, l’Algérie a spécifié à plusieurs reprises les problèmes de sécurité, de la contrebande et, bien entendu, de l’immigration clandestine et de la drogue.

    Sur le plan diplomatique, les relations du Maroc avec l’Union Européenne tiennent encore grâce au chantage à l’immigration devenue l’arme essentielle du royaume pour défendre son occupation du Sahara Occidental. La décision de la Belgique et de la France de ne plus accueillir d’imams maghrébins puisent ses raisons dans la manipulation par le Maroc de ces imams en vue de commettre des attentats terroristes et réaliser son rêve de devenir un « allié incontournable » des occidentaux dans la lutte antiterroriste.

    Etant donné qu’un malheur n’arrive jamais seul, il ne manquait plus que la pandémie du coronavirus pour boucler la boucle du fait que la situation sanitaire au Maroc n’est pas du tout rassurante.

    Tags : Maroc, Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unies, Union Européenne, UE, Sahara Occidental,

  • L’OTAN, l’Europe, le Maroc, la Turquie… et la frustration

    Pour des raisons de guerre froide qui ont disparu depuis la chute du mur de Berlin, l’OTAN et l’Europe ont serré leurs relations avec deux Etats de la rive sud du Méditerranée : la Turquie et le Maroc. Adulés et choyés par l’Occident, ces deux pays ont bénéficié de relations privilégiés sous le signe de « statut avancé » leur permettant d’écouler leurs produits dans le marché européen.

    La France et la Belgique viennent de décider d’arrêter le flux d’imams provenant du Maroc, de l’Algérie et de la Turquie. Il est très probable que ces deux pays cachent les véritables raisons qui les ont poussés à adopter cette mesure, à savoir la nationalité des terroristes qui ont commis les attentats les plus sanglants connus par le vieux continent.

    Tel un enfant gâté, Tayip Erdogan, s’est mis dans tous ses états parce que l’OTAN refuse de soutenir ses ambitions expansionnistes et sa manipulation de certains mouvement terroristes qui agissent sous l’emblème « d’opposition démocrate », les mêmes qu’il a expédiés à Tripoli pour défendre le GNA. Ses alliés ne s’attendaient pas à ce qu’il ouvre ses frontières aux candidata à l’émigration. La même mesure adopté par le roi du Maroc lorsqu’il est contrarié par l’Espagne ou lorsque l’Union Européenne refuse d’accepter ses conditions pour la signature de l’accord de pêche.

    Erdogan et Mohammed VI ont prouvé leur véritable nature : des caïds d’un gang de mafieux sans foi ni loi qui ne mérite qu’une belle correction.

    L’Europe a bien mérité ce qui lui arrive. Elle récolte le fruit de ses relations incestueuses avec des régimes despotiques et violents qui peinent à distinguer entre diplomatie et vitesse de lumière.

    Tags : Maroc, Turquie, OTAN, Europe, Union Européenne, UE,

  • L’Europe fait la cuisine. La Turquie et le Maroc s’occupent de la vaisselle…

    La Turquie à l’est et le Maroc à l’Ouest, les deux pièces maîtresses, les deux bouts supplétifs d’une géographie indigne.

    Et au milieu de cet océan larbins, le naufrage d’une idée de civilisation.

    Avec une Libye éclatée où rôdent les fauves…

    Loin de traiter des causes, on traficote et on tergiverse. La Turquie, humiliée, plantée là au seuil de l’Union qui ne veut pas d’elle, continue à naviguer à vue, jouant au chat et à la souris avec l’UE et Washington, de ses liens avec la Russie (S-400 et gazoduc, tout en tenant au F35 et à l’OTAN) et avec le Qatar, menaçant de se tourner vers l’Asie centrale où elle retrouve ses racines, d’investir les gisements de gaz offshore de Chypre, d’envahir la Syrie et zigouiller les Kurdes que l’Amérique utilise pour ses basses besognes, comme en Irak et ailleurs où ces cocos qui rêvent de faire -comme d’autres, les bricoleurs ne manquent pas- une nation d’une culture imaginaire et, comme d’habitude, vont être abandonnés à leur sort après qu’ils aient servi…

    Le Maroc qui mendie vainement un strapontin à une Union dont plus personne ne veut, fait chanter ses interlocuteurs, en premier lieu l’Espagne et négocie en coulisse un marché honteux : « je m’occupe de vos Africains et vous vous occupez de mes intérêts, sinon j’ouvre les vannes… » Bien entendu quand on parle d’intérêt, il ne s’agit pas de l’intérêt des Marocains et de la nation marocaine, mais des parasites armés qui exploitent cette monarchie de requins.

    Quelle géopolitique triste et déprimante!

    D’un côté des cyniques donneurs de leçons, de l’autre, des lombrics qui troquent leur dignité contre un soutien illusoire.

    N’ont-ils pas vu ce qui est arrivés aux Chrétiens d’Orient qui ont oublié qu’ils sont de culture arabe ? Des émigrés de plus reçus comme des pouilleux (sauf évidemment ceux qui se sont barrés avec la caisse). Car on se fiche complètement de la religion des parvenus, chrétiens, animistes ou shintoïstes kif-kif-bouricot, tant qu’ils sont solvables…

    L’Occident la plus blanc, comme dirait l’autre, l’honneur de la Confédération, le seul Suisse avec lequel je lèverai un verre.

    N’ont-ils pas vu le sort réservé aux Arméniens qui crèvent la dalle entre Nagorno-Karabagh, Azerbaïdjan et Iran, oubliés par leurs « grands frères ». Seul Aznavour -ambassadeur itinérant de luxe- en a tiré gloire et notoriété. Quels ploucs !

    Si on veut être libres, commençons non par nous battre contre nos ennemis, mais d’abord par nettoyer nos rangs. Et si des accidents se produisent que voulez-vous, l’histoire ne repasse pas les plats.

    « L’histoire me sera indulgente, car j’ai l’intention de l’écrire » disait cette crapule de Churchill qui aurait mérité non un Noble de littérature, mais un siège d’accusé dans un tribunal pour crimes contre l’humanité.

    Djeha,V. 06 septembre 2019

    Bel Abbès Info

    Tags : Maroc, Turquie, Union Européenne, Europe, migration,

  • « La Turquie n’empêchera plus les migrations vers l’Europe »

    Les ambassadeurs de l’Otan vont se réunir à la demande d’Ankara, suite à la mort d’une trentaine de soldats turcs tués par des frappes syriennes. La Turquie menace de ne plus retenir le flux de migrants syriens vers l’Ouest.

    34 militaires turcs sont décédés sous des frappes aériennes des forces gouvernementales syriennes jeudi, dans la province d’Idlib. Ankara a rapidement riposté en bombardant des positions de Damas, faisant craindre une escalade et un nouveau désastre humanitaire.

    L’offensive des forces syriennes, avec l’appui de l’aviation russe, pour reprendre la province d’Idlib aux rebelles soutenus par la Turquie a déjà fait près d’un million de déplacés depuis décembre dernier, dont beaucoup cherchent à passer en Turquie. Il s’agit de la pire crise humanitaire depuis le début du conflit en 2011.

    La Turquie menace

    Le directeur des communications de la Turquie a déclaré que suite à cette attaque, toutes les cibles gouvernementales syriennes « connues » sont désormais sous le feu de l’aviation turque soutenue par des unités au sol.

    Tous les réfugiés, dont les Syriens, sont désormais invités à pénétrer dans l’Union européenne. (Haut responsable turc sous couvert d’anonymat)

    Un haut représentant turc a aussi affirmé qu’Ankara allait cesser d’empêcher les réfugiés syriens de rejoindre l’Europe; police, gardes-côtes et personnel de sécurité aux frontières auraient reçu l’ordre de se retirer des passages terrestres et maritimes utilisés par les migrants. Ce qui reviendrait à rompre l’engagement pris en 2016 en vertu duquel l’Union a fourni plusieurs milliards d’euros d’aide à la Turquie pour que celle-ci endigue l’afflux de migrants vers l’Europe. Cela changera-t-il l’attitude des puissances occidentales face au conflit?

    Source: lecho.be, 28 fév 2020

    Tags : Turquie, migration, Europe, Union Européenne, Syriem Idleb,

  • Pourquoi cette déclaration de l’UE continue à disparaître ?

    Une clarification de la Commission Européenne sur l’étiquetage des produits du Sahara Occidental a été publiée, puis supprimée, puis publiée à nouveau et a été supprimée à nouveau des sites Internet de l’UE.

    Mis à jour le: 24.02 – 2020 16:41Imprimez cette page
    « Nous invitons la Commission européenne à publier sa déclaration pour la troisième fois », a déclaré Sara Eyckmans de WSRW.

    Le 5 février 2020, la Commission européenne a annoncé que les produits du Sahara Occidental devraient être étiquetés en conséquence. Mais environ 24 heures plus tard, toutes les traces de cette déclaration ont été supprimées des sites Internet de l’UE.

    Le 19 février, la déclaration de la Commission a été publiée à nouveau, sans aucun changement. Le texte était identique à celui du 5 février (traduction non officielle) :

    « Tous les produits importés, y compris ceux originaires du Sahara Occidental, doivent se conformer à la législation pertinente, y compris l’obligation de fournir des informations exactes et non trompeuses sur le pays d’origine ou la provenance de ces produits, qui dans ce cas doit donc être « Sahara Occidental ».

    Le 21 février, dans cette suite d’événements des plus étranges, cette déclaration a de nouveau disparu du site Internet du Parlement européen.

    « C’est indéchiffrable. La raison pourrait être le fait d’un web-technicien impatient de partir en week-end, jusqu’à la pression de Rabat qui ne sera certainement pas satisfait de cette reconnaissance claire que le Sahara Occidental n’est pas le Maroc. Dans les deux cas, nous attendons avec impatience des éclaircissements de la Commission, à la fois sur cette tournure des événements et sur la question de l’étiquetage », conclut Eyckmans.

    Source : WSRW, 24 fév 2020

    Tags : Sahara Occidental, Union Européenne, Comisión Européenne,  ressources naturelles, Maroc, étiquetage,

  • Déclaration de presse de Mr Oubbi Bouchraya, membre du Secrétariat National du F.Polisario chargé de l’Europe et l’Union Européenne

    Dans sa réponse à une question parlementaire et au nom de la Commission Européenne datée ce 18 fév 2020, Mr. Josep Borrell, chef de file de la diplomatie européenne et vice-président de la Commission, persiste et signe dans ses efforts d’offrir au Maroc ce qui n¡’appartient qu’à Dieu et à César ! Tout en rappelant le soutien de l’UE aux efforts de l’ONU pour régler la question du Sahara Occidental. Le chef de la diplomatie européenne termine sa réponse par un nouveau dérapage en affirmant que « l’accès et les conditions d’entrée dans un territoire non autonome tel que le Sahara Occidental sont déterminées par les autorités administrantes du territoire ». Ce paragraphe contient deux affirmations erronées, contraires au droit international et européen et trahit les obligations de l’UE en matière des droits de l’homme.

    1. Ancien ministre espagnol, Monsieur Borrell connaît pourtant le sujet et le droit tant international qu’européen. C’est l’Espagne, selon l’ONU, qui demeure toujours la puissance administrante du Sahara Occidental avec une responsabilité particulière quant à la décolonisation du territoire et l’autodétermination de son peuple. Le Maroc n’a autre statut qu’une puissance militaire occupante du territoire longtemps affirmé par l’G de l’ONU et réaffirmé récemment par les arrêts de la CJUE en 2016 et 2018. Le Maroc ne peut même pas prétendre au statut d’une puissance administrante de facto, prétention contredite par l’avocat de la Cour de Justice européenne en janvier 2018, rappelant qu’une telle notion n’existe pas dans le droit international. Le Maroc occupe le Sahara Occidental et son statut est celui d’une puissance d’occupation, devant respecter la Ivème Convention de Genève.

    2. Avec ces déclarations, Mr Borrell encourage de fit l’expulsion des citoyens, élus et journalistes, dont de nombreux Européens et Espagnols, chassés régulièrement du Sahara Occidental par les autorités marocaines au nom de possibles contacts avec des Sahraouis qui osent exprimer publiquement leur volonté de s’autodéterminer. Droit reconnu par l’ONU depuis plus de 60 ans et toujours interdit d’expression publique sous occupation marocaine.

    3. Mr. Borrell contredit les décisions prises par l’Union Européenne avec les « accords d’extension », c’est justement parce que le Maroc n’a aucune statut, et surtout pas celui de puissance administrante, lui permettant d’exploiter les ressources du territoire du Sahara Occidental.

    La volonté partout affirmée d’œuvrer en faveur de la paix et suivant les règles du droit international, devrait plutôt inviter son Haut Représentant à modérer ses choquantes amitiés marocaines et l’engager à formuler pour l’UE une position équilibrée qui lui donne les moyens de peser pour le règlement politique du conflit du Sahara Occidental aux résolutions de l’ONU et en suivant l’esprit des différentes arrêts et recommandations de la CJUE en ce domaine.

    Bruxelles, le 20 février 2020

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Josep Borrell, Union Européenne, territoire non autonome, puissance administrante, 

    Prévisualiser(ouvre un nouvel onglet)