Étiquette : USFP

  • Maroc: Younes Mjahed, l’arme de la DGED contre l’agence EFE

    Maroc, Younes Mjahed, agence EFE, Sahara Occidental, Aminatou Haidar, SNPM, FIJ, USFP,

    Younes Mjahed est le secrétaire général du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM). Il a exercé comme envoyé de presse depuis 1988 à l’agence de presse espagnol (EFE). Il a présenté sa démission en 2010 suite à une dépêche reprenant les propos d’un député de gauche andalou accusant Mohamed VI et son régime « fasciste » de contrôler « le commerce de la drogue et des réseaux d’immigration clandestine » au Maroc.

    L’action de Mjahed visant EFE s’inscrit dans le registre des vengeances du Makhzen contre l’agence espagnole jugée trop sympathisante avec les sahraouis, notamment dans l’affaire Aminatou Haidar.

    Son parcours a débuté en tant que journaliste, puis président du syndicat de la presse marocaine (SNPM), ensuite vice-président et président de la Fédération Internationale des Journalistes. Actuellement, il dirige aussi le parti USFP. Ses liens avec la DGED sont avérés du moment que son nom est apparu dans la boîte mails de Mourad El Ghoul, en tant qu’acteur principal dans la campagne médiatique fomentée par la DGED. Ses déclarations à la presse en tant que président du parti Rose contre le PJD laisse supposer que ces déclarations sont pilotées par les services de Yassine Mansouri.

    La réponse d’Ali Lmrabet à Younes Mjahed


    Dans un article d’opinion intitulé « Impudence », Younes Mjahed, l’un des porte-paroles de ce qui reste de l’USFP, donne des leçons de morale sur la gauche et les droits humains et rappelle qu’il existe une mémoire de la lutte durant les années de plomb.

    Vraiment, quelle « Impudence » !

    N’est-ce pas le premier secrétaire de l’USFP, Abderrahman Youssefi, alors premier ministre de Mohamed VI, qui a ordonné en 2000 la fermeture administrative et définitive de 3 hebdomadaires indépendants qui dérangeaient le Makhzen et l’USFP ?.

    N’est-ce pas ce même Mjahed, quand il était secrétaire général du syndicat de la presse (SNPM), qui s’en prenait à la presse indépendante quand elle sortait des sentiers tracés par le Makhzen ? Mjahed condamnait publiquement ses confrères avant même les décisions de « justice ».

    Mais, nous aussi nous avons de la mémoire. Younes Mjahed a construit sa carrière au sein de ce syndicat de la presse bigot et au sein de la FIJ (Fédération internationale de presse) par son passé de « prisonnier politique » durant les années de plomb.

    Sauf qu’il ne raconte pas les conditions de sa reddition et ce qu’il a donné en échange par l’intermédiaire d’une tante qui vivait à Rabat. Il oublie de dire qu’il fait partie de ces « détenus politiques » qui ont fait amende honorable et demandé piteusement la grâce à Hassan II.

    Enfin, Mjahed ne nous explique pas pourquoi son nom apparaît dans les documents confidentiels du hacker « Chris Coleman » (Maroc Leaks) qui montrent qu’il a mis au parfum la DGED (Services secrets marocains) de sa fracassante sortie du bureau de l’agence espagnole EFE à Rabat.

    Le quotidien « Akhbar Al Youm », dont le directeur Taoufik Bouachrine est en taule pour « viols », accuse Younes Mjahed, ancien patron du Syndicat national de la presse marocaine (SNPM), « de mener campagne pour aggraver le cas de Bouachrine, ternir son image et faire du chantage aux journalistes de ‘Akhbar Al Youm’ les menaçant de bloquer leurs cartes de presse s’ils continuent à se solidariser avec leur directeur ».
    Est-ce encore une coïncidence ?

    Nous qui avons consulté les documents confidentiels des services secrets marocains (DGED), révélés par le hacker « Chris Coleman », des documents authentifiés et qui n’ont jamais été démentis par l’Etat marocain, savons bien qui est Mjahed.

    Surtout la partie de ces documents où on voit comment Younes Mjahed, avec la bénédiction explicite de la DGED, a monté une opération de déstabilisation contre l’agence de presse espagnole EFE

    #Maroc #Younes_Mjahed #SNPM #FIJ #Journalistes #Presse #USFP #EFE

  • Le statut juridique des partis marocains en Europe

    Maroc, partis politiques, France, Belgique, USFP, RNI, RIME, PAM,

    Dans un email envoyé le 11 juin 2013, Omar El Mourabet, responsable du Comité Central des marocains à l’étranger, demande des information sur la forme juridique choisie pour la création de la section du parti USFP en France. « S’agit-il d’une section (فرع) avec les statuts du parti au Maroc ou sous forme d’une association loi 1901, surtout que l’Usfp est pionnier dans ce domaine?, s’interroge-t-il. « Dans le cas où vous avez juste une association, peux-tu me dire aussi si le contenu de vos statuts mentionne bien que vous êtes une section du parti ou pas », demande-t-il à Youssef Lahlali, chargé de communication dans l’USFP de Paris.

    Voici le texte intégral de son courrier ainsi que les réponses reçues de la part des responsables partisans en France

    السلام عليكم ورحمة الله تعالى وبركاته الإخوة والأخوات الكرام

    حياكم الله وعساكم بكل خير.
    نظرا لبعض التساؤلات التي يطرحها بعض الإخوة ومزاعم يروجها البعض الآخر حول الشكل القانوني للأحزاب المغربية في الخارج، تجدون أسفله جواب مسؤولي 3 احزاب مغربية بالخارج وهم الأصالة والمعاصرة، والأحرار والاتحاد الاشتراكي علما بأن حزب الاستقلال يتخذ نفس الإطار.

    المسؤولون الثلاثة يؤكدون ما سبقت وأخبرت به جميع الإخوة مسؤولين وأعضاء ، ;وما قمت بهذا التوضيح إلا درءا للتشويش الذي قد يقوم به البعض، وجوابا على أسئلة بعض الإخوة والأخوات حفظهم الله.
    أسأل الله عز وجل أن يجمع كلمتنا من أجل خدمة مشروع حزبنا العتيد والسير قدما في ما بدأناه طالبين منه تعالى أن يرزقنا السداد والتوفيق.

    لكم مني أطيب التحيات في هذا الشهر الكريم آملا أن تكونوا على كل خير وطالبا منكم الدعاء والسلام

    عمر المرابط
    مسؤول اللجنة المركزية لمغاربة الخارج

    Réponse PAM:

    Salam Ssi Omar je vous confirme que le seule cadre juridique pour créer une représentation politique d’un parti étranger est une association loi 1901.Cest ce que nous avons fait et dont l’objet est promouvoir la culture démocratique et l’esprit de citoyenneté au sein de la communauté marocaine en France .
    Cordialement
    M.Zitouni

    Envoyé de mon iPhone

    Le 10 juin 2013 à 18:11, Omar El Mourabet omar.elmourabet@gmail.com a écrit :

    Salam ssi Mohammed,
    J’espère que tu vas bien.
    En tant que responsable du PAM en Europe et suite à notre discussion téléphonique de toute à l’heure, et pendant laquelle nous avions parlé du statut juridique du PAM entre section (فرع) ou sous forme d’une association loi 1901, j’aimerai que tu me confirmes stp par écrit ce que tu m’as mentionné .
    Si tu peux dire aussi sur l’objet du conteu de vos statuts et si vous mentionnez que vous êtes une section du PAM ou pas.
    Ta réponse, est pour nous éclairer en interne sur ce sujet, et notamment pour certains de nos adhérents qui prétendent que c’est possible de créer directement une section.
    Dans l’attente de ta réponse, je tiens à te remercier d’avance pour ta réponse.
    Amicalement


    لكم مني أطيب التحيات والسلام
    Omar ElMourabet
    Envoyé de mon iPad

    Début du message transféré :
    ​Réponse RNI​

    Expéditeur: Mohammed Amrabt
    Date: 10 juin 2013 21:38:04 UTC+02:00
    Destinataire: Omar El Mourabet omar.elmourabet@gmail.com
    Objet: Rép : RIME

    Salam si Omar,
    Ce que je peux te confirmer est que dans l’état actuel Rime est une association loi 1901 dont l’objet est de renforcer les liens et défendre les intérêts des MDM dans les 2 pays (origine et d’accueil). Il n’y a pas de lien juridique avec le RNI.
    Des amis m’ont dit que l’USFP et l’ISTIKLAL ont des sections en France sous formes d’associations loi 1901. Mot « section » utilisé est purement communicationel.
    Amitiés
    M. AMRABT

    Envoyé de mon iPad

    Le 10 juin 2013 à 18:14, Omar El Mourabet omar.elmourabet@gmail.com a écrit :

    Salam ssi Mohammed,
    J’espère que tu vas bien.
    En tant que responsable du RNI en France et suite à notre discussion téléphonique de toute à l’heure, et pendant laquelle nous avions parlé du statut juridique du RNI entre section (فرع) ou sous forme d’une association loi 1901, j’aimerai que tu me confirmes stp par écrit ce que tu m’as mentionné à propos de RIME (si je ne me trompe pas)
    Si tu peux dire aussi sur l’objet du contenu de vos statuts et si vous mentionnez que vous êtes une section du RNI ou pas.
    Ta réponse, est pour nous éclairer en interne sur ce sujet, et notamment pour certains de nos adhérents qui prétendent que c’est possible de créer directement une section.
    Dans l’attente de ta réponse, je tiens à te remercier d’avance pour ta réponse.
    Amicalement

    -​Réponse USFP
    Salam Si Omar,
    Autant que parti politique on a pas le droit d’exercer,
    اي ان الفروع والكتابة الاقليمية ليس لهما وجود قانوني ونحن منظمون في اطار جمعية وطنية تسمى الوصل تخضع للقانون الفرنسي
    اي ان التنظيم الحزبي معترف به في المغرب لكن التنظيم القانوني هو على شكل جمعية
    وفي القانون المنظم للجمعية ليس هناك اشارة اننا تنظيم سياسي،رغم وجود علاقة مع
    الحزب الاشتراكي الفرنسي
    بالتوفيق سي عمر
    تحياتي
    يوسف

    #Maroc #Partis_politiques #France #Belgique

  • Le Maroc est malade de ses partis politiques

    Une liberté malheureuse

    Résigné  et non désespéré, décidé mais libéré de tout dogme, derrière se déploie une longue chaîne de déceptions, de défis et de victoires. Il faut   implacablement bien verser un tribut  pour avoir choisi de vivre  dans un minimum de liberté  quand  la liberté  serait beaucoup plus une  révolte spontanée contre les injustices  qu’une intelligence  foncièrement mesquine dans la nécessité.

    A vrai dire , c’est une vie qui  vacille beaucoup plus du côté des ténèbres que des lumières. Dès que tu mets tes pieds en dehors de chez toi, tu dois être extrêmement agile; faire attention aux chauffards  sans conscience, aux gangsters sans  pitié, aux marchands ripoux, aux fonctionnaires corrompus, aux policiers espiègles, aux faux mendiants, aux filles de joie prêtes à jeter leur opprobre sur les innocents  …

    Un Etat  estropié

    Mais le grand malheur qu’on puisse subir dans un pays comme le Maroc est causé par une pseudo élite à qui sont confiées les tâches les plus  délicates et les plus importantes. Les parvenus politicards qui baignent dans la médiocrité sous toutes ses formes, les pillards qui considèrent le pays comme une proie à arracher des dents des affamés  avant d’aller s’enfuir ailleurs. Laissons de côté une minorité  qui garde  d’une manière ou d’autre  le sens de l’honneur et de la responsabilité…Pour ce qui est de l’humanisme proprement dit, le plus souvent il est introuvable… Le mal gît dans les articulations de l’Etat, là où s’incubent les ténèbres et fleurit l’arbitraire.

    Cette pseudo-élite formée d’apprentis-sorciers en perpétuelle formation   n’épargnent ni politique ni  éthique pour escalader les échelons de la société. Car la stratégie de l’Etat marocain, depuis bien longtemps, est échafaudée sur  l’épave d’une ascenseur sociale  sabotée sciemment.

    Les partis politiques marocains sont des sociétés à capital limité et non pas des zaouïas

    Les partis politiques fonctionnent comme de vraies entreprises  de service et non pas comme des zaouïas comme l’avaient souligné des sociologues marocains Allah Hammoudi. La différence est sensible au niveau de la nature de lien. Devenir disciple d’une zaouïa  est un acte délibéré  entrepris par un individu en vue de donner sens à son existence tandis qu’appartenir à un parti politique  au  Maroc du XXI siècle  signifie incontestablement beaucoup plus une volonté de réaliser des intérêts personnels que de se caser  socialement ou politiquement. Qui sont par exemple les militants d’un parti comme le MP ou le RNI .. ? Que veulent-ils ? C’est quoi leurs projets ????? Vous les connaissez ? Où sont-ils ?

    RNI, MP, Istiqlal,PAM, USFP… Des refuges  pour parvenus des élites  suspectes

    Pour  le Rassemblement national des indépendants par exemple, les voix obtenues lors des dernières  élections s’élevaient à   883421  qui a permis de remporter 4400 siège avec un pourcentage de 13,99 %. Quant au    Mouvement  populaire,  646415 voix lui a permis de gagner  3007 sièges, c’est dire  9,54%  … Mais que signifient  réellement  ce chiffres ? Absolument rien car, il ne s’agit que de nouveaux notables, parvenus et opportunistes par-dessus le marché, garnissant leurs listes  parfois par des démunis  sans conscience politique ni sociale. Ce sont   les vrais propriétaires de ces partis, les patrons  qui, à la limite, tiennent  maintiennent,   à titre personnel, pignon sur rue, juste pendant  la phase des élections .

    Les nouveaux patrons de la politique

    Lors d’une  étude  du phénomène du leadership au Maroc qui serait une version froissée de la question des élites, le chercheur Chahir a souligné  dans son enquête que 63,4% des conseillers de la ville  sont des dirigeants de leurs partis, 31,4% des adhérents  et seulement 2,3% des militants…Mais qui ont les adhérents ? Où se réunissent-ils ? Quelles sont leurs actions au cours de l’année ?Quel est leur impact  avant et après les élections  sur la vie des populations ???

    Le RNI par exemple ne possède point de siège dans les plus grandes villes du Maroc. A Meknès, d’où est issu son chef actuel Mezouar et où il présente sa candidature, le parti rassemble ses « troupes » dans des cafés ou des maisons privées.

    Donc il faut bien lire les chiffres  et reconnaître que ces partis sont la pierre angulaire de la tragédie  marocaine. Dans leur état actuel, ils  servent de  refuge à des élites pourries  jusqu’aux os  qui se sont illégitimement  emparées   dans la plupart des cas   des biens du peuple et qui veulent accéder aux commandes  pour barrer le chemin aux  volontés libres et  étouffer les   voix récalcitrantes  susceptibles de dévoiler leurs subterfuges  et de les affronter.

    Presque tous les partis marocains qui se sont partagés le gâteau  s’inscrivent dans ce schéma. Chez le PJD,  ce schéma est  pour le moment en état d’incubation, il est surtout invisible  grâce à l’épaisse fumée de la religiosité et de la moralité qui ensevelissent l’action politique profondément tordue, dopée et hybride. Le faire persuasif bat son plein, la netteté de la vérité tardera à apparaître. Pour l’USFP, la cuirasse est toujours brandie  quoique faiblement  efficace. L’Istiqlal offre une assimilation parfaite mais plus ou moins flexible  de ce schéma …

    Source

    Tags : Maroc, partis politiques, PJD, USFP, Istiqlal, RNI,

  • El extraño caso del agente Ziani

    José Luis Navazo

    Fuente: Trade Craft, 24 de mayo, 2013

    Porque agente, Ziani lo era. A una o más bandas está por dilucidar. Lo demás puras gayolas mentales pues, en asuntos de servicios, la intoxicación está al orden del día y poco es lo que parece. ¿El asunto Ziani es lo que nos cuentan? ¿O acaso es un señuelo para ocultar otros asuntos?

    Sencillamente, dos y dos son cuatro. Y en este oscuro asunto hay varias cosas que no encajan. Ziani sería un agente, todo apunta a ello y el general Félix Sanz Roldán, al frente de los servicios españoles del Centro Nacional de Inteligencia (CNI), no se iba a columpiar al facilitar la información. Pero de ahí a que Ziani tocara a la vez las campanas y estuviera en la procesión, hay un trecho. Es decir, no se puede ser a la vez agente de la DGED (Dirección General de Estudios y Documentación) y salafista radical, del mismo modo que no es posible ser agente de la Guardia Civil y etarra.

    A pesar de ser obvio que el trabajo de un agente de campo es infiltrarse en el campo enemigo; no es normal -sobre todo en casos de radicalización ideológica y aún menos terrorismo- que se pase a estos.

    Y aquí podríamos ir centrando el nudo gordiano del asunto. Encaja que Noureddine Ziani se infiltrara y pulsara el ambiente del islamismo presente en Cataluña, comunidad donde residen al menos una cuarta parte del millón largo de marroquíes que viven en España. Este asunto es de vital importancia tanto para Madrid como para Rabat y, lo lógico además, sería que ambos países se coordinaran en este asunto que tanto les concierne y afecta, pues en este campo los servicios marroquíes (que operarían en suelo extranjero) son de una inestimable ayuda para sus homólogos españoles, que pueden prestarles cobertura y otras ayudas logísticas. Hasta ahí normal y además actualmente, en el campo de la lucha contra el terrorismo yihadista, los canales de colaboración entre ambos países vecinos y, en lo fundamental, amigos, pasan por uno de sus mejores momentos. Miel sobre hojuelas.

    Pero parece que algo finalmente, en el extraño caso Ziani, no ha funcionado. ¿Cuándo, cómo, por qué…? La deriva del soberanismo catalán y la eventual asunción de sus tesis por parte de Ziani, quien no tiene nacionalidad española siendo su estatuto solo de residente, según algunos parecen querer vender, no se sostiene por sí solo siendo el tema de más enjundia. La clave está si en ese proceso de infiltración, tanto en medios de la comunidad musulmana como en los del soberanismo catalanista, Ziani seguía instrucciones de los servicios marroquíes o en los últimos tiempos decidió ir a su bola. Y esta última hipótesis parece la más indicada. Porque después de figurar en el séquito de diferentes delegaciones oficiales marroquíes y gozar de jugosas prebendas, a finales del año pasado Ziani escenificaba un serio rifirrafe con las autoridades consulares de su país en Barcelona. ¿Fue ello el detonante final de su caída, seguida de un preludio de desencuentros? Todo parece indicarlo. Tras un progresivo desenganche, Marruecos podría haber acabado desengañándose de su antiguo y fiel agente abandonándolo a su suerte, momento que es tomado al vuelo por el CNI para, con numerosas pruebas acumuladas según parece desde hace años, ponerlo contra las cuerdas y ponerlo de patitas en la calle camino de su país. Otro de los numerosos interrogantes es preguntarse por qué justo ahora y no antes, es decir, ¿a qué estaban esperando los servicios españoles? Seguida también de otras no menos interesantes preguntas: ¿por qué no se han tomado las mismas medidas con casos aun más flagrantes como, entre otros conocidos, el del ceutí Mohamed Ahmed Alí, con cargo y representación en el ministerio del Interior marroquí?

    Otro detalle relevante es el prudente silencio mantenido en Marruecos, donde en no pocas ocasiones los periodistas habitualmente siempre tan militantes se ceban en todo lo que huela a CNI, agencia cuyos medios según la prensa marroquí serían apabullantes, omnipresente en el norte del país donde, desde Tánger a Nador pasando por Tetuán, mantendría a “varios centenares” (sic) de agentes. Pero en el extraño caso Ziani, silencio en el foro. Solo una noticia a pie de página en Liberation, el periódico de la Unión Socialista de Fuerzas Populares (USFP) que no lee casi nadie, el amigo Mejdoubi en Alifpost y una moderada página con autoexculpaciones del afectado, Noureddine Ziani, en la última edición del semanario francófono Maroc Hebdo del 17 de mayo. Aquí y escribo desde Rabat, no ha pasado nada.

    En cuanto a la expulsión en sí algunas observaciones, porque también es raro el procedimiento. Lo normal sería que, tras ser expulsado, Ziani volara vía Madrid a Rabat, lo habitual en estos casos, “de capital a capital”, lo dice el manual no escrito de los espías, al menos eso cuentan en las películas del ramo. ¿Pero ser expulsado por la frontera de Melilla….? Es un guion extraño. Y la gran pregunta de partida: ¿cuáles son las verdaderas razones que envuelven la expulsión de Ziani? ¿Seguía siendo un agente de la DGED? ¿Se había “pasado” al campo del islamismo radical, del salafismo pre yihadista? ¿Negociaba por libre y trabajaba para el independentismo catalanista…? Demasiados interrogantes en marcha. Lo que está claro es que, con esta medida, el CNI del general Sanz ha enseñado los dientes, además de enviar un particular aviso a navegantes dentro y fuera de España. Y en Rabat, otro dato elocuente, haciendo mutis por el foro.

    Etiquetado: Barcelona, Cataluña, Catalunya, CNI, DGED, Dirección General de Estudios y Documentación, Félix Sanz Roldán, Maroc Hebdo, Marruecos, Melilla, Mohamed Ahmed Alí, Nador, Noureddine Ziani, Rabat, salafismo, Tánger, terrorismo yihadista, Tetuán, Unión Socialista de Fuerzas Populares, USFP,

  • Maroc : «Le makhzen rabaisse les partis et les hommes» (Mohamed Lahbabi)

    Intellectuel, homme de principes, enseignant et leader historique de l’UNFP (Union nationale des forces populaires) puis de l’USFP (Union socialiste des forces populaires), Mohamed Lahbabi, de par son honnêteté et son expérience, bénéficie du respect de la gauche marocaine et de la classe politique en général. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages de référence sur la politique marocaine et l’économie. Si ses détracteurs tentent de le marginaliser, celui qui est aujourd’hui âgé de 85 ans a le mérite de ne pas user de la langue de bois tout en adoptant un discours modéré et cohérent.

    La déportation de Mohammed V en août 1953 fait partie des événements qui ont marqué la vie de ce militant chevronné. En mars 1965, il a fait une intervention au Parlement pour dénoncer les exactions du régime. Ce qui a provoqué la colère de l’ancien monarque qui a demandé au ministre de l’Enseignement de rayer Mohamed Lahbabi des cadres de son département. Mais Lahbabi était avant tout l’ami intime de Aberrahim Bouabid, membre fondateur de l’USFP, avec qui il a passé six mois derrière les barreaux à Missour en 1981 pour avoir remis en cause le référendum de Hassan II sur le Sahara.

    L’Ittihadi a une vision plutôt optimiste pour le Maroc des trente prochaines années. Pour lui, l’affaire Aminatou Haidar aurait très bien pu être menée par l’ancien ministre de l’Intérieur Driss Basri. A l’occasion du 66è anniversaire du manifeste de l’Indépendance, Mohamed Lahbabi a envoyé une lettre au Premier ministre Abbas El Fassi demandant la transformation de la monarchie makhzenienne en monarchie citoyenne par le biais d’un nouveau parti de la gauche musulmane. Selon lui, la croyance est une affaire personnelle qui se négocie directement avec Dieu. Ce qui explique qu’il applaudisse devant les militants du MALI qui voulaient rompre le jeûne publiquement. Dans cette interview accordée au Journal Hebdomadaire, Mohamed Lahbabi tire à boulets rouges sur Mohamed El Yazghi, Driss Lachgar et Fathallah Oualalou et imagine ce que serait une USFP avec Aberrahim Bouabid.

    Interview :

    Comment évaluez-vous la situation politique du pays ?

    Depuis l’accession de Mohammed VI au trône, il y a une bataille entre la monarchie citoyenne et la monarchie makhzenienne. L’une pousse et l’autre la retient. Le conflit n’est pas gagné, mais la victoire est en marche. Cela prendra vingt ou trente ans, ce qui n’est rien pour un pays qui a vécu sous une monarchie makhzenienne très forte depuis des centaines d’années.

    Est-ce que le rôle du makhzen a changé ?

    Le peuple marocain veut un Pouvoir monarchique. Il veut que l’on respecte sa religion de façon moderne. En même temps, il est assoiffé de progrès et de dignité. Le makhzen rabaisse les partis et les hommes à la soumission et non pas à la dignité. Environ dix ans avant sa mort, Hassan II nous avait reçus à Ifrane, Bouabid, Radi et moi-même pour discuter de la situation politique du pays. Radi et moi avons été accueillis par Driss Basri dans un grand hôtel de la ville et il nous avait dit : «Notre politique est de discuter avec des gens soumis, vous devez vous soumettre pour obtenir des choses !» Aujourd’hui on ne peut plus dire ça. Il y a donc davantage d’espoir…

    La politique vis-à-vis du Sahara vous paraît-elle logique ?

    En 1981, nous avons fait six mois de prison, avec Aberrahim Bouabid, parce que nous avions en tant que bureau politique de l’USFP, publié un communiqué en disant que le référendum que demande le Maroc était inacceptable. Si le Sahara est marocain, on ne doit pas faire un référendum ! Driss Basri a appliqué les années de plomb au Sahara. Récemment, Aminatou Haidar a été renvoyée comme si elle était étrangère. C’est une aberration qu’aurait pu commettre D. Basri. On ne chasse pas quelqu’un de son pays ! Toutefois, je pense que grâce à la régionalisation avancée, le problème du Sahara sera résolu dans cinq ans.

    Qu’en est-il des partis politiques ?

    Les partis, c’est la soumission et la voracité pour bénéficier des biens matériels et politiques. L’exemple de Lachgar est totalement manifeste. Il était pro-El Yazghi parce qu’il lorgnait un poste de ministre. Lorsqu’il ne l’a pas eu, il a changé de discours. Il a parlé du PJD pour faire peur et pour allécher. Il n’a pas été élu au conseil de la ville. Et ce, parce qu’il ne voulait pas rendre visite aux gens des quartiers populaires comme Takaddoum.

    La nomination de Lachgar est-elle une manière d’isoler le PJD ?

    Oui. Mais c’est plus profond que cela. C’est pour lui faire peur. Lui dire qu’il peut être maté à tout moment.

    Etes-vous en faveur d’un rapprochement avec le PJD pour obtenir une constitution démocratique ?

    A l’heure actuelle, l’USFP est incapable de prendre une orientation politique précise. Lachgar s’est fait désirer par le PAM. L’USFP n’a pas été capable de le remettre à sa place. Autre chose : Bouabid et moi-même n’aurions jamais accepté d’être maire de la capitale du Maroc avec moins de cinq pour cent des voix. Ce n’est pas représentatif du peuple puisque ce pourcentage ne représente pas les votants. Si Bouabid était encore en vie, nous serions ouverts à toutes les discussions avec n’importe quel parti. Même avec le PAM. Mais sur un programme précis, aussi bien dans les objectifs que dans les actes.

    Même avec Al Adl Wal Ihssane ?

    Je pense que le PJD va fusionner avec Al Adl Wal Ihssane après la mort de Cheikh Yassine. Nous pouvons encourager Al Adl Wal Ihssane à donner à Nadia Yassine le rôle de porte-parole. Les prises de positions de cette femme sont très importantes. Voilà un point d’accord.

    Radi devrait-il quitter la direction de l’USFP ?

    C’est un honnête homme. Mais du juste milieu. Il devrait se retirer pour laisser la place aux jeunes. Il pourrait alors les conseiller de par son expérience. Il ne doit pas y avoir des gens de plus de 60 ans au bureau politique.

    Et que pensez-vous d’El Yazghi ?

    C’est un petit Staline. Avec tous les défauts de Staline et sans ses qualités. Je l’ai dit à l’avant-dernier conseil national. Je me souviens que Hassan II nous avait convoqués à Skhirat, El Yazghi, Radi et moi-même. Nous devions parler de Youssoufi qui était à Cannes. Au cours de la discussion, El Yazghi avait lâché à Hassan II : «Majesté, vos paroles sont pour nous une constitution» ! Avec Radi, nous étions outrés. Par la suite, El Yazghi a été nommé ministre…

    A votre avis, qu’est-ce qui a poussé Youssoufi à rentrer au Maroc ?

    L’objectif d’El Yazghi était que Youssoufi ne soit pas Premier ministre. Driss Slaoui m’avait appelé et dit : «Boby, la situation est très grave, même la monarchie peut être touchée. Vous nous avez fait du mal et on vous a fait du mal. Sa Majesté est prêt à effacer le passé. Va voir Youssoufi à Cannes pour le convaincre de prendre la tête du gouvernement.» Le lendemain, j’ai pris l’avion et je l’ai convaincu.

    La gauche est-elle morte aujourd’hui ?

    La gauche traditionnelle est morte. Elle ne peut revivre qu’en intégrant l’islam et la démocratie. Il y a des gens valables noyés dans une masse d’arrivistes. Pour la décennie 2010-2020, la vie politique va se redresser par la constitution de trois grands partis : un parti de la gauche musulmane (USFP, Istiqlal, PPS), un parti de la droite musulmane (PJD, Al Adl Wal Ihssane) et un parti de la modernisation du makhzen (PAM). Ils seront entourés de petits partis. Le premier est un nouveau concept basé sur une lecture du Coran sur la base de la foi, de la science et de la raison et non pas sur la base d’une soumission absolue à la tradition de lecture. La Koutla n’a rien donné, ce n’est pas une solution. Je propose le parti de la citoyenneté et de la modernité. Nous ne voulons pas de makhzen, ni modernisé ni archaïque. Nous voulons une monarchie de citoyenneté. L’islam est par définition laïc. L’islam, c’est la relation entre l’homme et Dieu. Beaucoup de choses qui ont été écrites dans le Coran l’étaient uniquement pour la société arabe du VIIè siècle.

    Vous voulez dire que l’Etat n’a pas à intervenir dans la religion ?

    L’homme est libre de faire et de penser ce qu’il veut. Il y a l’enfer et le paradis. Je soutiens les jeunes du MALI. Si une jeune femme a décidé de manger dans la rue pendant le ramadan, c’est entre elle et Dieu. Nous, gauche musulmane, nous applaudissons. L’affaire du MALI est une bombe contre la droite musulmane.

    Propos recueillis par Hicham Bennani

    Le Journal Hebdomadaire, janvier 2010

    Tags : Maroc, Makhzen, USFP, UNFP, gauche marocaine, Abderrahmane El Youssoufi,