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  • Wikileaks : Bouteflika aurait « punit » le gouvernement Espagnol à cause de sa position vis-à-vis du Sahara Occidental

    De nouveaux câbles de « Wikileaks » ont révélé que le Président Bouteflika était très furieux contre la position « malhonnête » des socialistes Espagnols vis à vis du Sahara Occidental. Le soutien Espagnol au projet de l’auto-gouvernance Marocaine a provoqué une crise des relations Algero-Espagnoles.

    Le quotidien Espagnol « El pais » a révélé aujourd’hui, mardi, à partir du câble « Wikileaks », que la position de l’Espagne, qui soutient la position marocaine, et précisément la proposition de l’auto-gouvernance, que Rabat avait pris comme alternative à l’autodétermination, qui a été décidée dans les résolutions du conseil de sécurité des nations Unies, a provoqué une vraie crise entre les relations Algero-Espagnoles. Ainsi, le Président Bouteflika aurait exprimé aux américains, son mécontentement de la position « malhonnête » du gouvernement socialiste Espagnol quant au conflit du Sahara Occidental. En effet, Bouteflika aurait déclaré au sénateur Américain Richard Logard, qui était en visite en Algérie en 2005, « Les socialistes Espagnoles n’ont pas été honnêtes envers les sahraouis. »

    Les câbles de Wikileaks ont parlé d’une vraie crise entre les relations bilatérales à cause du soutien Espagnol au projet de l’auto-gouvernance, que le Maroc présentait comme alternative aux résolutions des Nations Unies et au conseil de sécurité concernant le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination par voie référendaire. Le quotidien Espagnol a, à travers des analyses d’observateurs américains, fait un lien entre la « crise » et « le bras de fer » qui a été engagé entre les deux pays sur l’augmentation des prix du Gaz, décidée par la Sonatrach sur l’Espagne en 2007.

    Quant à la crise des prix du gaz qui a suscitée entre l’Algérie et l’Espagne en 2007 juste après la décision algérienne quant à l’augmentation du prix du gaz, que Sonatrach fournissait à l’Espagne, « El Pais » a révélé que l’ambassadeur d’alors des USA à Madrid avait adressé une correspondance aux affaires étrangères américains, où il dit que « l’augmentation de 20 % du prix du gaz exporté vers l’Espagne est une mesure voulue par Bouteflika, qui voulait exprimer son mécontentement vis-à-vis de la position prise par le chef du gouvernement quant à la question du Sahara. »

    Les câbles de Wikileaks, rapportés par le quotidien Espagnol, ont révélé que le chef de la diplomatie espagnol Miguel Angel Moratinos, avait informé ses amis américains que « le gouvernement Espagnol, et pour éviter que la crise entre les deux pays en 2008 perdure, j’ai essayé de relancer le dialogue entre le Maroc et l’Algérie, en faisant participer la France, mais l’Algérie a refusé de dialoguer à la place des Sahraouis. » les câbles ont ajouté que Moratinos a ficelé un dossier où il a détaillé toutes les propositions espagnoles quant au conflit du Sahara Occidental, et l’a présenté ensuite à 5 membres permanents du conseil de sécurité Onusien.

    Echourouonline, 14 déc 2010

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Bouteflika, ONU, MINURSO, Espagne, PSOE,

  • WikiLeaks : quand Algériens et Marocains se confient sur le Sahara occidental

    Le conflit au Sahara occidental, né il y a une quarantaine d’années, n’est pas près de trouver une solution, à en croire les télégrammes obtenus par WikiLeaks et révélés par « Le Monde ».

    Par Jean-Pierre Tuquoi Publié le 03 décembre 2010 à 22h59 – Mis à jour le 04 décembre 2010 à 14h37

    Le conflit au Sahara occidental, né il y a une quarantaine d’années, n’est pas près de trouver une solution. Les positions sont trop éloignées, les rivalités trop profondes, les procès d’intention trop nombreux entre les deux principaux protagonistes: le Maroc, qui occupe le Sahara occidental en dehors de toute légalité internationale, et l’Algérie sans l’appui de laquelle le Front Polisario, favorable à un référendum pour fixer l’avenir de l’ancienne colonie espagnole (indépendance ou rattachement au Maroc), aurait le plus grand mal à exister.

    La position algérienne est clairement exprimée dans le compte-rendu d’une audience (d’une durée de 3 heures 30) accordée en mai 2007 par le président algérien Abdelaziz Bouteflika à Frances Fragos Townsend, la conseillère du président Bush pour les affaires de sécurité, obtenu par Wikileaks et révélé par Le Monde.

    « Si je pouvais résoudre le problème je le ferais, affirme le président algérien. Mais je ne peux pas parler à la place des Sahraouis . » Ce qu’il faut c’est que « le Maroc et le Polisario trouvent une solution, et ils peuvent le faire avec l’aide des Américains ».

    Les Français, confiera-t-il à une autre occasion, « du fait du poids de leur histoire coloniale au Maghreb, sont incapables de jouer un rôle constructif dans le conflit ». D’ailleurs, ajoute-t-il, « la France n’a jamais vraiment accepté l’indépendance algérienne ». Pour lui, elle tente de régler ses comptes avec l’Algérie « en appuyant le Maroc ».

    LE JUGEMENT DE M. BOUTEFLIKA SUR LE ROI DU MAROC

    Un an plus tard, en février 2008, recevant un diplomate américain, changement de registre. Le président algérien dénonce « le plan d’autonomie » voulu par Rabat à la place du referendum d’autodétermination. Celui-ci n’offre qu’un semblant d’autonomie. Les provinces algériennes en ont d’avantage vis-à-vis d’Alger, soutient M.Bouteflika.

    Puis, au fil de l’entretien, le président algérien se laisse aller: il comprend que les Marocains se sentent menacés par la perspective d’un Sahara occidental indépendant mais, dit-il, ils sont les premiers responsables de la situation. Au lieu de faire preuve d’une approche « élégante » en acceptant une indépendance du Sahara occidental qu’ils auraient pu « contrôler » ou « superviser », ils veulent « un Anschluss, comme Saddam Hussein avec le Koweït ». S’ils n’avaient pas été aussi maladroits, les Marocains « auraient pu obtenir ce qu’ils voulaient », assure le président algérien à son hôte.

    L’année suivante, en novembre 2009, devant le chef du commandement américain pour l’Afrique (Africom), le général William Ward, le chef de l’Etat algérien revient à la charge. Selon lui, le projet d’autonomie est à rejeter. « Vous ne pouvez pas défendre l’application d’un principe pour la Palestine et un autre principe pour le Sahara occidental », fait valoir le président algérien.

    Le jugement négatif de M. Bouteflika sur le roi du Maroc n’est pas fait pour arranger les choses. Autant le président algérien apprécie Moulay Rachid, le frère du roi (« On a plaisanté et discuté agréablement » à l’occasion d’une rencontre à Séville, en Espagne) autant le courant ne passe pas avec Mohammed VI. « Il n’est pas ouvert, et manque d’expérience », se plaint-il. Pour M. Bouteflika, aucun dialogue n’est possible entre lui et le roi du Maroc.

    LES APPRÉCIATIONS SÉVÈRES DES MAROCAINS

    Côté marocain, la suspicion n’est pas moindre. Non pas que Mohammed VI se confie un tant soit peu aux très rares interlocuteurs américains qu’il reçoit. Mais ses proches le font pour lui. Or, ils sont sévères dans leur jugement. Selon leur lecture, la clé du dossier du Sahara occidental se trouve non pas à Tindouf, où siège les indépendantistes du Polisario, mais à Alger. Là-bas, expliquent-ils en juin 2009 au représentant personnel du secrétaire général de l’ONU, Christopher Ross, le pouvoir est toujours entre les mains de généraux dogmatiques, incapables de bouger et « pétrifiés » à l’idée du plan d’autonomie présenté par Rabat.

    Faut-il miser sur le temps et attendre qu’une nouvelle génération soit aux commandes en Algérie pour résoudre le conflit au Sahara occidental ? Certains conseiller du roi en sont convaincus, mais pas le chef des services de renseignements extérieurs, Mohamed Yassine Mansouri. Dans un « mémo » du printemps 2008, il se dit convaincu qu’un changement de génération « pourrait compliquer la situation ». « L’ancienne génération qui a créé le problème est la mieux placée pour le résoudre », dit-il à son interlocuteur américain.

    Dans un télégramme de juin 2009, le même Mansouri confie que Rabat a demandé au président français Nicolas Sarkozy de faire en sorte « de n’être pas perçu, comme par le passé comme aussi pro-marocain sur le Sahara occidental ».

    C’était aussi le cas de l’administration Bush, « qui apparaissait trop favorable au Maroc ». A l’équipe diplomatique du président Obama, le patron des services d’espionnage fait observer qu’ »il ne serait pas très judicieux d’abandonner ses vrais amis au profit du pétrole ».

    Jean-Pierre Tuquoi

    Le Monde, 3 déc 2010

    Tags : Maroc, Sahara Occidental, Front Polisario, Wikileaks, Etats-Unis, ONU,

  • Wikileaks parle de Sarkozy au Maroc… Du Sahara Occidental, des Rafales, des contrats…

    La plupart des français ne savent pas comment Wikileaks balance les infos. Un Câble que la presse française ne produira pas est en format brut. On y voit Sarko sur le Sahara Occidental, sur la vente ratée des Rafales, sur les grandes entreprises et comment finalement, il est intéressant de voir ce qui suit. Etant donné l’entrisme de Sarkozy dans les approches de négociation du Sahara Occidental ainsi que la vente d’armes au Maroc, on comprend mieux maintenant l’impact de cette politique qui est à l’origine de réactivation de certains groupes islamistes qui ont pu kidnapper des touristes

    Oui, Wikileaks apporte bien autre chose que des infos sur le tempérament de Sarkozy, sur le caractère de Merkel. On y trouve aussi de la géopolitique qui intéresse bien évidemment tous les protagonistes. Et puis on sait bien que personne n’y perdra sa peau, c’est de l’ordre de la légende urbaine, au pire des diplomates perdront leur poste… Quand on entend BHL parler d’irresponsabilité, il me semble qu’il n’a pas vu la portée réelle de Wikileaks, il n’a fait que lire les derniers avis des conseillers de l’Elysée et s’est lancée dans une diatribe contre finalement l’image fidèle d’un monde qui va dans le mur. On y trouve aussi un Sarkozy assez « boulet » qui fait des gestes offensant pour tout musulman et en plus face au « calife actuel »…

    Wikileaks a clairement la possibilité de montrer le réel et de faire changer les choses…

    Source

    Tags : Wikileaks, Nicolas Sarkozy, Sahara Occidental, armes, Maroc,

  • Sénégal : Karim Wade arrêté en possession de drogue au Maroc

    Le fils du président sénégalais, Karim Wade, avait été arrêté au Maroc en 2009 pour détention de haschich (Cannabis), révèle une dépêche de wikileak exploitée par le journal sénégalais Le Quotidien.

    « Il y a deux ans, un fonctionnaire de police marocain trop zélé a arrêté Karim Wade à l’aéroport de Casablanca, en possession de haschich », écrit Le Quotidien. Après son arrestation, Karim Wade aurait été mis en détention quelque temps avant que sa libération ne soit ordonnée par le roi du Maroc, Mohamed VI, qui « craignait une crise diplomatique avec le Sénégal », selon la même source.

    « Il a été rapporté à la mi-août qu’un officier supérieur de la police de l’aéroport de Casablanca a été brutalement affecté à un poste à Laayoune (dans le sud du Maroc), au Sahara occidental. Les motifs invoqués étaient divers : un journal déclarait que c’était parce qu’il avait arrêté un proche d’un dirigeant africain qui transportait de la drogue. Des informations de police ont confirmé, ont indiqué que le proche en question était Karim Wade, le fils du président sénégalais, Abdoulaye Wade », écrivait l’Ambassade des Etats-Unis dans une dépêche diplomatique révélée par wikileaks.

    Karim Wade, 43 ans, ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, des Transports aériens, des Infrastructures et de l’Energie du Sénégal est présenté, par un câble diplomatique de l’ambassade des Etats-Unis à Dakar rendus public par Wikileaks, comme un personnage vénal qui s’enrichit de façon éhontée sur le dos des Sénégalais et qui est prompt à traîner devant les tribunaux tout journaliste qui lui impute le moindre acte de mauvaise gestion.

    Source : AfriSCOOP via Al- Akhbar

    Tags : Maroc, Karim Wade, Mohammed VI, Sénégal, cannabis, haschich, Wikileaks,

  • Wikileaks et la visite de Sarkozy au Maroc

    Ce document est signé par le Chef adjoint de la Mission Diplomatique, Robert P. Jackson, le 7/10/2007

    Extraits

    Objet : SARKOZY BALAIE LE MAROC DE SES PIEDS

    Dans une interview avec le quotidien pro-Palais Le Matin juste avant son arrivée, Sarkozy décrit la proposition d’autonomie du Maroc pour le Sahara comme « sérieuse et crédible. » S’adressant à une séance commune du Parlement à Rabat le 23 octobre, Sarkozy semble avancer d’un pas dans le soutien français explicite au plan du Maroc, en le qualifiant de « nouvel élément, » dans un long processus abouti à l’impasse, utilisant la formuledu gouvernement des EU qui prône qu’il pourrait « servir de base pour la négociation dans la recherche d’une solution raisonnable à la question du Sahara Occidental. » Les remarques de Sarkozy sur le Sahara semblent rmettre la France tout près de la position marocaine et ont été embrassées comme tel par la majorité de la presse marocaine, qui a qualifié les remarques du président comme une percée de la politique française dans la question du Sahara. (Nous comprenons que la direction du Polisario ait protesté contre les remarques de Sarkozy.)

    (…)

    Quoique la couverture de presse de la visite de Sarkozy soit, pour une grande majorité, positive, quelques commentateurs ont exprimé un certain ressentiment – Al Massae, quotidien indépendant (arabe) a ronchonné que la diplomatie française « continue à être dirigés par des concepts traditionnels et obtus » et a accusé le Président d’être condescendant avec le Maroc en émettant « un certificat de bonne conduite » au régime. Un quotidien Islamiste important a qualifié d’insulte l’affirmation de Sarkozy pendant son speech au Parlement que l’Islam signifie bonté, tolérance et paix, tandis que l’Islam politique signifie séparation et engendre l’hostilité vers « l’autre. » Le quotidien arabe affilié au PJD Islamiste a dénoncé la remarque de Sarkozy en la qualifiant de gifle aux visages des DÉPUTÉS Islamistes présents dans l’audience.

    (…)

    Tandis que Sarkozy était généralement bien reçu, il y avait beaucoup de commérage dans les salons marocains sur un président « trop détendu » confortablement penché sur sa chaise comme lorsque lui et le Roi ont présidé le 22 octobre la cérémonie de signature au Palais Royal à Marrakech. En une image, on a vu Sarkozy croisant ses jambes et dirigeant la pointe de sa chaussure vers le Roi – un geste tabou dans le monde Islamique. Sarkozy a été accompagné au cours de la visite, y compris dans un banquet avec la famille royale par sa Ministre de la Justice (d’origine marocaine) Rachida Dati.

    Tags : Wikileaks, Maroc, Nicolas Sarkozy, TGV, LGV,

  • Le Maroc inonde l’Algérie de milliers de plants de cannabis (Wikilelaks)

    LE MAROC INONDE L’ALGÉRIE DE MILLIERS DE PLANTS DE CANNABIS. Ces graines qui nous viennent du Royaume

    Les quantités de saisies ne semblent pas, à première vue, alarmantes. Ni même le nombre de personnes arrêtéesLes quantités de saisies ne semblent pas, à première vue, alarmantes. Ni même le nombre de personnes arrêtées

    L’augmentation de saisies en ce qui concerne l’herbe, les graines et les plants de cannabis, utilisés pour la culture de cette drogue, laisse perplexe. En effet, en ce qui concerne l’herbe, l’augmentation est de 100%. Elle est de plus de 73% pour les graines et plus de 630% pour les plants de cannabis.

    En 2009, un message de l’ambassade américaine à Alger, dévoilé, 2 ans après par WikiLeaks, affirmait que l’Algérie était devenue le principal pays de transit de la drogue venant du Maroc et des pays d’Amérique du Sud vers l’Europe. Selon le même document, malgré le passage de ces quantités, la santé des Algériens n’était pas menacée. Les choses semblent avoir bien évolué depuis cette date. Et c’est le dernier bilan de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Onlcdt) qui le confirme.

    Ce bilan fait état d’une baisse de plus de 53% des quantités de résine de cannabis saisies. Ce qui rassure à plus d’un titre sur la lutte contre ce fléau rampant et la réussite de la stratégie sécuritaire – avec des moyens importants, faut-il le souligner – mise en place qui a affaibli, d’un côté, les réseaux de trafic de cannabis dont un grand nombre a été démantelé, et a barré les routes de la drogue en renforçant le contrôle sur les frontières. Ainsi et selon l’Onlcdt, sur les 11 premiers mois de l’année 2017, les différents services de sécurité ont saisi plus de 48.903 kg de résine de cannabis contre 106.035,364 kg durant la même période de 2016. Cependant, et à bien voir le bilan publié par l’Office, si la baisse enregistrée dans les saisies, que ce soit celle de la résine de cannabis, la cocaïne (-89,36%), l’héroïne (-28,73%) ou encore les graines et les plants d’opium (-100%), l’augmentation de saisies en ce qui concerne l’herbe, les graines et les plants de cannabis laisse perplexe. En effet, en ce qui concerne l’herbe, l’augmentation est de 100%. Elle est de plus de 73% pour les graines et plus de 630% pour les plants de cannabis. Les augmentations enregistrées concernent également le crack (2644,35%), les psychotropes (7,78%) et les gélules (1009,38%). L’herbe, les graines et les plants de cannabis sont utilisés pour la culture de cette drogue et durant l’année 2017, plus de 21 affaires liées à la culture du cannabis ont été traitées en Algérie menant à l’arrestation de 27 cultivateurs de cannabis.

    Les quantités de saisies relatives à la culture de la résine de cannabis en Algérie ne semblent pas, à première vue, alarmantes. Ni même le nombre de personnes arrêtées. Cependant, si on rappelle que, selon les spécialistes internationaux de la lutte contre le trafic, les quantités saisies dans un pays ne représentent généralement que 10% des quantités en circulation, cela donne clairement une idée sur une activité florissante dans le pays. L’Algérie risque ainsi de passer d’un pays de transit et de consommation à un pays de production. Le danger est là et il nous vient de notre voisin de l’Ouest, chiffres à l’appui. Puisque 80% des saisies de cannabis opérées, l’ont été dans la région ouest du pays. Une vraie «guerre» que mène le Makhzen contre l’Algérie. Et pourtant, dès que cette vérité est dite par les responsables algériens, le Maroc se «déchaîne» et accuse l’Algérie de l’attaquer. Le proverbe «il m’a frappé et a pleuré, il m’a devancé et il s’est plaint», semble bien être sa place dans ce cas-là. Mais heureusement que l’Algérie n’est pas le seul pays à dénoncer la production marocaine de drogue.

    Dernièrement, c’était l’Espagne qui s’était plaint de la drogue du Royaume chérifien. Il y a aussi tous les rapports des organismes de l’ONU qui affirment que l’économie du Maroc repose sur l’«or brun» à plus de 23%. Ce chiffre correspond au poids qu’occupe le cannabis dans le PIB du royaume.
    Le marché de la drogue brasse quelque 23 milliards de dollars dans ce pays, classé par l’agence onusienne de lutte contre le trafic de drogue, en tête des narco-Etats de la planète.

    Alors quand Messahel évoque le transport par la Royal Air Maroc d’autre chose que des passagers, ou que les succursales des banques marocaines en Afrique versent dans le blanchiment d’argent, il n’y a pas de quoi s’étonner. Car, pour blanchir une masse monétaire de cette ampleur, les petites combines ne suffisent pas! Et il faut employer les gros moyens.

    Ce qui amène pas mal d’observateurs à dire, sans trop de risque de se tromper, qu’il existe une sorte de complicité au sein de l’administration économique marocaine, car les puissants narcotrafiquants marocains parviennent à injecter les bénéfices de leur trafic dans l’économie formelle, sans que l’on n’entende jamais parler de l’arrestation d’un baron de la drogue.

    «La production totale de cannabis au Maroc durant la saison 2015-2016 est estimée à 700 tonnes métriques, ce qui équivaut à 23% du PIB marocain estimé à 100 milliards de dollars», a précisé le Département d’Etat américain dans un rapport sur le trafic de stupéfiants à l’échelle internationale publié le 3 mars 2017. Le Département d’Etat a également fait savoir que le Maroc, qui occupe déjà le rang de premier producteur et exportateur de cannabis au monde, est devenu un important pays de transit de cocaïne provenant de l’Amérique du Sud en direction de l’Europe, comme en attestent les deux saisies record de cette drogue qui ont eu lieu l’an passé à Oujda (250 kg) et à Dakhla (1230 kg). Lorsqu’on sait que sur la production estimée de cannabis, il y a 10 fois plus de saisies en Algérie qu’au Maroc, on comprend que Rabat qui, selon le rapport du Département américain, «a reconnu ses limites en matière de lutte contre la drogue», se cache derrière de faux prétextes pour dissimuler les complicités au niveau des institutions du pays.

    L’argumentaire marocain ne tient pas la route, ce qui a amené d’ailleurs, l’ouverture en février 2017, à Rabat, par l’administration américaine chargée de la lutte contre la drogue (Drug Enforcement Administration/DEA) d’un premier bureau régional en Afrique. Malgré l’ouverture de ce bureau, les dénonciations communes de la production marocaine de drogue, le problème de l’Algérie reste entier. Le pays est confronté à un réel danger et dépense des sommes colossales pour lutter contre ce fléau, non seulement dans la lutte contre ce trafic mais aussi pour la prise en charge des toxicomanes dont le nombre est en augmentation permanente. L’Algérie compte plus d’un million et demi de consommateurs, dont près de 20.000 toxicomanes pris en charge l’année dernière. Et il s’agit, malheureusement, de jeunes de moins de 35 ans. Le danger qui était à nos portes semble vouloir maintenant s’implanter dans notre «maison» Algérie. Le temps n’est plus à la dénonciation, mais à la riposte rapide et efficace. Et même si cela doit «fâcher» «notre ami le roi», alors soit, qu’il se fâche!

    L’expression, 4 mars 2018

    Tags : Maroc, Algérie, cannabis, haschich, drogue, Kif,

  • Algérie : Révélation d’un responsable de BP – Chakib Khelil est au cœur de la corruption (Wikileaks)

    Les diplomates américains n’ont pas de mots assez durs pour qualifier le comportement de l’ancien ministre de l’Energie dans la gestion de Sonatrach. Ils affirment, crûment, que Chakib Khelil était au «centre de la corruption» de la compagnie nationale d’hydrocarbures.

    Dans un mémo daté du 21 février 2010, l’ancien ambassadeur David Pearce rapporte que «ni l’enquête sur la corruption ni le conflit politique qui peut se cacher derrière le scandale ne peuvent se résoudre rapidement, à cause des lenteurs de prise de décision du président Bouteflika».

    Dans une discussion avec Akli Brihi, représentant de British Petroleum, il a été souligné que Khelil était «responsable de la culture de corruption à Sonatrach».

    Le diplomate américain pointe du doigt le rôle de Reda Hemche, un parent de Chakib Khelil (dont Brihi a déclaré être un neveu, mais dont d’autres ont affirmé qu’il était un cousin) dans les actes de corruption. Le représentant de British Petroleum croit savoir que Mohamed Meziane, ancien PDG de Sonatrach, avait signé de nombreux contrats sous la contrainte. «Brihi, est-il écrit, a indiqué que M. Khelil avait fait un excellent travail en tant que ministre jusqu’à l’amendement de la loi sur les hydrocarbures de 2006». De l’avis du dirigeant de BP en Algérie, Khelil, frustré de ne pas pouvoir libéraliser le secteur, aurait décidé de «rejoindre le système».

    Selon ses dires, ce fut après 2006 que Chakib Khelil a installé Hemche et a remplacé des experts compétents et de haut niveau par les «oui-oui»(sic !). S’appuyant sur une conversation avec Akli Brihi, représentant de British Petroleum et Armando Gallego, directeur général de la compagnie ConocoPhillips, l’ancien ambassadeur américain à Alger rapporte que les pratiques de corruption étaient plus liées avec les sociétés de services – à l’exemple de l’entreprise italienne Saipem – et non pas avec des compagnies pétrolières.

    «La société de services soumettrait une facture gonflée et payait directement des membres de Sonatrach», est-il noté. Il en est ainsi, selon Akli Brihi, du contrat d’un milliard de dollars conclu avec cette société relatif au projet d’Arzew GNL ainsi que du contrat de construction de la nouvelle ville de Hassi Messaoud passé avec la société canadienne Lavalin.
    Brihi considère qu’il n’était pas impossible que des entreprises américaines soient impliquées dans ce genre de transactions, mais elles restent prémunies par les contraintes juridiques du Foreign Corrupt Practices Act.

    Le patron de BP, qui se montre décidément très loquace, estime que le président Bouteflika était un homme intelligent mais qui ne sait pas écouter. «L’énergie n’étant pas son domaine de compétence, explique-t-il, il a abandonné ces questions à Khelil, qui a été l’unique conducteur de la politique énergétique de l’Algérie.»

    El Watan, 9 nov 2011

    tags :  Algérie, BP, Wikileaks, Chakib Khelil, corruption, Sonatrach,

  • Maroc : Les américains n’aiment pas le couscous ni le thé à la menthe

    Les américains mettent de la menthe au tabou

    Si Mohamed VI et son Majzén pensaient que, contrairement à certains journalistes espagnols et français, l’ambassade des États-Unis à Rabat et son consulat à Casablanca avaient envoyé à Washington des reportages sur la beauté naturelle et historique du royaume, la variété des couleurs et les odeurs de ses marchés, les délices du couscous et du thé à la menthe, l’humour et l’hospitalité de ses habitants, le luxe et le confort de ses grands hôtels, son engagement sans faille à la combinaison de la tradition et de la modernité, si c’est ce qu’ils pensaient, ils auront connu une déception monumentale en lisant les textes datés de 2008 et 2009 obtenus par Wikileaks et publiés par EL PAÍS et quatre autres journaux internationaux.

    Il s’avère que l’ambassade et le consulat d’un pays aussi ami, d’un protecteur aussi indispensable, d’un pouvoir si amoureux de l’ordre, d’un promoteur aussi vigoureux des affaires, ont été envoyés à la ville de Potomac, faisant état de corruption, de bureaucratie et d’inefficacité. Tout comme ces fichus journalistes. En fait, ces deux câbles ressemblaient à des chroniques journalistiques qui essayaient même d’imiter leur style et comprenaient des titres tels que Tous les hommes du roi (All the King’s Men) et Un conte de proportions royales (A tale of royal proportions).

    Car oui, et c’est cela qui fait mal, les diplomates américains au Maroc ont parlé dans leurs câbles du tabou: le roi en personne. Ils ont osé dire, et avec des exemples concrets, que le monarque et son peuple avaient une « honteuse gourmandise » – oui, tels étaient ses mots – lorsqu’il s’agissait de prendre des commissions pour des projets immobiliers dans le royaume. Non, les diplomates yankees ne se sont pas livrés à des discours ds guides et des vendeurs de tapis des souks. Ils ne se sont pas bornés à racompter des choses aussi connues que le trafic de haschisch double même les revenus du tourisme. Même pas pour signaler le méfait de cet officier de la police qui était dédié à importer des motos BMW alors qu’il savait que ce sont ceux-là qui allaient équiper les forces de sécurité. Sans oublier que pour obtenir des permis de construire à Casablanca, il fallait donner un bon coup de pouce aux fonctionnaires plus ou moins haut. Les diplomates américains, ces gens qui avaient été invités tant de fois au couscous et au mechui, ont pointé leur doigt sur le roi et ses grands amis, Fouad Ali l’Himma et Mounir Majidi.

    En faisant preuve d’irrespect pour le plus sacré, l’Ambassadeur Riley a envoyé en août 2008 une dépêche à Washington décrivant l’état des Forces armées royales comme étant en voie de modernisation, bien sûr, mais accablé de corruption, oui encore l’inefficacité bureaucratique, le faible niveau d’éducation et le risque élevé de radicalisme.

    Les diplomates américains sont-ils devenus communistes? C’en a tout l’air, Majesté. Parce que, sinon, comment expliquer qu’en mai 2008, le consulat de Casablanca ait envoyé à Washington un câble dans lequel, après avoir reconnu le réveil urbain et économique de cette métropole, ajoutait l’observation selon laquelle il serait nécessaire que la prospérité soit  » partagés plus largement « au profit de « tous les segments de la société ».

    Le Palais royal, le gouvernement et la presse accro à ces révélations réagiront-ils avec la même sensibilité que les articles publiés dans certains journaux à Madrid et à Paris? Ou, déjà mis aux résolutions du Congrès espagnol. Affaire à suivre.

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Makhzen, palais, royal, wikileaks, Fouad Ali El Himma, Mounir El Majidi,

  • Los yanquis mientan lo tabú

    Javier Valenzuela

    Fuente : El País, 3 dic 2010

    Si Mohamed VI y su majzén pensaban que, a diferencia de algunos periodistas españoles y franceses, la embajada de Estados Unidos en Rabat y su consulado en Casablanca mandaban a Washington informes hablando de las bellezas naturales e históricas del reino, de la variedad de colores y olores de sus mercados, de las delicias del cuscús y el té a la menta, del humor y la hospitalidad de sus gentes, del lujo y confort de sus grandes hoteles, de su imparable apuesta por la combinación de tradición y modernidad, si era eso lo que cavilaban, se habrán llevado un chasco monumental al leer los cables fechados en 2008 y 2009 conseguidos por Wikileaks y publicados por EL PAÍS y otros cuatro diarios internacionales.

    Resulta que la embajada y el consulado de un país tan amigo, de un protector tan imprescindible, de una potencia tan amante del orden, de un promotor tan vigoroso de los negocios, enviaban a la ciudad del Potomac informes hablando de corrupción, burocracia e ineficacia. Justo como esos malditos periodistas. De hecho, tanto se parecían esos cables a las crónicas periodísticas que hasta intentaban imitar su estilo e incluían títulos como Todos los hombres del Rey (All the King?s men) y Un cuento de proporciones reales (A tale of royal proportions) .

    Porque sí, y ahí está lo que duele, los diplomáticos norteamericanos en Marruecos mentaban en sus cables lo tabú: al mismísimo rey. Osaban decir, y con ejemplos concretos, que el monarca y la gente de su estrecha confianza tenían una « glotonería vergonzosa » -sí, tales eran sus palabras- a la hora de llevarse comisiones por proyectos inmobiliarios en el reino. No, no se dedicaban los diplomáticos yanquis a despotricar de los guías y vendedores de alfombras de los zocos. Ni se limitaban a contar algo tan sabido como que el tráfico de hachís dobla incluso los ingresos por turismo. Ni tan siquiera a informar de la picardía de aquel funcionario de la Policía que se dedicó a importar motos BMW cuando supo que éstas eran las que iban a equipar a las fuerzas de seguridad. Ni a señalar que para conseguir licencias de construcción en Casablanca había que soltar unas buenas mordidas a funcionarios más o menos altos. Los diplomáticos estadounidenses, esa gente a la que tantas veces se había invitado a cuscús y mechui, apuntaban con el dedo al mismísimo Rey y sus grandes amigos Fuad Ali el Himma y a Mounir Majidi.

    Ya puestos a no respetar ni lo más sagrado, el embajador Riley enviaba en agosto de 2008 un despacho a Washington describiendo el estado de las Fuerzas Armadas Reales como en proceso de modernización, de acuerdo, pero lastradas por la corrupción, sí, otra vez esa palabra, y también por la ineficacia burocrática, el bajo nivel de educación y el alto riesgo de radicalismo.

    ¿Es que se han hecho comunistas los diplomáticos estadounidenses? Así lo parece, Majestad. Porque, si no, cómo explicar que, en mayo de 2008, el consulado de Casablanca enviara a Washington un cable en el que, tras reconocer el despertar urbano y económico de esa metrópolis, añadiera la observación de que sería preciso que la prosperidad fuera « compartida más extensamente » para beneficiar a « todos los segmentos de la sociedad ».

    ¿Reaccionarán el Palacio Real, el Gobierno y la prensa adicta a esas revelaciones con la misma susceptibilidad con que lo hacen a los artículos publicados en determinados periódicos de Madrid y París? O, ya puestos, a las resoluciones del Congreso español. Affaire à suivre.

    Tags : Marruecos, Mohamed VI, corrupción, Wikileaks, Estados Unidos, immobiliaria, Fouad Ali El Himma, Mounir El Majidi, palacio real,

  • Wikileaks : Taïeb Fassi Fihri, et Mohammed Yassine Mansouri sont «les véritables co-architectes de la politiques étrangère » marocaine.

    A en croire Samuel L. Kaplan, Taïeb Fassi Fihri, et Mohammed Yassine Mansouri sont «les véritables co-architectes de la politiques étrangère » marocaine.

    Les contenus des câbles concernent toutes les notes ou « mémos » transcrits par les différents diplomates dans les ambassades américaines à travers le monde. Cela comprend évidemment le Maroc. Petite lecture.

    Dans un câble classé confidentiel, l’ambassadeur américain Samuel L. Kaplan relate sa pr

    A en croire Samuel L. Kaplan, Taïeb Fassi Fihri, et Mohammed Yassine Mansouri sont «les véritables co-architectes de la politiques étrangère » marocaine.

    Les contenus des câbles concernent toutes les notes ou « mémos » transcrits par les différents diplomates dans les ambassades américaines à travers le monde. Cela comprend évidemment le Maroc. Petite lecture.

    Dans un câble classé confidentiel, l’ambassadeur américain Samuel L. Kaplan relate sa première rencontre avec la nouvelle mairesse de Marrakech, Fatima Zahra Mansouri.

    Ayant eu lieu le 27 janvier 2010, et en présence du consul général américain à Casablanca, Mansouri a profité de cette rencontre pour présenter ses projets pour la ville de Marrakech, mais aussi assurer les diplomates transatlantiques de son admiration pour l’Amérique. Mansouri a même déclaré « quand je suis submergée de problèmes à l’intérieur de la mairie, j’ai des envies de retour à New York ».

    Se plaignant des disparités sociales à Marrakech, Mansouri déplore le fait que 28.000 familles vivent « sans eau ni électricité » à proximité des centres d’hôtellerie et de restauration.

    Concernant son parti, le PAM, Mansouri le considère comme un « parti moderne» et «focalisé sur les problématiques de développement avec une vision libérale de l’économie». Pro-US quoi!

    Le ministre des Affaires étrangères Taïeb Fassi Fihri, et le patron de la DGED Mohammed Yassine Mansouri sont «les véritables co-architectes de la politiques étrangère » marocaine, à en croire Samuel L. Kaplan.

    Dans un câble classé confidentiel et datant du premier février 2010, une équipe de sénateurs américains a rencontré les deux artisans de la diplomatie marocaine à Rabat, le 5 janvier 2010.

    Durant la rencontre, Mansouri a par ailleurs déclaré qu’il y avait « deux sortes d’idéologies extrémistes » : une première qu’il qualifie de « dépravée », et qui concerne la doctrine « takfirie », et la deuxième étant « l’idéologie du martyr », en rapport avec l’apologie des attaques suicides. Très instructif.

    Mustapha Ramid, le député du PJD, a déclaré tout le désamour qu’il portait au PAM (Parti authenticité et modernité) lors d’une rencontre avec un diplomate américain, le 10 décembre 2009.

    Pour le dirigeant islamiste, le PAM a été créé pour mettre fin à sa propre formation politique. Pour lui, la création du PAM est un « retour en arrière » dans le processus de démocratisation au Maroc. Ramid se dit aussi pro-monarchique, mais affirme que le roi ne doit pas être la source de toutes les réformes politiques. Ramid a aussi appelé à de profondes réformes démocratiques… 14 mois avant le 20 février.

    Robert P. Jackson, chargé d’affaires au sein du consulat américain à Casablanca, a écrit un rapport sur les élections communales, qui ont eu lieu en juin 2009. Pour le diplomate Américain, « malgré la relative transparence des élections […], elles pourraient représenter un pas en arrière pour la démocratie marocaine ». Jackson ajoute que « le fait que le mode de scrutin soit indirect favorise l’achat de voix et les pressions politiques ». « Le PAM de Fouad Ali El Himma aurait (d’ailleurs) utilisé des moyens de pression extra-politiques, notamment en invoquant le nom du roi pour faire pression sur les autres partis afin qu’ils s’y associent ».
    Les pressions de Kadhafi

    Souvenez-vous, un certain 27 juin 2007, un tribunal de Casablanca a condamné trois journaux marocains : Al Ahdath Al Maghribiya, Al Massae, et Al Jarida Al Oula; à de lourdes amendes pour avoir « publiquement nuit » au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, et d’avoir « atteint à sa dignité ». Cette affaire n’a pas pas échappé à l’ambassade américaine, qui prétend, dans un « mémo » daté du 9 juillet 2009, que le gouvernement libyen « aurait exercé des pressions sur la justice marocaine».

    Deux diplomates israéliens sont venus à la conférence non pas pour des « raisons professionnelles », mais pour « renouer les relations avec le Maroc ».

    Citant une source travaillant au sein du ministère des Affaires étrangères, la diplomatie américaine affirme « que le gouvernement libyen a exercé d’importantes pressions sur le gouvernement marocain», et ajoute un peu plus loin que « lorsque le ministère des Affaires étrangères a déclaré aux Libyens que les journalistes sont libres d’écrire ce qu’ils voulent, les Libyens ont répondu qu’aucune presse arabe n’est libre de tout contrôle, et ont considéré cela comme une indication que le gouvernement marocain approuve ce qui se dit dans les journaux ». Décidément, il était temps que Kadhafi quitte le pouvoir.

    Israël drague le Maroc

    Lors d’une conférence de lutte contre la prolifération nucléaire, ayant eu lieu du 3 au 5 juin à Rabat, diplomates Israéliens et marocains ont saisi l’occasion pour renouer leurs relations diplomatiques. Deux diplomates israéliens, Eynat Shlein-Michael et Israël Tikochinsky sont venus à la conférence non pas pour des « raisons professionnelles », mais pour « renouer les relations avec le Maroc, qui s’étaient interrompus à la suite de l’attaque israélienne de Gaza ». Les Israéliens ont exhorté les Marocains à mieux soutenir Mahmoud Abbas. Pour les représentants de l’État hébreux, soutenir Abbas par des déplacements d’officiels marocains à Ramallah reviendrait à améliorer l’image du dirigeant de l’OLP. Par ailleurs, les diplomates Israéliens ont demandé aux Marocains de faciliter l’accès aux touristes Israéliens qui visitent le Maroc, en les dispensant de visas, arguant que le chiffre de « 60 000 touristes israéliens annuels pourrait être beaucoup plus important ».

    Ayant eu lieu le 27 janvier 2010, et en présence du consul général américain à Casablanca, Mansouri a profité de cette rencontre pour présenter ses projets pour la ville de Marrakech, mais aussi assurer les diplomates transatlantiques de son admiration pour l’Amérique. Mansouri a même déclaré « quand je suis submergée de problèmes à l’intérieur de la mairie, j’ai des envies de retour à New York ».

    Se plaignant des disparités sociales à Marrakech, Mansouri déplore le fait que 28.000 familles vivent « sans eau ni électricité » à proximité des centres d’hôtellerie et de restauration.

    Concernant son parti, le PAM, Mansouri le considère comme un « parti moderne» et «focalisé sur les problématiques de développement avec une vision libérale de l’économie». Pro-US quoi!

    Le ministre des Affaires étrangères Taïeb Fassi Fihri, et le patron de la DGED Mohammed Yassine Mansouri sont «les véritables co-architectes de la politiques étrangère » marocaine, à en croire Samuel L. Kaplan.

    Dans un câble classé confidentiel et datant du premier février 2010, une équipe de sénateurs américains a rencontré les deux artisans de la diplomatie marocaine à Rabat, le 5 janvier 2010.

    Durant la rencontre, Mansouri a par ailleurs déclaré qu’il y avait « deux sortes d’idéologies extrémistes » : une première qu’il qualifie de « dépravée », et qui concerne la doctrine « takfirie », et la deuxième étant « l’idéologie du martyr », en rapport avec l’apologie des attaques suicides. Très instructif.

    Mustapha Ramid, le député du PJD, a déclaré tout le désamour qu’il portait au PAM (Parti authenticité et modernité) lors d’une rencontre avec un diplomate américain, le 10 décembre 2009.

    Pour le dirigeant islamiste, le PAM a été créé pour mettre fin à sa propre formation politique. Pour lui, la création du PAM est un « retour en arrière » dans le processus de démocratisation au Maroc. Ramid se dit aussi pro-monarchique, mais affirme que le roi ne doit pas être la source de toutes les réformes politiques. Ramid a aussi appelé à de profondes réformes démocratiques… 14 mois avant le 20 février.

    Robert P. Jackson, chargé d’affaires au sein du consulat américain à Casablanca, a écrit un rapport sur les élections communales, qui ont eu lieu en juin 2009. Pour le diplomate Américain, « malgré la relative transparence des élections […], elles pourraient représenter un pas en arrière pour la démocratie marocaine ». Jackson ajoute que « le fait que le mode de scrutin soit indirect favorise l’achat de voix et les pressions politiques ». « Le PAM de Fouad Ali El Himma aurait (d’ailleurs) utilisé des moyens de pression extra-politiques, notamment en invoquant le nom du roi pour faire pression sur les autres partis afin qu’ils s’y associent ».
    Les pressions de Kadhafi

    Souvenez-vous, un certain 27 juin 2007, un tribunal de Casablanca a condamné trois journaux marocains : Al Ahdath Al Maghribiya, Al Massae, et Al Jarida Al Oula; à de lourdes amendes pour avoir « publiquement nuit » au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, et d’avoir « atteint à sa dignité ». Cette affaire n’a pas pas échappé à l’ambassade américaine, qui prétend, dans un « mémo » daté du 9 juillet 2009, que le gouvernement libyen « aurait exercé des pressions sur la justice marocaine».

    Deux diplomates israéliens sont venus à la conférence non pas pour des « raisons professionnelles », mais pour « renouer les relations avec le Maroc ».

    Citant une source travaillant au sein du ministère des Affaires étrangères, la diplomatie américaine affirme « que le gouvernement libyen a exercé d’importantes pressions sur le gouvernement marocain», et ajoute un peu plus loin que « lorsque le ministère des Affaires étrangères a déclaré aux Libyens que les journalistes sont libres d’écrire ce qu’ils voulent, les Libyens ont répondu qu’aucune presse arabe n’est libre de tout contrôle, et ont considéré cela comme une indication que le gouvernement marocain approuve ce qui se dit dans les journaux ». Décidément, il était temps que Kadhafi quitte le pouvoir.

    Israël drague le Maroc

    Lors d’une conférence de lutte contre la prolifération nucléaire, ayant eu lieu du 3 au 5 juin à Rabat, diplomates Israéliens et marocains ont saisi l’occasion pour renouer leurs relations diplomatiques. Deux diplomates israéliens, Eynat Shlein-Michael et Israël Tikochinsky sont venus à la conférence non pas pour des « raisons professionnelles », mais pour « renouer les relations avec le Maroc, qui s’étaient interrompus à la suite de l’attaque israélienne de Gaza ». Les Israéliens ont exhorté les Marocains à mieux soutenir Mahmoud Abbas. Pour les représentants de l’État hébreux, soutenir Abbas par des déplacements d’officiels marocains à Ramallah reviendrait à améliorer l’image du dirigeant de l’OLP. Par ailleurs, les diplomates Israéliens ont demandé aux Marocains de faciliter l’accès aux touristes Israéliens qui visitent le Maroc, en les dispensant de visas, arguant que le chiffre de « 60 000 touristes israéliens annuels pourrait être beaucoup plus important ».

    Tags : Wikileaks, Maroc, Etats-Unis, Israël, Mansouri, DGED, Taïeb Fassi Fihri,