Étiquette : Union Européenne

  • Parlement européen: Lancement d’un nouvel Intergroupe « Paix pour le peuple sahraoui »

    Dans le nouveau remaniement effectué par le président Brahim Ghali, l’ancien représentant du Front Polisario à Paris, Oubbi Bouchraya, a été muté à Bruxelles, secondé par Mih Omar qui exerçait en Italie.

    La première mission du nouveau représentant sahraoui auprès des institutions européennes a été l’installation du nouveau intergroupe parlementaire « Paix pour le peuple sahraoui » que le diplomate sahraoui a qualifié de « événement important » dans la marche du peuple sahraoui vers l’accomplissement de ses objectifs, à savoir la réalisation de son droit à l’autodétermination et à l’indépendance.

    A cette occasion, Bouchraya a souligné que cet intergroupe est tenu de responsabiliser l’Europe de ses actes concernant le territoire et la population du Sahara Occidental et de suivre le rythme de sa juste lutte dans le contexte du soutien à l’action diplomatique menée par le Front Polisario, le gouvernement sahraoui et le peuple sahraoui en général ».

    Dans une déclaration faite peu après la constitution de cet Intergroupe, qui est présidé par par le député du Parti social-démocrate allemand, Joachim Schuster, Oubbi Boucharay a chargé contre l’Union Européenne que, selon lui, est devenue « une partie du problème au lieu de contribuer aux efforts déployés pour parvenir à une solution finale conforme à la légitimité et au droit internationaux tel que stipulé dans les résolutions pertinentes des Nations unies et du Conseil de sécurité ».

    L’ancien ambassadeur de la République Arabe Sahraouie Démocratique à Abuja a rappelé que malgré le refus du Conseil de Sécurité de faire pression sur le Maroc en vue de l’amener à organiser le référendum d’autodétermination a préconisé par les Nations Unies et le « rôle négatif de certaines parties », une allusion à la France, l’année 2021 s’annonce prometteuse du fait qu’elle verra la nomination d’un nouvel envoyé onusien pour le Sahara Occidental ainsi que les décisions de jusutice de la Cour européenne de Justice.

    L’intergroupe européen « Paix pour le peuple sahraoui » a été annoncé officiellement jeudi à Strasbourg, un bloc de plus d’une centaine de députés de divers partis politiques de tous les pays de l’Union européenne  (UE) dans le but de soutenir le peuple sahraoui dans sa lutte légitime pour la liberté et l’indépendance.

    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Front Polisario, Intergroupe Paix pour le peuple sahraoui, Union Européenne, Parlement européen, PE, UE,

  • Algérie-UE: La zone de libre-échange attendra

    par M. Aziza

      L’ambassadeur de l’Union européenne (UE) à Alger, John O’Rourke, a laissé entendre que la création de la zone de libre-échange entre l’UE et l’Algérie à travers un démantèlement total des tarifs douaniers, qui devait initialement avoir lieu à l’horizon 2017 et qui a été repoussée jusqu’à septembre 2020, risque d’être reportée encore fois.

    En réponse aux questions des journalistes, en marge d’une rencontre avec la presse algérienne, organisée par la Délégation de l’Union européenne en Algérie, l’ambassadeur M. John O’Rourke, a affirmé que «sauf dans le cas où une décision serait prise, je crois que la zone de libre-échange telle que prévue, ne sera pas mise en place pour ce mois de septembre». Et de préciser qu’«en ce moment, il n’y aucun plan pour la mettre en œuvre, elle ne sera pas en place d’ailleurs en septembre, puisque en ce moment, l’Algérie applique des droits de douanes qui sont toujours en vigueur, il n’y a, à ma connaissance, aucune nouveauté dans ce sens dans la Loi finances 2020, vis-à-vis de ce dossier».

    Mais, dit-il, «nous sommes toujours demandeurs de consultations dans ce sens avec les autorités algériennes». «L’UE est très attentive à ce que décidera le gouvernement algérien quant à l’application effective de l’Accord d’association avec l’Union européenne à l’échéance 2020».

    Interrogé, encore une fois, sur le déséquilibre des échanges commerciaux entre l’Algérie et l’UE, l’ambassadeur de l’UE a reconnu qu’effectivement l’Accord d’association a prévu des échanges commerciaux qui devaient être accompagnés par des investissements étrangers, ce qui n’était pas le cas. Et de souligner : «il est vrai que les investissements n’étaient pas à la hauteur des attentes de l’Accord d’association». Mais, dit-il, il y a aussi le problème du climat des affaires qui est non seulement posé par les entreprises étrangères mais aussi par les entreprises nationales. «Nous sommes toujours prêts à discuter, ceci dit, l’essentiel relève de la législation et la réglementation algérienne». L’ambassadeur ferme la parenthèse en affirmant que «pour le moment ni l’UE, ni la partie algérienne n’ont demandé à modifier l’Accord d’association puisque cet accord a déjà offert beaucoup de possibilités». Il suffit, estime-t-il, de tirer profit dudit accord. Il a précisé que l’UE en Algérie, compte des centaines d’exemples d’échanges, de partages de savoir et de valeurs entres hommes et femmes, des deux rives de la Méditerranée. Entre associations, institutions, acteurs de la société civile, artistes, artisans et étudiants. Sur la question de la possibilité de récupérer des fonds d’argent transférés illicitement à l’étranger, notamment dans des pays européens, l’ambassadeur de l’UE en Algérie a affirmé que le processus de restitution de ces fonds mal acquis «est très complexe» en citant le cas de la Tunisie après 2011.

    Le ministre-conseiller, chef de la section politique, information et presse à la Délégation de l’Union européenne en Algérie, Stéphane Mechati a affirmé que dans le domaine de la délinquance financière, le crime de blanchiment, financement du terrorisme, fraude fiscale, il y a un sous-comité à l’Union européenne qui s’occupe de cette tâche, dans le cadre la coopération judiciaire. Cette coopération précise-t-il est «basée sur l’assistance technique que nous sommes disposés à transmettre à travers des programmes aux autorités judiciaires de ce pays et d’autres».

    Il explique que dans le domaine de rapatriement des fonds transférés illicitement, il faut un haut degré d’expertise et de formation, c’est pourquoi l’Union Européenne propose des formations à travers ses programmes régionaux pour que le système d’investigation policière et du système judiciaire soient performants. M. Mechati a affirmé, par ailleurs, que l’UE a délivré 384.000 visas aux Algériens. Il s’est dit optimiste pour le renforcement de la coopération entre les deux pays, pour le l’année 2020, en précisant que «nous sommes très attentifs à écouter ce que souhaite l’Algérie pour booster le niveau de partenariat entre l’UE et l’Algérie».

    Par ailleurs, John O’Rourke a mis en exergue le rôle de l’Algérie dans le règlement de la situation en Libye, soulignant notamment «l’habilité et la détermination avec laquelle agit Alger diplomatiquement, en vue de trouver une issue à la crise» dans ce pays. «Nous voyons l’habilité et la détermination avec laquelle agit l’Algérie, diplomatiquement, pour trouver une issue à la crise en Libye et éviter une escalade», a déclaré M. O’Rouke. Abordant, à la même occasion, la position de l’UE par rapport à la situation en Libye, M. O’Rourke a indiqué que «l’UE se rallie derrière la position des Nations-Unies», qui œuvrent pour une solution pacifique et diplomatique. Interrogé, par ailleurs, sur la position de l’UE en ce qui concerne le conflit au Sahara Occidental, l’ambassadeur O’Rourke a souligné que l’UE soutient le processus onusien et les résolutions des Nations unies. «La position de l’Union européenne est tout à fait claire à ce sujet», a-t-il ajouté dans le même contexte.

    Le Quotidien d’Oran, 14 fév 2020

    Tags : Algérie, Union Européenne, UE, libre échange, zone de libre échange, commerce,

  • Sahara occidental :L’UE oblige le Maroc d’indiquer l’origine des produits

    La Commission européenne a affirmé que tous les produits importés vers l’Union européenne, y compris ceux originaires du Sahara occidental, occupé par le Maroc, doivent respecter la législation pertinente, y compris l’obligation de fournir des informations exactes, et non trompeuses, sur le pays d’origine ou de provenance de ces produits.
    En réponse à la question de l’eurodéputée, Heidi Hautala, du groupe des Verts/Allaince libre européenne, l’agence sahraouie SPS a indiqué jeudi dernier que Janusz Wojciechowski, au nom de la Commission européenne, a souligné que le Maroc est dans l’obligation d’indiquer «l’origine des produits», originaires du Sahara occidental exportés vers l’UE. «Règlement d’exécution (UE) n 543/2011 de la Commission, qui définit les modalités d’application du règlement (CE) n1234/2007 du Conseil en ce qui concerne les secteurs des fruits et légumes et des fruits et les légumes transformés, établissent les critères qui doivent être remplis pour commercialiser ces produits», a déclaré Janusz, soulignant que «tous les produits importés, y compris ceux originaires du Sahara occidental, doivent respecter la législation pertinente, y compris l’obligation de fournir des informations exactes, et non trompeur, sur le pays d’origine ou de provenance de ces produits, qui dans ce cas doit être Sahara occidental».
    La Cour de justice de l’UE a affirmé, à trois reprises, que le Sahara occidental est un territoire séparé et distinct qui ne peut être inclus dans les accords UE-Maroc, sauf si le peuple du Sahara occidental donne explicitement son consentement. «La Commission a indiqué que le Maroc est l’un des pays dans lesquels la Commission a approuvé les contrôles de conformité. Les autorités marocaines sont chargées d’effectuer les contrôles conformément aux normes de commercialisation des fruits et légumes frais sous leur surveillance et de celles des autorités et sont responsables des contacts avec l’Union Européenne», a indiqué le responsable européen.
    Depuis plus de 40 ans, le Maroc pille des ressources naturelles du territoire sahraoui occupé et sans le consentement du peuple sahraoui. Pendant des décennies, l’UE a non seulement ignoré le conflit, mais l’a également alimenté par des accords qui ne profitent qu’au Maroc, tout en se limitant à prêter attention aux efforts de résolution du conflit entrepris par l’ONU, selon plusieurs organisations.
    Tags : Sahara Occidental, Maroc, Union Européenne, étiquetage, 
  • Comment les consulats instrumentalisent les ressortissants marocains en Europe (document confidentiel)

    Poste consulaire du Royaume du Maroc :

    Plan d’action (201 4-2018):

    A- Introduction :

    1. Le présent plan ambitionne de mettre la lumière sur les grands axes de l’action qui sera menée au niveau d’une circonscription consulaire.

    2. La démarche poursuivie est simple, voire simpliste. Elle part d’une analyse de l’état actuel de fonctionnement du Consulat, de ses réalisations, et s’attelle aux insuffisances à pallier :

    a. Etablir un diagnostic aussi complet que possible,

    b. Mettre à profit les réalisations antérieures,

    c. Etablir une feuille de route qui s’identifie à la stratégie du département en la matière et prend en considération la politique du pays d’accueil.

    3. Conscient du fait que l’action consulaire est un travail de longue haleine, alors la capitalisation des expériences antérieures sera enrichissante à plus d’un titre. A cet égard, tout apport doit s’inscrire, tout simplement, dans une logique de continuité.

    4. Chercher l’efficience en fonction des moyens disponibles, ayant en vue l’usager qui doit rester l’ultime objectif.

    B- Diagnostic :

    1. Prenant note des activités du poste et de ses réalisations,

    2. Le contexte actuel, marqué par des changements dans les politiques d’immigration et par les tendances qui s’annoncent, laisse entendre de nouvelles orientations en matière d’accueil,

    3. L’immigration se trouve au cœur des débats politiques, toutes tendances confondues. Les pays d’immigration par excellence, cherchent aujourd’hui à en limiter la vitesse et réduire l’effectif. Entre des raisons sécuritaires, sociales ou encore économiques, ces pays seraientt entrain de revoir leurs politiques d’immigration.

    4. De génération en génération, la Communauté marocaine à l’étranger s’avère de plus en plus exigeante en matière des services demandés (célérité, commande de la prestation à distance en utilisant les nouvelles technologies, accessibilité,…),

    5. La perception de la notion de la prestation chez le marocain à l’étranger est, généralement, calquée sur celle qui s’opère autour de lui, fournie par certains services du pays d’accueil.

    C- Objectifs et orientations :

    1. Assimiler la nature des besoins de la communauté dans le nouveau contexte qui serait entrain de se dessiner dans les pays d’accueil :

    a. Dresser un bilan de l’immigration marocaine dans la circonscription,

    b. Se mettre à l’écoute de toutes ses composantes,

    c. Se mobiliser aux côtés de toutes les sensibilités pour s’enquérir de leurs aspirations,

    d. Anticiper sur les défis à court, moyen et long terme.

    2. S’intéresser à la communauté des étudiants, étant un grand potentiel à gérer en faveur des stratégies de développement de notre pays.

    3. Sur le plan économique :

    a. Identifier les secteurs clés,

    b. Sensibiliser sur les atouts du Maroc et en informer sur ses plans et stratégies,

    c. Présenter les différents avantages de l’économie marocaine,

    d. Mettre en relations les acteurs économiques de part et d’autres,

    e. S’activer en multipliant les contacts avec les différents opérateurs,

    f. Informer, via le Net, sur Maroc en chiffre,

    g. User de toutes les plates-formes (Université, Grandes Ecoles, Chambre de Commerce), qui seraient susceptibles de mettre la lumière sur les avancées du Maroc,

    h. Mettre au premier plan le tourisme, en facilitant l’accès à des informations sur le secteur et faire du site web, un espace d’échange au sujet du tourisme au Maroc.

    i. Encourager les RME à investir au Maroc : ils sont une source d’enrichissement et un facteur de développement inestimables, à tout égard, pour notre pays.

    4. Sur le plan social et culturel :

    a. Ranimer le rôle des associations et leur rôle dans l’encadrement des membres de la Communauté marocaine,

    b. Accorder une place importante à l’enseignement de la langue l’arabe,

    c. Porter un intérêt à la situation des enseignants et des prédicateurs, en concertation avec les départements concernés,

    d. S’intéresser aux problèmes de la communauté dans son pays d’origine,

    e. Réagir en concertation avec les Départements concernés pour mieux présenter le Maroc dans cette région,

    f. Réserver une place privilégiée à la femme et à la jeunesse dans toutes les actions.

    5. Sur le plan politique :

    a. Servir les intérêts de notre pays, et sa cause principale,

    b. Se mettre au diapason de l’évolution politique du pays d’accueil,

    c. Etablir des analyses régulières sur la situation politique,

    d. Emettre des points de vue à même d’aider à la prise de décision,

    e. Concerter avec les autorités locales sur des questions d’intérêt commun,

    f. Harmoniser des actions, s’il y a lieu, avec les autres postes (action à l’horizontale).

    g. S’approcher et établir des relations avec les élus,

    h. Etablir un annuaire des compétences marocaines dans la région.

    i. En ce qui concerne la société civile, la protection des droits des étrangers est généralement l’œuvre de des organisations non gouvernementales. Celles-ci sont pour la plupart des structures puissantes et très influentes dans le milieu politique. Les associations marocaines qui entretiennent des rapports avec ces organisations peuvent contribuer efficacement à la protection de nos ressortissants, notamment contre tout traitement discriminatoire ou expulsion arbitraire du pays de résidence.

    6. Sur le plan cultuel : les RME constituent un vecteur pour la propagation et le rayonnement de la culture de notre pays. Comme ils peuvent être les ambassadeurs d’un Islam de juste milieu ouvert, tolérant et respectueux des autres religions

    a. Veiller à des relations d’écoute et d’échange avec les Imams et les représentants des lieux de culte ;

    b. Œuvrer pour l’image d’un Islam modéré;

    7. Le mode organisationnel est important à plus d’un égard :

    a. Repartir l’organigramme en fonction des besoins et des prestations fournies,

    b. Identifier chaque prestation, sa nature et les usagers cibles,

    c. Quantifier la demande des prestations et anticiper les moyens,

    d. Mettre en place un système d’information capable de répondre à toutes les tâches,

    e. Optimiser les procédures et l’utilisation des moyens ;

    f. Responsabiliser le personnel et le motiver ;

    g. Informatiser les archives ;

    h. Proposer les aménagements techniques nécessaires pour améliorer le système informatique.

    i. Penser à l’ergonomie à l’enceinte du Poste,

    8. la dématérialisation de la tâche consulaire:

    a. Prendre en charge les membres de la communauté qui préfèrent faire appelle à des prestations via le net,

    b. Développer un système de prestation à distance, et assurer son entretien,

    c. Suivre de près toutes les innovations dans le monde des nouvelles technologies qui profitent à la prestation consulaire, et s’enquérir de l’expérience d’autres pays,

    d. Doter le site web de toutes informations actualisées sur l’action consulaire,
    e. Gérer le flux des usagers par le moyen de rendez-vous,
    f. Instaurer des bornes interactives au niveau du consulat ;
    g. Utiliser les nouvelles technologies pour communiquer avec les membres de communauté marocaine.

    9. Le maintien d’une coopération étroite avec les autorités locales. Il s’agit de relations à entretenir et à faire évoluer :

    a. Créer les conditions propices pour des relations régulières et à long terme avec les différentes composantes de l’autorité locale,

    b. Garder un lien équilibré avec la société civile et autres formes de pouvoir sur place,

    c. Etre attentif aux développements de la scène politique locale, et sur les questions liées à la problématique migratoire.
    d. Chercher à élargir le cercle des amis du Maroc.

    Dans toutes les actions, une importance particulière sera accordée à la femme et aux jeunes.

    D- Moyens :

    1. Améliorer l’état de la Chancellerie afin de répondre aux besoins de la Communauté Marocaine et la doter des moyens adéquats pour servir ses usagers,

    2. L’exploitation de tous les moyens disponibles à l’effet de répondre aux attentes d’une communauté qui affiche de plus en plus ses préférences à l’usage des nouvelles technologies et aspire à des services comparables à ceux du pays d’accueil.

    3. Deux chantiers seraient visés : Les ressources humaines et le développement d’une nouvelle politique de communication :

    a. Développement d’un site web qui répond aux besoins des usagers,

    b. User des nouvelles technologies pour répondre aux besoins spécifiques de la Communauté,

    c. Formation continue au profit des agents à l’outil informatique et aux systèmes d’information.

    4. S’intéresser aux Associations et lieux de culte:

    a. Etablir avec elles un pont de communication permanent,

    b. Se consulter régulièrement pour échanger des points de vue,

    c. Etre à leur écoute et proposition,

    d. Renforcer leur action,

    g. Débattre des moyens et des objectifs qui leur sont assignées,
    h. Sen sibiliser les différents acteurs sur les orientations de la politique de notre pays en matière d’émigration,

    i. Se concerter sur différents sujets d’intérêt national.

    5. Les orientations du département et autres instances en charge de la Communauté marocaine à l’Etranger :

    a. Assimiler les directives des départements concernés,

    b. S’inscrire dans les objectifs de la politique du département,

    c. Agir selon les moyens disponibles avec efficience et rigueur,

    d. Coordonner toute action avec les départements qui serait intéressés ou concernés par le citoyen marocain à l’étranger,

    e. Défendre au mieux les intérêts de la Communauté marocaine.

    6. Les enseignants relevant de la Fondation Hassan II.

    Une bonne gouvernance devrait permettre d’optimiser l’utilisation des moyens disponibles et permettre d’atteindre les objectifs visés dans les meilleures conditions.

    E. Suivi et évaluation :

    1. Les objectifs fixés nécessitent un suivi permanent et une évaluation à intervalles réguliers :

    a. Fixer pour chaque trimestre les objectifs à atteindre;

    b. Fixer des indicateurs de suivi et d’évaluation ;

    c. Evaluer les risques ;

    d. Exiger de tous les Services des rapports trimestriels sur leurs activités,

    e. Prendre note des difficultés et des solutions proposées,

    f. Entamer des démarches participatives,

    g. Rendre compte au département des avancées réalisées ;

    F. Conclusion :

    a. L’action consulaire évolue dans le temps. Elle s’inscrit de plus en plus dans les changements que connaît le monde d’aujourd’hui et subit de ce fait, elle aussi, les effets de la révolution numérique.

    b. Toutes les prestations passent aujourd’hui par des systèmes d’information, qui appellent aussi bien des ressources humaines qualifiées dans ce domaine, que des usagers en mesure d’assimiler le changement qui s’opère autour d’eux.

    c. Le Maroc s’est engagé sur la voie d’un programme numérique ambitieux. L’e-gouvernement (Maroc numeric 2013), lancé dans ce cadre, est un chantier qui appelle à la mobilisation et au redoublement d’efforts pour le mettre sur les rails.

    e. S’il est vrai que les systèmes d’informations allègent et facilitent l’action consulaire dans ses actes administratifs, le contact humain demeure toutefois primordial.

    f. Le domaine consulaire ne répond pas seulement à un besoin en prestation d’un citoyen établi à l’étranger. Il contribue, dans le cas d’un pays comme le notre et dont l’économie dépend en partie des transferts de sa communauté à l’étranger, à cerner la problématique de l’émigration/immigration dans son ensemble. Il participe, au final, à édifier des politiques adéquates à cet égard.

    Tags : Maroc, Europe, Union Européenne, Consulats, RME, communauté marocaine,

  • Maroc : la croisière coule et le peuple s’amuse

    Qu’il soit à tort ou à raison, le Makhzen peut compter sur le soutien de la population marocaine dans son « tcharmil » contre les pays voisins.

    En effet, pour la population marocaine, les autorités marocaines ont toujours raison lorsqu’il s’agit du conflit du Sahara Occidental ou de son conflit avec l’Algérie, pays que Rabat n’a pas hésité à attaquer en 1963. La même conclusion est valable pour l’Afrique du Sud qui se trouve à plus de 11.000 km de distance. Ils partagent avec leur régime cette obsession pour ce Grand Maroc qui n’a existé que dans les livres mensongers d’une monarchie sanguinaire dont la seule mission est de servir les intérêts de la France.

    Pour maintenir ce délire populaire, le palais royal entretient la même technique qu’elle utilise pour charmer les touristes à la Place Jamaa El Fna : le « halqa » pour faire danser les citoyens au rythme des poisons de ces couleuvres charmés par un fakir qui finit souvent mordu par ses créatures.

    Pour entretenir le délire de l’occupation du Sahara Occidental, il ne manque pas d’imagination, notamment lorsqu’il s’agit d’une conjoncture aussi difficile que l’actuelle dans laquelle la communauté internationale, y compris la France, premier allié du Maroc dans le contentieux sahraoui, reconnaissent le leadership de l’Algérie dans la région de l’Afrique du Nord. Un fait qui fait des grincements à Rabat où les agitateurs du pouvoir ont dépensé des millions de dollars en lobbying pour vendre un leadership qui n’existe que dans les dépêches de la MAP et dans l’imagination de certains prétendu démocrates toujours prêts à dégainer contre les sahraouis, l’Algérie pendant qu’il garde le silence sur l’occupation de Ceuta et Melilla.

    Une caractéristique commune prédomine dans la pensée de ces pseudo-démocrates marocains qui en France n’hésitent pas à se servir de leurs casques de moto pour défoncer les crânes des citoyens français. Cette caractéristique est leur obsession pour l’ouverture des frontières alors qu’ils savent que cela supposerait une bouffée d’oxygène pour un régime étouffé par la crise sociale et financière. C’est cela aussi l’exception marocaine, des contradictions à gogo. Alors, lorsque tout va mal, il suffit d’organiser une bonne « halqa » pour prétendre que le gouvernement marocain vient de marquer un point dans le conflit sahraoui pour que tous les marocains soient contents et oublient que leur seul ennemi n’est pas l’Algérie ni le Polisario, mais Mohammed VI, Fouad Ali El Himma&Cie.

    Que les marocains le veuillent ou pas, aucune « halqa » ne saurait cacher la vérité sur un fait qui fait l’unanimité au monde entier : le leader de la région est l’Algérie alors que le Maroc veut bâtir sa célébrité sur les débris des attentats commis par ses citoyens partout en Europe. Un narco-Etat terroriste que Paris a imposé aux européens et dont l’alliance n’a rapporté que la montée du danger dans la région du Sahel. Autant en Europe qu’en Afrique, le problème est le même : l’alliance franco-marocaine.

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Algérie, Libye, Sahel, France, Union Européenne, terrorisme,

  • Maroc – Algérie : Rira bien qui rira en dernier

    En dépit de la situation extrêmement dangereuse traversée et qui a duré plus d’un an, l’Algérie a fait une sortie glorieuse et historique qui a été bien accueillie. Une sortie qui prouve que la sagesse, la responsabilité et le devoir patriotique sont les meilleurs guides d’un pays dont la diplomatie extérieure est un exemple pour les relations internationales.

    Au Maroc, le Makhzen a cru bon de s’attacher aux machines de propagande et lobbying pour faire du Maroc un pays au poids incontournable dans la région et faire passer ainsi ses ambitions expansionnistes pour lesquelles il a dépense des centaines de millions de dollars en lobbying.

    La communauté internationale a ses défauts, mais elle n’est pas dupe et sais distinguer entre les pays qui ont une politique sincère de paix et de sécurité et les pays dont les prestations mondiales sont liées à des agendas déterminées. L’ONU et l’UE ont fini par comprendre qu’ils ne peuvent pas compter sur le Maroc dans sa stratégie de lutte contre les fléaux de la migration clandestine, le terrorisme et le trafic de stupéfiants. Ils sont conscients que Rabat conditionne toute sa vie politique et diplomatique aux résultats de la bataille pour les ressources naturelles du Sahara Occidental et dans ce domaine, les autorités marocaines ont fini par prendre une sacrée raclée suite aux deux fois que la justice européenne s’est prononcé sur le sujet.

    Les médias marocains et leurs relais internationaux ont fait du Maroc un leader virtuel, mais entre les virtualité et la réalité il y a un mur qui ne peut-être franchi par un pays dont les dépenses se perdent dans les fins fonds du désert du Sahara et dont le seul pari est, depuis près de 30 ans, le statu quo en attendant des jours meilleurs dans le plus vieux conflit du continent africain.

    Mais, comme dit le proverbe, rira bien qui rira le dernier. Avec des pays sûrs et fermes, l’Algérie et le peuple sahraoui ont poursuivi leur marche vers la libération du jour du colonialisme français. Aujourd’hui, tous les yeux sont rivées vers l’Algérie en tant que puissance régionale digne de confiance et de respect et qui n’a jamais fait du terrorisme ni du trafic de drogue une arme de chantage contre l’Occident.

    Au Maroc, les titres de la presse internationale ces derniers jours sont blessants. Ils heurtent la sensibilité des élites qui, obnubilées par les mensonges de la DGED, sont offusquées par le changement de ton envers le pays voisin. Parmi ces titres :

    -Libye: la diplomatie algérienne entre dans la danse

    -L’Algérie et la France reprennent langue

    -L’Algérie, considérée par Paris comme une «puissance d’équilibre et de paix»

    -Ballet diplomatique à Alger et larmes à Rabat

    -L’Algérie écarte le Maroc de la médiation en Libye

    -L’Algérie abrite une réunion des MAE des pays voisin de la Libye

    -Diplomatie : Paris et Alger se rapprochent pour la stabilité en Libye et dans le Sahel

    -En un an, le ministre des Affaires étrangères est le premier membre du gouvernement français à se rendre en Algérie, vue désormais comme un partenaire clé de Paris dans les crises régionales en Libye.

    -L’Algérie pleinement impliquée dans le processus de pais en Libye : L’initiative de Tebboune.

    Pour les marocains, c’est la conséquence des « manœuvres et conspirations d’Alger contre le Maroc ». Leur façon de penser a été modulé par la presse de propagande locale et ne pensent qu’à la « makhzénienne » au sujet des relations avec ses voisins. Il y a lieu de se demander si l’AMDH et le parti Annahj Addimocrati souffrent aussi de cette « phobie » anti-polisarienne et anti-algérienne.

    Aujourd’hui, les cartes se trouvent sur la table et le Maroc s’est avéré un nain qui pleurniche son sort en voyant comment l’Algérie monte… pendant qu’il descend dans les abîmes du conflit sahraoui.

    Trop naïves, les autorités marocaines ont cru pouvoir combiner jeu stratégique et politique de tension sans rien payer en échange. Un jeu risqué où le Makhzen risque de laisser quelques plumes. Entre-temps et au grand dam des élites haineuses du Makhzen, les sahraouis poursuivent leur petit bout de chemins pendant que leurs ennemis attendent le retour de leurs prostituées parties en Europe, Israël, Arabie Saoudite… pour prêcher la bonne cause.

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Front Polisario, Union Européenne, UE, Libye, Sahel,

  • Remarques de la haute représentante / vice-présidente, Federica Mogherini, à son arrivée au Conseil des affaires étrangères

    Bonjour.

    Nous avons probablement aujourd’hui le plus long Conseil Affaires étrangères de ces cinq années, nous avons un programme très chargé. Nous allons commencer par un point sur l’Iran. Nous verrons comment nous pouvons, avec tous les États membres et le reste de nos partenaires internationaux, préserver l’accord sur le nucléaire [Plan d’action global commun] avec l’Iran et mettre en place toutes les mesures nécessaires pour que l’Iran puisse à nouveau se mettre pleinement en conformité comme il a été jusqu’à il y a quelques jours.

    Nous aurons ensuite un point sur l’Irak. Je reviens tout juste de Bagdad, où j’ai vu de mes propres yeux les évolutions positives, notamment sur le plan de la sécurité, mais aussi la nécessité urgente pour la communauté internationale dirigée par l’Union européenne de soutenir le gouvernement, les autorités. Je n’ai jamais vu les différentes autorités de l’État unies dans leurs efforts. Nous devons consolider les acquis de ces années. Je proposerai donc aux États Membres d’accroître encore notre soutien à l’Iraq en ce moment particulier, notamment pour protéger le pays des dynamiques régionales complexes et tendues.

    Nous aurons ensuite le ministre des Affaires étrangères de Moldavie [Nicu Popescu] avec nous pour un échange de vues sur la manière de procéder avec le nouveau gouvernement, qui est en place depuis un mois, pour mettre pleinement en œuvre notre accord d’association et pour faire progresser notre partenariat.

    Nous aurons ensuite dans l’après-midi un point sur la République centrafricaine, je suis également de retour de là. J’ai vu dans l’Union européenne un acteur et un acteur clefs pour soutenir un processus de paix difficile qui a été signé mais qui doit être mis en œuvre sur le terrain. Là encore, je proposerai aux États Membres d’apporter un soutien accru à la République centrafricaine afin d’éviter que l’accord de paix signé historiquement en février de cette année souffre d’une mise en œuvre lente ou médiocre sur le terrain, en particulier avec les groupes armés. .

    Enfin et surtout, nous aurons à nouveau une discussion avec les ministres des Affaires étrangères sur les aspects extérieurs de la migration. Je vais informer les ministres de la discussion que j’ai eue avec des partenaires de la région du Sahel et je vois l’urgente nécessité, en particulier, de mobiliser des fonds supplémentaires. Notre fonds fiduciaire [d’urgence de l’UE] [pour l’Afrique] dispose désormais de plus de 4,5 milliards d’euros, mais les fonds ont tous été utilisés pour des projets sur le terrain, avec de bons résultats.

    Au Niger, les transits ont considérablement diminué, ce qui constitue une étape positive. Sur ces 4,5 milliards d’euros, 4 milliards proviennent du budget de l’Union européenne, 500 millions d’euros ont été versés par les États membres, dont certains en particulier. . Nous risquons d’avoir un déficit ou un déficit dans le Fonds d’affectation spéciale si les États Membres ne mobilisent pas davantage de fonds pour poursuivre et soutenir les projets que nous avons mis en place, en particulier dans les pays d’origine et de transit, pour notre coopération avec l’OIM [ Organisation internationale pour les migrations] et le HCR [Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés].

    Je demanderai aux États membres d’être cohérents, de placer leurs fonds là où sont leurs priorités politiques et d’accélérer les procédures pour ceux qui ont besoin de protection internationale. Je suis allé au Niger il y a quelques jours et j’ai constaté une amélioration incroyable de la situation grâce à l’excellent travail des autorités mais aussi une situation qui nécessite le soutien de l’Europe pour la réinstallation de ceux qui ont besoin d’une protection internationale.

    Je demanderai aux États membres d’être également cohérents à cet égard et d’aider à vider les centres qui accueillent des réfugiés ou des personnes qui demandent l’asile. Nous devons également trouver un moyen de nous attaquer à la situation des centres de détention en Libye. Je pense que c’est une obligation humanitaire pour nous tous.

    Donc, un agenda complet, j’espère n’avoir oublié aucun point.

    Q. Turquie?

    Ce n’est pas un point à l’ordre du jour mais je viens de parler au ministre des Affaires étrangères [de la Turquie, Mevlüt] Çavuşoğlu, au sujet des activités turques en Méditerranée orientale. J’ai également lancé mon appel en exprimant notre solidarité avec le peuple turc. C’est aujourd’hui le troisième anniversaire de la tentative de coup d’État et je pense que nous nous souvenons tous très bien de ce jour et de cette nuit. Notre solidarité avec le peuple turc n’est pas du tout remise en question, mais aujourd’hui, les États membres discuteront également de la suite à donner aux décisions prises par les chefs d’État ou de gouvernement lors du Conseil européen de juin concernant les activités de forage.

    Q. Sur la situation dans le Golfe?

    Ce que j’ai vu dans la région – et je reviens tout juste de ma visite en Irak et au Koweït et des consultations que nous avons eues ces dernières semaines avec tous les pays du Golfe, c’est la prise de conscience du fait qu’une escalade est dangereuse pour tout le monde. , personne n’exclut que le risque d’erreur de calcul existe. Je pense qu’il ya un intérêt aujourd’hui à se concentrer sur les moyens de limiter les risques, d’éviter une escalade militaire ou une escalade de quelque nature que ce soit et je crois qu’une conférence régionale en Irak sur la protection des bons résultats obtenus Les résultats obtenus en Iraq, par exemple, qui représentent un intérêt commun pour tous les pays de la région, pourraient constituer un bon point de départ. Le rôle de l’Union européenne doit être défini en premier lieu par nos amis irakiens. J’ai exprimé tout notre soutien et notre disponibilité à jouer tout rôle qui, à leur avis, peut être utile, dans le respect total, dans un mode de soutien, comme toujours.

    Q. Le ministre italien présentera un plan italien de gestion de la migration. Voyez-vous du terrain pour une sorte de percée?

    J’espere. Nous travaillons maintenant depuis des années. En ce qui concerne la partie externe du travail que nous avons effectué sur la migration, comme je l’ai dit, je constate de bons progrès, mais s’agissant des problèmes internes, en particulier de la gestion du débarquement, ce n’est pas aux ministres des Affaires étrangères à débattre. Dans quelques jours, un Conseil des ministres de l’Intérieur se préparera et ce sera à eux de débattre de la manière de traiter la question du débarquement et du retour à la solidarité dans l’Union européenne, à l’intention des États membres.

    Q. Que pensez-vous de la région? Y a-t-il un pays du Golfe qui pourrait jouer un rôle de médiation ou qui pourrait contribuer à désamorcer la situation?

    Comme je l’ai dit, l’Iraq est maintenant un pays qui a recouvré le statut non seulement de pays à aider, mais également de pays pouvant contribuer à une dynamique régionale positive. J’étais hier au Koweït et c’est un autre pays qui a toujours exprimé une position très sage et rationnelle. J’essayais de construire des ponts et de reconstruire l’unité dans la région. Je pense qu’il y a suffisamment de sagesse et de rationalité dans le Golfe pour essayer de trouver un moyen utile d’aller de l’avant. Encore une fois, trouver une façon de vivre ensemble pacifiquement n’est pas un signe de faiblesse, mais un signe de rationalité. Si l’on examine les intérêts, avant tout les intérêts économiques et de sécurité de la région, ils sont étroitement liés.

    Je vous remercie.

    Source: UE News

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    Tags : UE, Union Européenne, Federica Mogherini, Sahel, Reṕublique Centrafricaine, Mali, Golfe Persique,

  • RCA: L’UE débloque 20 millions d’euros pour restaurer l’autorité de l’Etat

    Nadia Chahed

    AA/Tunis

    La cheffe de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, a officialisé vendredi le lancement de projets d’appui de l’UE à la restauration de l’autorité de l’Etat centrafricain, pour un montant de 20 millions d’euros, ont rapporté des médias locaux et étrangers.

    Parmi ces projets, figurent la formation de 1.000 nouvelles recrues des forces armées centrafricaines par la mission de l’UE et la construction d’armureries et de sites de stockage, condition préalable à la levée de l’embargo sur les armes imposé au pays, a expliqué à la presse Mme Mogherini, en déplacement dans la ville de Bouar, dans l’ouest de la Centrafrique, précise le quotidien français « Le Figaro ».

    La rénovation du camp Leclerc de Bouar, destiné à devenir le quartier général des forces armées centrafricaines dans la zone ouest, est également prévue, ajoute la même source rappelant que Bouar a longtemps été une base de l’armée française dans le pays.

    «Ici à Bouar nous pouvons voir les premières preuves tangibles de la paix. C’est ici que le désarmement a démarré et donné des premiers résultats, certes encore très timides, mais significatifs», a déclaré Mogherini, qui était accompagnée à Bouar par le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra,

    Mogherini et Touadéra ont ensuite participé à la première réunion du comité préfectoral de mise en oeuvre de l’accord de paix composé des représentants des autorités locales, de la société civile et des groupes armés de la zone, rapporte encore le média français.

    Revenant sur l’accord de paix signé en février à Khartoum, la cheffe de la diplomatie européenne a estimé qu’il « a des chances concrètes de réussir ».

    La visite de Mogherini en RCA est la dernière étape africaine de la tournée internationale de Federica Mogherini qui s’est rendue au Burkina Faso, au Mali et au Niger, pays membres du G5 Sahel engagés dans la lutte contre le terrorisme dans la région, précise enfin « Le Figaro ».

    Anadolou Agency

    Tags : République Centrafricaine, RCA, Mogherini, UE, Union Européenne,

  • Comment le Makhzen détourne l’argent de l’UE destiné aux Marocains démunis

    MarocLeaks, le site des révélations de Chris Coleman, a publié vendredi 3 mars un document authentifié du ministère marocain des Affaires étrangères et de la Coopération internationale qui confirme une fois de plus que le Makhzen n’a aucun scrupule lorsqu’il s’agit de se remplir les poches. Le célèbre hacker révèle que des fonctionnaires ont détourné sans vergogne des fonds de donateurs étrangers destinés aux couches marocaines les plus défavorisées. Cette fois, l’odieux et scandaleux détournement qui remontre à 2012 s’est fait au détriment d’un programme de soutien s’inscrivant dans le cadre d’un partenariat Maroc-UE. Le préjudice financier se chiffre à plusieurs millions d’euros. Et ce n’est que la face émergée de l’iceberg. Le site MarocLeaks désigne comme principal responsable de ce détournement le directeur de l’Unité d’appui au programme d’appui au plan d’action Maroc-UE, un cadre ayant des liens familiaux avec Aziz Akhannouch qui est passé ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime. C’est d’ailleurs après une intervention d’Aziz Akhanouch, indique le hacker marocain, que cette personne indélicate a été recrutée.

    Outré par de telles pratiques, Bruxelles a décidé de ne pas rester les bras croisés. Il a sur le champ sollicité la délégation de l’Union européenne à Rabat de demander des comptes au gouvernement marocain. Une délégation de l’UE, composée de Mario Mariani, premier conseiller chef des opérations, et Paolo Zingali, premier secrétaire chef de la section finances et contrats, s’était d’ailleurs rendue le 4 juillet 2012 à Rabat pour faire part aux responsables du Makhzen des irrégularités relevées dans la gestion des fonds de l’Unité d’appui au programme.

    D’après MarocLeaks, les responsables européens «ont également informé les responsables du Makhzen que l’Office européen de lutte antifraude (Olaf) ainsi que l’Inspection générale des finances (IGF) allaient être saisis». Il n’était pas question pour Bruxelles que le responsable véreux continue à gérer les fonds communautaires.

    Gênés, les responsables du Makhzen ont demandé platement aux responsables européens la «discrétion» dans le traitement de cette affaire scabreuse afin d’éviter son ébruitement médiatique. La partie marocaine avait, par ailleurs, insisté, mais en vain, pour que le responsable marocain pris la main dans le sac ne soit pas limogé au motif que son contrat était sur le point d’expirer.

    Cette affaire met au jour la manière avec laquelle est dépensé l’argent des contribuables européens initialement destiné à améliorer le niveau de vie des Marocains vivant dans la précarité. Selon Maroc Leaks, Bruxelles injecte chaque année des sommes importantes dans l’économie marocaine. Des rapports prouvent qu’une grande partie de cet argent est cependant détourné pour finir dans des banques telles que HSBC de Genève où Mohammed VI possède un compte dont le montant avoisine les 1,5 milliard d’euros.

    Khider Cherif

    Source: Algérie Patriotique, 3 mars 2017

    Tags : Maroc, UE, Union Européenne, Makhzen, marocleaks,

  • Remarques de la haute représentante/vice-présidente Federica Mogherini lors de la conférence de presse au Niger

    Bonjour, je viens d’avoir une excellente rencontre avec Monsieur le Président [de la Republique du Niger, Mahamadou Issoufou] pendant ma deuxième visite à Niamey. J’avais visité le Niger comme première visite en Afrique après le début de mon mandat il y a quatre ans et j’ai voulu revenir ici avant la fin de mon mandat pour constater le travail exemplaire que nous avons fait, l’Union européenne et le Niger, dans tous les domaines pendant ces quatre, cinq années.

    Nous avons travaillé de façon exemplaire dans le domaine de la sécurité et du développement. L’Union européenne soutient le travail du Niger bilatéralement, dans le contexte du G5 Sahel mais aussi maintenant avec un rôle renouvelé du pays, par exemple dans la CEDEAO [Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest] ou avec son siège au Conseil de sécurité des Nations unies où nous allons sûrement travailler ensemble.

    Nous avons aussi beaucoup travaillé ensemble sur la question de la migration sur laquelle nous avons bâti une coopération, un partenariat utile aussi avec l’OIM [Organisation internationale pour les migrations] et les agences des Nations unies.

    Il reste toujours beaucoup à faire mais je dois dire que j’ai trouvé au Niger, dans les autorités, le peuple nigérien, toujours un partenaire concret prêt à travailler de façon ouverte et très efficace.

    Nous savons très bien que les défis ont changé, ont augmenté, surtout que la situation économique et surtout de sécurité sont encore d’actualité, ce sont des défis auxquels il faut faire face. Nous avons discuté avec le Président [Mahamadou Issoufou] mais aussi avec le gouvernement, avec les ministres, des actions ciblées en soutien à la sécurité, que ce soit la sécurité coté police, gendarmerie, la justice, la défense mais aussi des projets de développement, surtout pour les zones fragiles qui ont besoin d’être soutenues davantage.

    L’Union européenne est prête à faire davantage dans cet esprit de partenariat. Je tiens à remercier mon ami, Monsieur le Ministre [des Affaires étrangères M. Kalla Ankourao], le Président [Mahamadou Issoufou] et tout le gouvernement, les autorités locales pour une coopération constante.

    Nous avons je pense, entre l’Union européenne et le Niger, vraiment une amitié profonde et la compréhension que nous sommes du même côté donc nous travaillons ensemble main dans la main et je suis sûre que nous arriverons à faire face aux difficultés que nous partageons dans ce monde.

    Merci.

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    Tags : Union Européenne, UE, Niger, G5. Sahel,