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  • Cinquieme Reunion Ministerielle entre la Haute Representante de L’union Europeenne et les Ministres en Charge des Affaires Etrangeres du G5 Sahel

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    G5 Sahel

    COMMUNIQUE DE PRESSE

    Cinquieme Reunion Ministerielle entre la Haute Representante de L’union Europeenne et les Ministres en Charge des Affaires Etrangeres du G5 Sahel
    Des décisions importantes ont été prises pour un renforcement du partenariat stratégique et pour obtenir un impact plus fort de l’action commune menée sur le terrain au bénéfice des populations de l’espace G5 Sahel

    OUAGADOUGOU, Burkina Faso, 10 juillet 2019/ — 5ème réunion ministérielle entre l’Union européenne et le G5 Sahel (Ministres des Affaires étrangère du Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad et le Secrétariat Permanent). Des décisions importantes ont été prises pour un renforcement du partenariat stratégique et pour obtenir un impact plus fort de l’action commune menée sur le terrain au bénéfice des populations de l’espace G5 Sahel.

    Communiqué Conjoint:

    1- Le 9 juillet 2019 s’est tenue à Ouagadougou la 5ème réunion ministérielle entre l’Union européenne et les Ministres des Affaires étrangères du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad), sous la co-présidence de M. Alpha Barry, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération du Burkina Faso et représentant de la Présidence en exercice du G5 Sahel et de Mme Federica Mogherini, Haute Représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Vice-Présidente de la Commission européenne.

    2 – La tenue de cette 5ème réunion annuelle traduit la volonté de l’Union européenne et du G5 Sahel de renforcer leur partenariat, quelques semaines après la réunion conjointe des ministres des Affaires étrangères et de la Défense de l’Union européenne et du G5 Sahel qui a eu lieu le 14 mai 2019 à Bruxelles.

    3 – Les deux parties ont passé en revue les différents domaines de leur coopération. A cet effet, elles ont exprimé leur profonde préoccupation face à la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans l’espace G5 Sahel.

    4 – Au regard de la situation sécuritaire, caractérisée par la recrudescence des attaques par des groupes armés terroristes, des violences perpétrées par des groupes dits d’autodéfense et par des tensions intercommunautaires récurrentes, les deux parties ont appelé à une réaction déterminée et concertée des Etats concernés, soutenue par les acteurs régionaux et l’Union européenne afin de prévenir et circonscrire tout risque d’escalade et de déstabilisation de la région.

    5 – Les deux parties ont réaffirmé leur détermination à oeuvrer pour l’opérationnalisation de la Force conjointe, y compris sa composante police, et la mise en oeuvre du cadre de conformité des Droits de l’Homme et du Droit International Humanitaire.

    6 – Les deux parties ont réitéré leur volonté de tout mettre en oeuvre pour améliorer la coordination entre la Force Conjointe, les Forces de défense et de sécurité nationales et les partenaires internationaux.

    7 – Les deux parties ont salué les efforts consentis par les Etats du G5 Sahel pour la mobilisation des ressources internes pour faire face au terrorisme sous toutes ses formes. Elles ont, également, souligné l’importance d’un engagement accru et immédiat dans les zones fragiles pour assurer les services de l’Etat : la sécurité, la justice, les services sociaux de base.

    8- Parallèlement, les deux parties ont encouragé les Etats du G5 Sahel à impulser des initiatives en faveur de la réconciliation nationale et du dialogue intercommunautaire et intracommunautaire. Elles ont, en outre, souligné la nécessité du respect de l’Etat de droit notamment les droits de l’Homme, le droit international humanitaire, le droit des réfugiés et de lutter contre l’impunité ; en particulier, en vue de maintenir la confiance avec les populations tant au niveau national qu’au niveau sous régional.

    9- Considérant que la lutte contre les exactions commises par les groupes d’autodéfense est une condition primordiale pour prévenir l’escalade de la violence, les deux parties ont souligné l’urgence de procéder au démantèlement des milices dans le cadre d’un processus de réforme du secteur de sécurité et de programmes de réduction de la violence communautaire.

    10 – Les deux parties ont décidé de consolider leur partenariat sur la base des priorités suivantes :

    – l’appropriation par les cinq pays du G5 Sahel notamment à travers une coordination renforcée par le Secrétariat Permanent ;
    – la définition d’un cadre d’action intégré en matière de sécurité et de développement et l’identification de zones prioritaires sur lesquelles seront concentrés les efforts des parties ;

    – innover dans les modalités de mise en oeuvre de l’aide, tant dans le domaine de l’appui à la Force conjointe que dans les actions de développement pour répondre rapidement aux attentes de la population.

    Dans ce contexte et sur la base de ces priorités, l’Union européenne appuiera la Force conjointe, y compris sa composante police à hauteur de cent trente-huit millions (138 000 000) d’euros additionnels.

    11 – Les deux parties ont décidé de la mise en place d’une feuille de route pour la définition et l’opérationnalisation du cadre d’action intégré visé au point précédent.

    12- Les deux parties se sont engagées à une meilleure communication sur les actions menées sur le terrain.

    13 – Les Ministres du G5 Sahel ont également exprimé leur reconnaissance à la Haute Représentante de l’Union européenne/Vice-présidente de la Commission, Madame Federica Mogherini, pour les efforts inestimables et son engagement constant, depuis le début de son mandat, pour le renforcement du partenariat entre l’UE et le G5 Sahel.

    14 – Les deux parties ont, à la fin de leurs travaux, exprimé leur gratitude, a Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président en exercice du G5 Sahel, ainsi qu’au peuple burkinabè, pour l’hospitalité généreuse et les facilités mises à leurs dispositions durant leur séjour en terre burkinabè.

    Tags : Afrique, Sahel, G5, sécurité, terrorisme, France, Union Européenne,

  • Soudan Déclaration du Conseil des affaires étrangères

    L’UE condamne fermement les violentes attaques perpétrées au Soudan le 3 juin 2019 qui ont fait de nombreux morts et blessés parmi les civils qui manifestaient pacifiquement

    KHARTOUM, Soudan, 17 juin 2019/ — Aujourd’hui, le Conseil a examiné la situation au Soudan et a adopté la déclaration suivante:

    Au cours des six derniers mois, la population soudanaise, avec une forte participation des femmes et des jeunes, a clairement et courageusement revendiqué une nouvelle voie pour son pays, celle de la démocratie, du pluralisme politique, de la sécurité et de la prospérité. Cela représente une occasion historique pour le Soudan. Un Soudan pacifique, démocratique et prospère reste essentiel, notamment pour la paix et la stabilité de la région, et constitue une priorité pour l’Union européenne.

    L’UE condamne fermement les violentes attaques perpétrées au Soudan le 3 juin 2019 qui ont fait de nombreux morts et blessés parmi les civils qui manifestaient pacifiquement, et elle condamne avec la même fermeté les violences sexuelles et sexistes. La responsabilité en incombe clairement au Conseil militaire de transition (CMT) en tant qu’autorité chargée de la protection de la population. Toutes les violations des droits de l’homme et les abus qui ont été commis doivent faire l’objet d’une enquête menée avec indépendance et transparence, et leurs auteurs doivent répondre de leurs actes.

    L’UE appelle à la cessation immédiate de toutes les violences contre la population soudanaise, qui comprennent notamment des exécutions extrajudiciaires, arbitraires et sommaires, des passages à tabac et des violences sexuelles et sexistes, des arrestations et des disparitions. Il est du devoir du CMT d’assurer la sécurité de tous au Soudan. Les membres des Forces pour la liberté et le changement et les autres civils qui ont été arrêtés et placés en détention au cours des événements récents doivent être immédiatement libérés. Les restrictions imposées à la liberté de réunion, à la liberté des médias, à l’espace dévolu à la société civile et à l’accès à l’internet doivent également être levées.

    L’UE demeure profondément préoccupée par la détérioration de la situation humanitaire au Soudan, et elle maintient son engagement d’aider à répondre aux besoins de la population. Il faut lever immédiatement les obstacles à une distribution de l’aide humanitaire en temps opportun, y compris à Khartoum. Des ressources humaines et matérielles doivent être apportées d’urgence afin de fournir une aide humanitaire à plus de 8 millions de personnes qui en ont besoin. Les attaques contre les hôpitaux, le personnel médical et les patients doivent cesser. Le respect du droit humanitaire international et la protection des civils doivent être assurés, ce qui suppose notamment un accès humanitaire sûr et sans entrave.

    L’UE soutient l’appel de l’Union africaine (UA) en faveur de l’établissement d’une autorité civile de transition. À cette fin, l’UE invite le CMT et les Forces pour la liberté et le changement à reprendre immédiatement les négociations, sur la base des accords trouvés jusqu’à présent. L’UE appelle également le CMT à mettre en œuvre les mesures de confiance nécessaires, ainsi que les Forces pour la liberté et le changement à y répondre en conséquence, et elle invite les deux parties à s’abstenir de toute action unilatérale.

    L’UE soutient le rôle moteur de l’UA ainsi que les efforts de médiation apportés par l’envoyé spécial de l’UA pour aider à faire avancer le processus de transition politique, en coopération avec l’Éthiopie qui assure actuellement la présidence de l’IGAD. L’UE salue le rôle joué par l’Éthiopie pour faciliter la reprise des pourparlers. L’UE salue également la décision du Conseil de paix et de sécurité de l’UA de suspendre la participation du Soudan à toutes les activités de l’UA jusqu’à la mise en place effective d’une autorité civile de transition, y compris l’annonce par l’UA que des mesures punitives seraient appliquées en cas d’obstruction à la transition en faveur d’une telle autorité. L’UE appelle par ailleurs les autres acteurs régionaux et internationaux à jouer un rôle constructif et coordonné pour soutenir le rôle moteur de l’UA sur cette base, et elle se tient à cet égard disposée à travailler avec d’autres partenaires internationaux.

    Les aspirations du peuple soudanais ne peuvent être satisfaites que grâce à une transition ordonnée, pacifique, sans exclusive et menée par des civils qui fixe les conditions du retour à un ordre constitutionnel et un régime démocratique passant par des élections transparentes et crédibles, ainsi qu’un respect intégral des droits de l’homme. L’UE saisit cette occasion pour rappeler l’obligation du Soudan à coopérer avec la Cour pénale internationale en vertu de la résolution 1593 du Conseil de sécurité des Nations unies.

    Seule une autorité civile de transition constitue un partenaire avec lequel les relations entre l’UE et le Soudan peuvent être normalisées. L’UE se réjouit, lorsque le Soudan aura entamé un processus de transition vers un régime civil, de pouvoir apporter son soutien à ce pays pour relever les défis sociaux, économiques et politiques ainsi que mettre en œuvre les réformes nécessaires, et elle fournira une assistance en conséquence.

    Tags : Soudan, Union Européenne, Conseil des Affaires Etrangères,

  • Les pièces de puzzle de la stratégie européenne pour la Chine se mettent lentement en place

    « L’approche de la Chine vis-à-vis de l’UE peut être résumée comme suit: travailler ensemble si possible, repousser là où c’est nécessaire », écrit Sven Biscop (UGent).

    « Je suis resté là et je me suis tourné vers elle. » Cela semble souvent être ce que l’Europe peut faire à la lumière de l’augmentation du pouvoir des Chinois.

    Certains sont tellement alarmés par l’influence croissante des Chinois qu’ils se préparent déjà pour la troisième guerre mondiale. Une stratégie risquée, parce que ceux qui croient eux-mêmes que la guerre est inévitable ne cherchent plus les occasions de maintenir la paix. D’autres sont également fatalistes, mais signent déjà la cession et organisent la grande vente eux-mêmes. Tout est vendu à la Chine, des ports et aéroports aux réseaux électriques, jusqu’au jour où on s’aperçoit qu’on a cédé sa souveraineté gratuitement.

    Cependant, une stratégie chinoise nuancée est possible. Selon l’Union européenne, la Chine est à la fois un partenaire de coopération, un partenaire de négociation, un concurrent économique et un rival systémique, selon les dossiers. L’UE a pris une série de décisions pour traduire cette vision en une politique concrète à trois niveaux.

    Premièrement, l’UE renforce sa base d’origine en protégeant ses décisions contre l’influence non autorisée de puissances étrangères. Un nouveau mécanisme de filtrage exige des États membres qu’ils signalent les investissements étrangers dans des secteurs critiques à la Commission européenne afin qu’elle puisse émettre un avis. Cela permet aux États membres qui souhaitent limiter la propriété étrangère dans des secteurs critiques. Celui qui préfère peut cependant continuer à vendre. Il s’agirait donc d’un système européen totalement obligatoire et uniforme, qui peut donc être imposé à tous les pays candidats.

    Deuxièmement, l’UE a une stratégie pour promouvoir sa « connectivité » avec tous les pays asiatiques. L’intention n’est pas de restreindre le commerce et les investissements chinois, car l’UE elle-même a bien sûr un lien économique étroit avec la Chine. L’objectif est de convaincre les autres pays qu’ils ont tout intérêt à développer une relation profonde en matière de commerce et d’investissement avec l’UE et, partant, à maintenir un système économique ouvert et transparent. À moins qu’ils ne veuillent être complètement absorbés par le maelström chinois (ou, dans certains cas, russe). Juste pour éviter cela, des accords de libre-échange avec le Japon, Singapour, le Vietnam et la Corée du Sud ancrent ces pays.

    Enfin, à l’égard de la Chine elle-même, le message de l’UE reste qu’elle veut travailler avec et non contre la Chine. Mais l’UE souhaite voir des actions concrètes pour prouver que la Chine est vraiment disposée à agir en tant que partenaire. L’approche de la Chine vis-à-vis de l’UE peut être résumée comme suit: travailler ensemble lorsque cela est possible, repousser là où cela est nécessaire.

    Le refoulement est efficace dans certains domaines. Dans la mer de Chine méridionale, la Chine a créé des bases et des troupes stationnées sur des îles (naturelles et artificielles) hors de son propre territoire. Non seulement dans les eaux internationales, mais aussi dans des zones qui appartiennent clairement à la souveraineté des pays voisins. La Chine n’a pas conquis ces bases par le feu ni par l’épée, mais les dirigeants chinois doivent se rendre compte qu’elle a néanmoins déjà franchi une ligne rouge.

    Cependant, trop d’Européens trouvent qu’il est trop facile d’oublier que, bien qu’aucune violence n’ait été utilisée, le résultat des actions chinoises en mer de Chine méridionale est identique à celui de l’annexion de la Crimée par la Russie: expansion territoriale. Pour faire marche arrière, toutefois, il faudra beaucoup plus d’unité politique que ce que l’UE a montré jusqu’à présent. À l’heure actuelle, la Chine peut être sûre de toujours avoir au moins un État membre dans sa poche, ce qui paralysera le processus décisionnel européen en tant qu’instrument volontaire.

    Garder des alliés à bord

    Cependant, repousser n’est pas la même chose que l’escalade. D’autres puissances, en particulier les États-Unis, peuvent réagir en envoyant régulièrement des navires de guerre dans la mer de Chine méridionale, mais aussi en annonçant des sanctions économiques. Les États-Unis, toutefois, créent de la confusion parce qu’ils vont si loin dans leurs mesures économiques qu’ils donnent l’impression que l’augmentation du pouvoir économique de la Chine va lui-même au-delà d’une ligne rouge. Une telle stratégie ne peut qu’engendrer de plus en plus de tensions. Il sera également difficile pour les États-Unis de garder tous leurs alliés à bord. Leurs économies sont beaucoup trop étroitement liées aux Chinois pour même envisager de se déconnecter de la Chine – ce qui vaut également pour l’économie américaine elle-même.

    En d’autres termes, la stratégie sophistiquée préconisée par l’UE a beaucoup plus de chances de réussir. Les pièces de cette stratégie européenne pour la Chine se mettent progressivement en place. Maintenant que le nouveau leadership de l’UE est sur le point d’émerger, il est important de poursuivre systématiquement ce qui a déjà été décidé dans toutes les dimensions de l’Union européenne.

    Egmont Institute, 12 juin 2019

    Tags : Union Européenne, UE, Chine, Etats-Unis, commerce,

  • Le Conseil de l’UE cherche à renforcer la relation de l’UE avec la région

    BRUXELLES, Belgique, 13 mai 2019/ — Le 13 mai, le Conseil a examiné et adopté des conclusions sur le Sahel. Il y a rappelé que le Sahel constituait une priorité stratégique pour l’UE et ses États membres. Les différentes sessions et réunions prévues durant la semaine du 13 mai témoignent de ce sens des priorités et de l’approche intégrée adoptée par l’UE à l’égard de la région. Les ministres des affaires étrangères ont tenu un débat – qui devrait être axé sur les aspects liés à la sécurité – visant à définir le cadre politique, dans la perspective des échanges de vues auxquels procéderont les ministres des affaires étrangères et de la défense de l’UE le 14 mai avec leurs homologues des pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Tchad, Mali, Mauritanie et Niger). Le jeudi 16 mai, les ministres de l’UE chargés du développement débattront de la manière de renforcer la relation à long terme de l’UE avec la région, ainsi que le soutien que l’UE apporte au Sahel.

    Les conclusions rappellent que l’UE se tient aux côtés des autorités et des populations du Sahel, qui demeurent confrontées à des défis de diverse nature:

    • au niveau politique, avec en particulier de graves lacunes en matière de gouvernance, d’état de droit et de protection des droits de l’homme;
    • ii) sur le plan sécuritaire, en raison de l’expansion de la menace terroriste, de la violence extrémiste et de la criminalité organisée, y compris la traite des êtres humains, le changement climatique ayant un effet négatif sur les ressources naturelles et alimentant les conflits locaux;
    • en matière de développement, avec une pauvreté endémique, une forte croissance démographique et une faible cohésion socioéconomique;
    • ces éléments contribuent à l’aggravation de l’insécurité alimentaire, à l’augmentation de la pression migratoire et à la dégradation de la situation humanitaire.

    C’est dans ce contexte que des conflits intercommunautaires ont connu une résurgence significative en quelques mois dans plusieurs pays de la région. Relever ces défis et répondre à ces lacunes relève avant tout de la responsabilité des États du Sahel. La communauté internationale les soutient dans les efforts qu’ils déploient.

    Conclusions du Conseil sur le Sahel

    1. L’Union européenne (UE) se tient aux côtés des autorités et des populations du Sahel, qui demeurent confrontées à des défis de diverse nature: i) politiques, en particulier de graves lacunes en matière de gouvernance, d’état de droit et de protection des droits de l’homme; ii) sécuritaires, avec l’expansion de la menace terroriste, de la violence extrémiste et de la criminalité organisée, y compris de la traite des êtres humains, le changement climatique ayant un effet négatif sur les ressources naturelles et alimentant les conflits locaux; iii) en matière de développement, avec une pauvreté endémique, une forte dynamique démographique et une faible cohésion socio-économique; iv) ces éléments contribuent à l’aggravation de l’insécurité alimentaire, à l’augmentation de la pression migratoire et à la dégradation de la situation humanitaire.
    C’est dans ce contexte que des conflits intercommunautaires ont connu une résurgence significative en quelques mois dans plusieurs pays de la région. Relever ces défis et répondre à ces lacunes relève avant tout de la responsabilité des États du Sahel. La communauté internationale les soutient dans leurs efforts

    2. Le Sahel est une priorité stratégique pour l’UE et ses États membres.
    La réunion entre les ministres des affaires étrangères et de la défense des vingt-huit États membres de l’UE et des cinq États membres du G5 Sahel lors de la session du Conseil des affaires étrangères du 14 mai 2019 en témoigne. Dans le cadre d’un dialogue politique permanent et d’une approche intégrée axée sur le nexus développement et sécurité, et sur la base de la stratégie de l’UE pour la sécurité et le développement au Sahel et de son plan d’action régional, ainsi que des cinq piliers du plan d’action adopté lors du sommet de La Valette en 2015, l’ensemble des instruments européens d’action extérieure ont été déployés. L’UE soutient ainsi individuellement chacun des cinq pays rassemblés au sein du G5 Sahel et accompagne leurs efforts de coopération. L’UE et ses États membres sont les principaux partenaires de la région, mobilisant plus de 8 milliards d’euros entre 2014 et 2020 au titre de l’aide au développement pour des programmes nationaux et régionaux, notamment à travers le fonds fiduciaire d’urgence. L’UE et ses États membres soutiennent également la sécurité au Sahel en déployant de très importants moyens humains et matériels dans le cadre notamment des missions menées au titre de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) – EUTM Mali, EUCAP Sahel Mali et EUCAP Sahel Niger -, par leur participation à la mission MINUSMA des Nations unies, au travers de l’opération française Barkhane, soutenue par d’autres États membres, et dans le cadre de nombreux engagements bilatéraux.

    3. L’UE réaffirme son engagement, conformément à la résolution 2391 du Conseil de sécurité des Nations unies, en faveur du G5 Sahel et rappelle le soutien significatif qu’elle apporte à la mise en place de ses structures de gouvernance, à l’opérationnalisation de la Force conjointe (FCG5S) et à la mise en œuvre du Programme d’investissements prioritaires du G5 Sahel (PIP) et de son Programme d’urgence, avec l’appui de l’Alliance Sahel et d’autres donateurs. Elle salue la reprise des opérations de la FCG5S et appelle à une intensification de ses efforts. Un an après la conférence de haut niveau sur le Sahel qui s’est tenue à Bruxelles le 23 février 2018, l’UE et ses États membres s’engagent à poursuivre la mise en œuvre des 147 millions d’euros déjà alloués à la Force.

    4. L’UE reste toutefois gravement préoccupée par la montée des violences terroristes, mais aussi communautaires, au Mali et au Burkina Faso. Elle appelle les autorités à lancer ou à diligenter des enquêtes appropriées, y compris sur les violences sexuelles et basées sur le genre, pour déterminer les responsabilités, directes ou indirectes, de l’ensemble des protagonistes, à ne laisser aucune place à l’impunité et à tenir les citoyens informés des progrès réalisés à cet égard. Elle appelle également les gouvernements à dissoudre et à désarmer toutes les milices actives sur leurs territoires et à lancer pour les régions concernées un processus politique ambitieux et inclusif de dialogue et de réconciliation pour résoudre les problèmes de cohésion sociale et de confiance, notamment entre la population et les forces armées. Elle appelle à cet égard à un comportement exemplaire des forces de sécurité et de défense dans le respect des droits de l’homme et du droit international humanitaire ainsi qu’à un suivi judiciaire des incidents, qui peuvent constituer des violations de ces droits. La prévention du recrutement et de l’utilisation d’enfants soldats et la lutte contre ce phénomène ainsi que la réinsertion des enfants soldats doivent être assurées. L’UE encourage le G5 Sahel et chacun de ses États membres à accorder la priorité aux zones d’instabilité les plus critiques, sans négliger les zones stables, et à traiter de manière intégrée les causes profondes de l’insécurité pour prévenir la violence et satisfaire aux besoins et aux aspirations des populations, y compris des femmes et des jeunes.

    5. L’UE souligne l’importance des réformes majeures que doivent entreprendre les gouvernements du G5 Sahel afin d’assurer une paix, une sécurité et une prospérité durables. D’une part, la gouvernance inclusive des territoires au niveau national et local, une véritable décentralisation, en particulier le retour des services publics, y compris l’accès à l’éducation, en particulier pour les filles et les femmes, la réouverture des écoles, l’accès à la justice pour tous, la lutte contre la corruption et la bonne gouvernance sont clés. D’autre part, la réforme du secteur de la sécurité, afin de rendre plus efficace la lutte contre l’insécurité et à mettre un terme aux exactions commises contre les populations civiles, s’impose. Des perspectives économiques plus équitables, le respect des droits et l’autonomisation des femmes et des filles, la protection et l’intégration des personnes en situation de vulnérabilité et l’égalité en matière d’accès aux services publics, y compris l’accès aux services de soins de santé sexuelle et reproductive doivent être assurés. Enfin, pour un développement économique inclusif et durable, un accès équitable aux ressources naturelles, des réponses appropriées aux changements climatiques et écologiques et un environnement plus favorable à l’entrepreneuriat et à l’investissement sont également nécessaires. L’UE souligne aussi l’importance d’une participation pleine et entière des jeunes, des femmes et de la société civile aux processus de paix, y compris à la prévention des conflits, en général également au niveau local. Cela est indispensable pour la paix et le développement durable dans la région du Sahel. L’UE encourage le G5 Sahel à intégrer une perspective de genre dans l’ensemble de ses actions.

    6. L’UE appelle les États du G5 Sahel à redoubler, accélérer et approfondir leurs efforts en matière de coopération régionale, notamment en donnant au secrétariat permanent les moyens de remplir sa mission, et à renforcer leur mobilisation pour une opérationnalisation complète de la Force conjointe et une mise en œuvre immédiate du PIP dans les zones les plus vulnérables. Elle souligne une nouvelle fois l’impératif d’une mise en œuvre effective, par la FCG5S et ses États membres, du cadre de conformité pour les droits de l’homme et le droit international humanitaire, et la nécessité de mettre en place une véritable composante « police » en appui à la Force conjointe, en vue de garantir une interface efficace entre la Force conjointe et les systèmes nationaux de justice pénale. L’UE se réjouit à cet égard de la tenue, le 21 janvier dernier à Niamey, de la deuxième conférence sur le renforcement des liens entre sécurité, justice et développement dans l’espace du G5 Sahel.

    7. Face à la dégradation de la situation sécuritaire dans la région, aggravée par l’instabilité dans les pays limitrophes, l’UE rappelle que tous les acteurs – les gouvernements nationaux des pays du G5 Sahel, le G5 Sahel, la CEDEAO et les pays voisins, l’Union africaine et les Nations unies – ont la responsabilité de mobiliser leurs moyens dans le cadre d’une approche cohérente et globale de stabilisation permettant le retour de la sécurité et du développement. L’UE salue à cet égard le travail des gouvernements des pays du Sahel et des acteurs nationaux et internationaux et le rôle de coordination des Nations unies. Elle souligne le rôle crucial de la MINUSMA pour la stabilité, la paix et la réconciliation au Mali, y compris son rôle au nord et au centre du pays, en particulier ses missions d’appui au redéploiement de l’État, de protection de tous les civils, sans discrimination, d’appui au retour des services de base et de bons offices pour le processus politique malien qui doit impérativement être mené à terme, ainsi que sa capacité d’interaction avec les autres forces de sécurité, y compris par l’appui qu’elle apporte à la FCG5S. En conséquence, l’UE accueillerait favorablement l’adoption, par le Conseil de sécurité des Nations unies, en juin prochain, d’un mandat de la MINUSMA à la hauteur de ces enjeux.

    8. L’UE salue les avancées constatées au Mali dans la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation signé en juin 2015, y compris à travers le comité de suivi, mais appelle les parties prenantes, en particulier le nouveau gouvernement malien, à poursuivre leurs efforts et à les faire aboutir rapidement, notamment en ce qui concerne la réintégration effective des combattants via le processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration, la réforme du secteur de la sécurité, l’avancée du processus de décentralisation et la création d’une zone de développement pour les régions du Nord. Elle appelle les plus hautes autorités maliennes à mener le processus de révision de la Constitution dans un esprit inclusif, pour que celle-ci soit acceptée par l’ensemble de la société malienne et qu’elle soit à même de contribuer au retour de la paix dans un Mali refondé. L’UE souligne l’importance d’une inclusion pleine et entière des femmes, des jeunes et de la société civile dans la mise en œuvre de l’accord.

    9. L’insécurité croissante contribue à la détérioration de la situation humanitaire. Les déplacements causés par la violence ne font qu’exacerber les difficultés liées aux crises alimentaires et nutritionnelles récurrentes, et augmentent les besoins en matière de protection des personnes en situation de vulnérabilité, en premier lieu les enfants, les femmes et les personnes handicapées. Bailleur humanitaire majeur avec plus de 250 millions d’euros alloués au cours des deux dernières années en faveur des populations des pays du G5 Sahel, et dans un contexte où la réponse d’urgence reste sous-financée, l’UE invite les pays du G5 Sahel à intensifier leurs efforts afin de prévenir de nouveaux déplacements et de garantir l’accès des populations touchées par les conflits et la violence aux services de base. L’UE continuera à se tenir aux côtés de la population.

    10. L’UE continuera à attacher une importance prioritaire à la région du Sahel et à prendre les initiatives appropriées, tout en restant attentive à l’engagement de ses partenaires et à l’efficacité des actions menées. L’UE rappelle sa détermination à accompagner le retour de l’État et des services de base, la stabilisation des zones périphériques, la lutte contre les trafics, par exemple au moyen du projet GAR-SI Sahel, et toute initiative de dialogue et de réconciliation. Elle est également prête à continuer à soutenir la nécessaire réforme des forces de sécurité et de défense des pays du G5 Sahel, la poursuite du développement de leurs capacités, sur la base des stratégies locales, et leur redéploiement, en s’appuyant en particulier sur les missions de PSDC existantes au Mali et au Niger, conformément au mandat de ces dernières. Par ailleurs, elle souligne que le soutien de l’UE ne peut être efficace que s’il accompagne d’efforts conséquents des pays du G5 Sahel pour améliorer la gouvernance, le développement et la sécurité dans l’ensemble de la région. L’UE continuera à suivre de près la situation et identifiera, le cas échéant, des ajustements nécessaires dans la mise en œuvre des actions qui sont en cours, sur la base d’avancées concrètes, notamment en vue de la réunion ministérielle annuelle entre le G5 Sahel et la haute représentante prévue à Ouagadougou en juillet 2019.

    Source : UE

    Tags : Union Européenne, UE, Sahel, terrorisme, sécurité, G5, Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad, Barkhane,

  • L’UE finance au Maroc une justice utilisée pour réprimer la population

    Le Service Public Fédéral belge a annoncé un programme de soutien au Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), une institution créée en 2017 dans le bur de « renforcer l’État de droit par un pouvoir judiciaire indépendant, accessible et efficace », a annoncé jeudi le site officiel de la justice belge.

    « Les différents acteurs de la Justice belge, le SPF Justice, le CSJ, le Collège des cours et tribunaux et le collège du ministère public se sont unis pour apporter au CSPJ leur collaboration et appuyer les capacités institutionnelles, managériales et organisationnelles de cette jeune institution en s’inspirant des bonnes pratiques et de l’acquis communautaires européens », a-t-il ajouté.

    La conférence de lancement a eu lieu ce jeudi 2 mai 2019 à Rabat en présence de nombreuses personnalités du monde judiciaire belge et marocain.

    Ce projet, dont les activités se déploieront sur une période de deux ans, est financé par l’Union européenne et s’inscrit dans la lignée d’une longue et fructueuse collaboration entre le Royaume du Maroc et la Belgique.

    Pour le mener à bien, les partenaires judiciaires belges bénéficient de la collaboration de l’Agence Belge de Développement, Enabel.

    Cette collaboration risque de s’avérer infructueuse vue le manque de volonté de la part du pouvoir marocain de rendre indépendante une justice qui, selon un câble diplomatique confidentiel américain révélé par Wikileaks, est utilisée comme moyen de répression. Le câble cite les confessions d’un procureur à l’ambassade américaine: « D’autres pays ont recours à l’armée ou à la police pour contrôler la politique, mais au Maroc, nous utilisons le système judiciaire », avait-il déclaré.

    Tags : Maroc, Belgique, justice, Etat de droit, indépendance de la justice, Enabel, Union Européenne, UE, SPFJ,

  • Le Sahara Occidental – abrégé juridique : 15 enoncés de base sur le conflit

    Autores: Carlos Ruiz Miguel, Moisés Ponce de León Iglesias, Yolanda Blanco

    Souto

    Editores: Andavira

    Año de publicación: 2019

    País: España

    Idioma: francés

    ISBN: 9788494987748

    Resumen

    Cet « abrégé juridique » sur le Sahara occidental essaie de combler une lacune dans la bibliographie existante sur ce pays.

    Au cours de ces dernières années, les études sur le Sahara occidental ont été de plus en plus nombreuses, spécialement celles éditées hors d’Espagne, aussi bien en espagnol que dans d’autres langues, principalement l’anglais.

    Cependant, dans toute cette production, il manquait un titre dont le contenu fût susceptible de satisfaire à deux objectifs à la fois: d’un côté, servir d’introduction juridique à tous ceux qui cherchent à s’informer sur le conflit du Sahara occidental; de l’autre, enquêter sur les normes concernant ce sujet afin de repérer les plus importantes, les sélectionner et les ordonner pour faciliter la tâche des chercheurs essayant d’approfondir la question.

    Ce llivre veut remplir ce vide bibliographique. L’ »abrégé » que nous présentons ici est le résultat d’une recherche, d’une sélection et d’un ordonnancement des normes les plus importantes élaborées dans le cadre des Nations unies, de l’Union européenne/Communauté européenne et de l’Union africaine/Organisation de l’unité africaine.

    Afin de fournir une présentation fidèle de la réalité, les textes sont des resproductions des documents originaux publiés par ces institutions, ce qui rend impossible la manipulation de leur contenu.

    Tags : Sahara Occidental, Front Polisario, Maroc, Espagne, Union Européenne, UE, Union Africaine, UA, 

  • Sahara Occidental : La voix des Sahraouis étouffée au cœur de l’Europe

    Le 10 mars prochain, la chanteuse sahraouie Aziza Brahim était censée se produire à l’Institut du Monde Arabe à Paris. C’était sans compter sur l’intransigeance des autorités marocaines pour tout ce qui a trait, de près ou de loin, à la culture sahraouie.

    L’Institut du Monde Arabe est en grande partie financé par l’Etat français mais également par la Ligue arabe et une poignée de mécènes privés. Certains des bailleurs de fonds marocains sont montés au créneau suite à la parution d’un article dans le magazine 360, une officine du palais royal chérifien [1]. L’article (truffé d’erreurs) qualifiait Aziza Brahim « d’activiste du Front Polisario ». Les bailleurs de fonds ont alors sollicité le Consulat du Maroc afin qu’il agisse directement auprès de l’Institut.

    Une stratégie qui semble avoir payé puisque l’Institut a tout simplement fait le choix de déprogrammer Aziza Brahim du festival les « Arabofolies ».

    Ainsi, les autorités marocaines et les défenseurs des thèses marocaines sur le Sahara Occidental ne se limitent pas au lobbying et aux tractations politiques pour assoir l’occupation du Sahara Occidental. Ils interviennent désormais librement et sans discrétion pour faire annuler des représentations artistiques et l’expression d’une culture qu’ils s’efforcent d’annihiler

    Des clichés exposés en 2012 censurés en 2018

    Cet événement survient quelques mois seulement après la décision, par le Centre Pompidou, de suspendre la présentation d’un livre réalisé par le collectif d’artistes « Collectivo informale ». Le livre, intitulé « Necessita dei Volti » comprend une sélection de 483 clichés de prisonniers de guerre marocains immortalisés par l’Armée Populaire de Libération Sahraouie[2].

    Il n’en fallait pas plus pour que Mehdi Qotbi, Président de la Fédération marocaine des musées, n’adresse une lettre incendiaire au Président du Centre Pompidou. La lettre lui faisait part de « son incompréhension réelle sur la motivation [du Centre Pompidou] à participer à la propagande d’un mouvement séparatiste financé notoirement par l’Algérie »[3]. Trois jours plus tard, le Centre Pompidou suspendait fébrilement la présentation du livre.

    Or, le fait que le livre en question ait déjà été présenté au Centre Pompidou en 2012 démontre que les autorités marocaines intensifient leur politique d’ingérence et de menaces à l’encontre de toutes les institutions qui souhaiteraient mettre à l’honneur l’histoire et la culture sahraouie. A n’en pas douter, les récentes décisions européennes d’étendre les accords de pêche et de commerce UE-Maroc au Sahara Occidental confortent le gouvernement marocain dans sa diplomatie fondée sur les pressions et la menace.

    Attention au retour de manivelle

    Ces tours de force bénéficient d’un large écho dans les médias. Ainsi, depuis l’annonce de la déprogrammation d’Aziza Brahim, un grand nombre de salles européennes ont témoigné leur intérêt pour la chanteuse sahraouie[4]. Aziza Brahim se produira :

    • Le 27 mars au Cultuurcentrum De Spil à Roeselare

    • Le 28 mars à Handelsbeurs Concertzaal à Ghent

    • Le 29 mars à De Warande à Turnhout

    • Le 30 mars à C-Mine Cultuurcentrum à Genk

    Il n’y pas de meilleure illustration de la répression marocaine que la répression elle-même.

    Comité belge Sahara occidental

    Pour aller plus loin :

    [1] Le 360, Comment l’IMA, en invitant une activiste du Polisario, se trompe de vocation, le 29 janvier 2018, http://fr.le360.ma/politique/commen…

    [2] Centre Pompidou, https://www.centrepompidou.fr/cpv/r…

    [3] Médias 24, https://www.medias24.com/MAROC/Quoi…

    [4] France Info, https://www.francetvinfo.fr/monde/a…

    Source : Afrique en Lutte

  • Accord UE-USA : La reprise des négociations commerciales rejetée par le Parlement européen

    Explication de vote sur le rejet de la résolution du Parlement européen le 14 mars 2019 sur la reprise des négociations commerciales entre l’Union européenne et les États-Unis

    En 2016, une large mobilisation citoyenne mais surtout l’élection de Donald Trump ont enterré le partenariat transatlantique avec les Etats-Unis.

    Mais les négociations autour d’un accord commercial moins ambitieux ont repris. Les USA souhaitent importer des bien agricoles et abolir certaines mesures phytosanitaires. Les dirigeants européens eux souhaitent pouvoir exporter des biens industriels et accéder aux marchés publics américains. Pour obtenir des concessions, Donald Trump fait pression en augmentant les taxes sur l’acier européen.

    http://www.eurocitoyenne.fr/content/accord-ue-usa-la-reprise-des-negociations-commerciales-rejetee-par-le-parlement-europeenConcrètement le risque est donc que l’Europe abaisse ses standards alimentaires pour continuer à exporter des voitures allemandes.

    Outre le risque sanitaire et industriel, je suis opposée à un accord de libre échange alors que les Etats-Unis n’appliquent pas l’accord de Paris sur le climat. On ne peut plus continuer « business as usual » sans prendre en compte l’urgence climatique dès qu’il s’agit d’intérêts économiques.

    La résolution sur la reprise des négociations commerciales qui nous était soumise n’a pas trouvé de majorité. Cela ne signifie pas que l’accord est enterré mais plutôt que le Parlement n’a pas été capable de trancher clairement une position. La balle est donc désormais dans le camp du Conseil.

    Il est donc trop tôt pour crier victoire mais ce vote démontre une grande perplexité du Parlement. La mobilisation doit continuer.

    Lien vers le texte adopté

    Source : Eurocitoyenne

    Tags : Union Européenne, UE, Etats-Unis, accord commercial,

  • La délégation de l’UE au Maroc soutient la société civile

    C’est autour du partenariat Etat-société civile que s’est articulée la rencontre qui s’est tenue le mardi 19 mars à l’hôtel Farah à Rabat en présence de M. Mustapha EL KHALFI, Ministre délégué auprès du Chef du Gouvernement chargé des relations avec le parlement et la société civile, porte-parole du Gouvernement, de Mme. Claudia WIEDEY, Ambassadeur, chef de la Délégation de l’Union européenne au Maroc et de et de Mme. Mariacarmen COLITTI, Directrice du Bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets pour l’Afrique du Nord. Les différents partenaires ont procédé par la même occasion, au lancement national du programme Moucharaka Mouwatina d’appui à la société civile au Maroc.

    Cette rencontre permettra en effet de présenter et de discuter les principaux résultats et recommandations de la mission d’assistance technique mise à disposition par l’Union européenne au Maroc au profit du Ministère.

    Réunissant société civile, départements ministériels et établissements publics, cet événement a fournit un espace de débat avec les différents acteurs et parties prenantes, afin de recueillir leurs remarques et recommandations et d’échanger autour de l’évolution du cadre de partenariat État – société civile. Les fonctionnalités du portail « charaka-association.ma », qui vise à renforcer la gouvernance, la transparence du financement public et le développement de partenariats avec la société civile, ont été également discutées.

    Source

    Tags : Maroc, société civile, Union Européenne, UE, délégation de l’UE au Maroc,

  • Déclaration du porte-parole sur l’attaque terroriste au Mali

    Bruxelles, 18/03/2019 – 13:23, UNIQUE ID: 190318_10

    Une attaque terroriste contre un camp des Forces Armées maliennes à Dioura au centre du Mali a causé la mort de dizaines des soldats maliens ainsi que de nombreux blessés. L’Union Européenne présente ses sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes, ainsi qu’au Gouvernement du Mali, et souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

    Nous rendons par ailleurs hommage aux forces armées et de sécurité maliennes qui ont fait preuve de courage au cours de cette attaque et risquent chaque jour leur vie au service de la paix et de la stabilité de leur pays. Les responsables de cet attentat doivent être poursuivis en justice le plus rapidement possible.

    L’Union européenne se tient aux côtés du Mali, avec les autres pays du G5 Sahel, la MINUSMA, l’opération Barkhane, et l’ensemble de la communauté internationale dans la lutte contre la menace terroriste dans le Sahel.

    Les missions européennes, EUTM et EUCAP Sahel Mali, assistent d’ailleurs les forces de sécurité et les autorités maliennes dans le suivi de l’attaque. Cet épisode tragique vient renforcer la pertinence de l’engagement de l’Union européenne auprès du Mali, en particulier en appui aux efforts du gouvernement malien pour la sécurité, la stabilité et le redéploiement des services de base aux populations dans le centre au pays.

    EEAS

    Tags : Mali, terrorisme, UE, Union Européenne, Sahel, MINUSMA,