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  • Maroc : étalage de luxe royal en mer pendant que les Marocains émigrent en masse

    La diffusion de chiffres, en général tenus secrets, sur l’augmentation de l’émigration clandestine marocaine vers l’Espagne rappelle une douloureuse réalité qui contraste avec les vacances de la famille royale en Méditerranée, entre yacht et voilier

    Ignacio Cembrero

    Ils étaient à peu près une centaine de convives, le dimanche 14 juillet, à bord du Badis 1, le nouveau bateau du roi Mohammed VI, qui avait jeté l’ancre face à la résidence royale de M’diq, sur la côte nord du Maroc, pas loin de Tétouan.

    Le souverain âgé de 55 ans avait invité le gratin de Casablanca et de Rabat à venir assister, pieds nus pour que leurs semelles noires ne salissent pas le pont, à l’inauguration de ce voilier de 70 mètres de longueur, parmi les dix plus grands du monde.

    En fait, ces hôtes de marque ont dû se rendre deux fois à M’diq. D’abord le samedi, le jour fixé pour l’invitation. Une fois sur place, on leur a indiqué, sans autre explication, qu’elle était repoussée de 24 heures. Ils sont donc revenus, vêtus de leurs plus beaux costumes, le lendemain.

    Cette fois, le roi était bien là pour les accueillir, accompagné de ses trois fidèles amis depuis quatorze mois, les frères Azaitar, trois boxeurs allemands d’origine marocaine avec qui il passe le plus clair de son temps.

    Mohammed VI possédait déjà une vielle goélette retapée, El Boughaz 1, longue de 62 mètres, mais pour le vingtième anniversaire de sa montée sur le trône, il s’est offert un autre voilier encore plus long et bien plus moderne.

    Combien l’a-t-il payé ? L’hebdomadaire Tel Quel de Casablanca signale que son ancien propriétaire, le milliardaire américain Bill Duker, l’avait mis en vente pour 88 millions d’euros. On ne saura cependant pas son prix de vente car le palais royal ne communique pas sur ce sujet.

    Un yacht qui se loue jusqu’à 600 000 euros la semaine

    Pendant que Mohammed VI recevait ses invités à bord, son fils, le prince héritier, Moulay Hassan (16 ans), sa fille, Lalla Khadija (12 ans), et son ex-femme, Lalla Salma (41 ans), étaient eux aussi en vacances à l’autre bout de la Méditerranée, en mer Égée, d’après la presse grecque.

    De l’île de Skiathos, ils ont appareillé le 7 juillet pour une croisière de dix jours à bord du Serenity, un yacht de luxe dont la location coûte entre 550 000 et 600 000 euros la semaine, un chiffre donné également par la presse grecque et repris par certains médias marocains.

    Cet étalage de luxe maritime a coïncidé avec la divulgation de chiffres, en général tenus secrets, sur la montée en puissance de l’émigration clandestine marocaine par mer vers l’Espagne.

    Au cours de l’année 2018, les Marocains ont représenté un peu moins de 22 % des 57 498 harragas (sans papiers) arrivés à bord de 2 109 rafiots sur les côtes espagnoles.

    Au cours du premier semestre 2019, le nombre total d’immigrés irréguliers a certes baissé (- 27 %), mais la proportion de Marocains a grimpé jusqu’à 29,9 %. Au moins de mai, ils ont même atteint un pourcentage record (48,08 %).

    Ces statistiques ne figurent pas sur le site du ministère de l’Intérieur espagnol, qui se refuse à donner un décompte des arrivées par nationalité pour ne pas froisser les autorités à Rabat en pointant du doigt l’épidémie migratoire dont souffre le Maroc.

    Mais Madrid communique les données qu’elle recueille à des organismes comme Frontex (l’agence européenne chargée de la surveillance des frontières) qui, à son tour, les transmet à la Commission européenne. Ils figurent donc dans un rapport du Service européen pour l’action extérieure daté du 9 juillet.

    Ces statistiques ne prennent en compte qu’une partie du phénomène migratoire marocain. Quand les immigrés subsahariens posent le pied sur les plages andalouses, ils cherchent à se faire prendre, sachant qu’ils vont être logés et nourris pendant près de deux mois et que leurs chances de se faire expulser sont minimes.

    Il en va tout autrement des Marocains et des Algériens dont 36 % et 32 % des harragas appréhendés à leur arrivée ont été rapatriés en 2018. Une fois débarqués, ils cherchent donc à tout prix à passer entre les mailles du filet des forces de sécurité espagnoles. Combien sont-ils à y parvenir ?

    À ceux-là s’ajoutent ceux qui rentrent légalement en Espagne mais qui y restent de façon irrégulière une fois leurs économies expirées.

    À peu près 17 % des 15 000 saisonnières marocaines embauchées en 2017 pour la cueillette des fraises dans la province de Huelva (sud-ouest) ne sont pas rentrées au pays, selon une enquête de l’agence de presse espagnole EFE. Revenir chez soi était pourtant une condition indispensable pour toucher une partie du salaire qui leur est retenu jusqu’à leur retour.

    L’Espagne est certes la principale porte d’entrée des Marocains en Europe, mais elle n’est pas la seule. « Les émigrés marocains arrivant en Libye confirment que la route aérienne du Maroc vers l’Algérie et, ensuite, vers la Libye, en traversant la frontière terrestre, reste active », signale le rapport européen. Pour les clandestins qui veulent rejoindre l’Europe, la Libye est cependant devenue un cul de sac.

    Un changement politique rapide dans leur pays

    Il n’y a rien d’étonnant à ce que les Marocains soient de plus en plus nombreux à quitter le royaume. Le baromètre du monde arabe publié par la BBC fin juin indique que 44 % d’entre eux souhaitent émigrer – 17 % de plus qu’il y a trois ans – mais ce pourcentage grimpe jusqu’à 70 % quand la question est posée aux moins de 30 ans. Les Marocains étaient aussi, parmi les Arabes, ceux qui souhaitaient en plus grand nombre (49 %) un changement politique rapide dans leur pays.

    Si les autorités marocaines cherchent à endiguer, surtout depuis février, l’émigration des subsahariens vers l’Europe, elles ne montrent pas le même empressement quand il s’agit de leurs propres citoyens. Les statistiques espagnoles le démontrent, mais aussi les témoignages de certains harragas, surtout des Rifains, qui racontent souvent aux officiers de police qui les interrogent à quel point il leur a été facile de partir par la mer.

    Au ministère de l’Intérieur à Rabat, on doit sans doute tenir le raisonnement suivant : moins les jeunes contestataires resteront au Rif, plus la région la plus frondeuse sera tranquille. C’est dans la baie d’Al Hoceima, la capitale du Rif, que le Badis 1 mouille, avec le roi à bord, depuis la nuit du mercredi.

    « Est-ce qu’après le Soudan et l’Algérie, la prochaine révolte aura lieu au Maroc ? », se demandait la BBC en analysant les résultats marocains de son sondage sur le monde arabe. La question est plus que jamais d’actualité après l’étalage de luxe maritime à M’diq et en mer Égée pendant que d’autres Marocains traversent cette même mer sur des barques de fortune.

    Un peu plus de 200 clandestins, en majorité subsahariens mais aussi quelques Marocains, se sont déjà noyés cette année sur le chemin de l’Espagne d’après Frontex.

    La presse marocaine est discrète sur l’ostentation de la famille royale, quand elle ne l’ignore pas complètement. Elle ne traite presque pas non plus le phénomène migratoire. Les réseaux sociaux foisonnent, en revanche, de commentaires scandalisés qui versent parfois dans l’insulte. Les plus prudents comparent simplement le prix supposé du voilier avec certaines parties du budget de la santé publique ou de l’éducation au Maroc.

    L’image de la monarchie en prend encore un coup, comme ce fut le cas lors des longs séjours du roi à l’étranger ou durant l’épisode de la montre à plus d’un million de dollars que le roi afficha à la fin de l’été dernier. Est-ce suffisant pour que le Maroc suive le chemin du Soudan ou de l’Algérie ? Difficile à dire, même si bon nombre de Marocains vivent depuis février les yeux rivés sur ce qui se passe chez leur voisin de l’est.

    Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de Middle East Eye.

    Ignacio Cembrero

    Ignacio Cembrero est un ancien journaliste des quotidiens espagnols El País et El Mundo pour lesquels il a couvert le Maghreb entre 1999 et 2016. Il est aussi l’auteur de plusieurs livres sur les relations entre l’Espagne et le Maroc et sur l’immigration musulmane en Espagne. Vous pouvez le suivre sur Twitter : @icembrero

    Middle East Eye, Samedi 20 juillet 2019

    Tags : Maroc, migration, Mohammed VI, Lalla Salma, yacht, luxe,

  • Maroc : étalage de luxe royal en mer pendant que les Marocains émigrent en masse

    Ignacio Cembrero

    Middle Eats Eye, 20 jui 2019

    La diffusion de chiffres, en général tenus secrets, sur l’augmentation de l’émigration clandestine marocaine vers l’Espagne rappelle une douloureuse réalité qui contraste avec les vacances de la famille royale en Méditerranée, entre yacht et voilier

    Ils étaient à peu près une centaine de convives, le dimanche 14 juillet, à bord du Badis 1, le nouveau bateau du roi Mohammed VI, qui avait jeté l’ancre face à la résidence royale de M’diq, sur la côte nord du Maroc, pas loin de Tétouan.

    Le souverain âgé de 55 ans avait invité le gratin de Casablanca et de Rabat à venir assister, pieds nus pour que leurs semelles noires ne salissent pas le pont, à l’inauguration de ce voilier de 70 mètres de longueur, parmi les dix plus grands du monde.

    En fait, ces hôtes de marque ont dû se rendre deux fois à M’diq. D’abord le samedi, le jour fixé pour l’invitation. Une fois sur place, on leur a indiqué, sans autre explication, qu’elle était repoussée de 24 heures. Ils sont donc revenus, vêtus de leurs plus beaux costumes, le lendemain.

    Cette fois, le roi était bien là pour les accueillir, accompagné de ses trois fidèles amis depuis quatorze mois, les frères Azaitar, trois boxeurs allemands d’origine marocaine avec qui il passe le plus clair de son temps.

    Mohammed VI possédait déjà une vieille goélette retapée, El Boughaz 1, longue de 62 mètres, mais pour le vingtième anniversaire de sa montée sur le trône, il s’est offert un autre voilier encore plus long et bien plus moderne.

    Combien l’a-t-il payé ? L’hebdomadaire Tel Quel de Casablanca signale que son ancien propriétaire, le milliardaire américain Bill Duker, l’avait mis en vente pour 88 millions d’euros. On ne saura cependant pas son prix de vente car le palais royal ne communique pas sur ce sujet.

    Un yacht qui se loue jusqu’à 600 000 euros la semaine

    Pendant que Mohammed VI recevait ses invités à bord, son fils, le prince héritier, Moulay Hassan (16 ans), sa fille, Lalla Khadija (12 ans), et son ex-femme, Lalla Salma (41 ans), étaient eux aussi en vacances à l’autre bout de la Méditerranée, en mer Égée, d’après la presse grecque.

    De l’île de Skiathos, ils ont appareillé le 7 juillet pour une croisière de dix jours à bord du Serenity, un yacht de luxe dont la location coûte entre 550 000 et 600 000 euros la semaine, un chiffre donné également par la presse grecque et repris par certains médias marocains.

    Cet étalage de luxe maritime a coïncidé avec la divulgation de chiffres, en général tenus secrets, sur la montée en puissance de l’émigration clandestine marocaine par mer vers l’Espagne.

    En mai 2019, le nombre d’immigrés marocains arrivés sur les côtes espagnoles a atteint un pourcentage record (48,08 %)

    Au cours de l’année 2018, les Marocains ont représenté un peu moins de 22 % des 57 498 harragas (sans papiers) arrivés à bord de 2 109 rafiots sur les côtes espagnoles.

    Au cours du premier semestre 2019, le nombre total d’immigrés irréguliers a certes baissé (- 27 %), mais la proportion de Marocains a grimpé jusqu’à 29,9 %. Au moins de mai, ils ont même atteint un pourcentage record (48,08 %).

    Ces statistiques ne figurent pas sur le site du ministère de l’Intérieur espagnol, qui se refuse à donner un décompte des arrivées par nationalité pour ne pas froisser les autorités à Rabat en pointant du doigt l’épidémie migratoire dont souffre le Maroc.

    Mais Madrid communique les données qu’elle recueille à des organismes comme Frontex (l’agence européenne chargée de la surveillance des frontières) qui, à son tour, les transmet à la Commission européenne. Ils figurent donc dans un rapport du Service européen pour l’action extérieure daté du 9 juillet.Ces statistiques ne prennent en compte qu’une partie du phénomène migratoire marocain. Quand les immigrés subsahariens posent le pied sur les plages andalouses, ils cherchent à se faire prendre, sachant qu’ils vont être logés et nourris pendant près de deux mois et que leurs chances de se faire expulser sont minimes.

    Il en va tout autrement des Marocains et des Algériens dont 36 % et 32 % des harragas appréhendés à leur arrivée ont été rapatriés en 2018. Une fois débarqués, ils cherchent donc à tout prix à passer entre les mailles du filet des forces de sécurité espagnoles. Combien sont-ils à y parvenir ?

    À ceux-là s’ajoutent ceux qui rentrent légalement en Espagne mais qui y restent de façon irrégulière une fois leurs économies expirées.
    À peu près 17 % des 15 000 saisonnières marocaines embauchées en 2017 pour la cueillette des fraises dans la province de Huelva (sud-ouest) ne sont pas rentrées au pays, selon une enquête de l’agence de presse espagnole EFE. Revenir chez soi était pourtant une condition indispensable pour toucher une partie du salaire qui leur est retenu jusqu’à leur retour.
    L’Espagne est certes la principale porte d’entrée des Marocains en Europe, mais elle n’est pas la seule. « Les émigrés marocains arrivant en Libye confirment que la route aérienne du Maroc vers l’Algérie et, ensuite, vers la Libye, en traversant la frontière terrestre, reste active », signale le rapport européen. Pour les clandestins qui veulent rejoindre l’Europe, la Libye est cependant devenue un cul de sac.

    Un changement politique rapide dans leur pays

    Il n’y a rien d’étonnant à ce que les Marocains soient de plus en plus nombreux à quitter le royaume. Le baromètre du monde arabe publié par la BBC fin juin indique que 44 % d’entre eux souhaitent émigrer – 17 % de plus qu’il y a trois ans – mais ce pourcentage grimpe jusqu’à 70 % quand la question est posée aux moins de 30 ans. Les Marocains étaient aussi, parmi les Arabes, ceux qui souhaitaient en plus grand nombre (49 %) un changement politique rapide dans leur pays.

    Si les autorités marocaines cherchent à endiguer, surtout depuis février, l’émigration des subsahariens vers l’Europe, elles ne montrent pas le même empressement quand il s’agit de leurs propres citoyens. Les statistiques espagnoles le démontrent, mais aussi les témoignages de certains harragas, surtout des Rifains, qui racontent souvent aux officiers de police qui les interrogent à quel point il leur a été facile de partir par la mer.

    Au ministère de l’Intérieur à Rabat, on doit sans doute tenir le raisonnement suivant : moins les jeunes contestataires resteront au Rif, plus la région la plus frondeuse sera tranquille. C’est dans la baie d’Al Hoceima, la capitale du Rif, que le Badis 1 mouille, avec le roi à bord, depuis la nuit du mercredi.

    « Est-ce qu’après le Soudan et l’Algérie, la prochaine révolte aura lieu au Maroc ? », se demandait la BBC en analysant les résultats marocains de son sondage sur le monde arabe. La question est plus que jamais d’actualité après l’étalage de luxe maritime à M’diq et en mer Égée pendant que d’autres Marocains traversent cette même mer sur des barques de fortune.

    Un peu plus de 200 clandestins, en majorité subsahariens mais aussi quelques Marocains, se sont déjà noyés cette année sur le chemin de l’Espagne d’après Frontex.

    La presse marocaine est discrète sur l’ostentation de la famille royale, quand elle ne l’ignore pas complètement. Elle ne traite presque pas non plus le phénomène migratoire. Les réseaux sociaux foisonnent, en revanche, de commentaires scandalisés qui versent parfois dans l’insulte. Les plus prudents comparent simplement le prix supposé du voilier avec certaines parties du budget de la santé publique ou de l’éducation au Maroc.
    L’image de la monarchie en prend encore un coup, comme ce fut le cas lors des longs séjours du roi à l’étranger ou durant l’épisode de la montre à plus d’un million de dollars que le roi afficha à la fin de l’été dernier. Est-ce suffisant pour que le Maroc suive le chemin du Soudan ou de l’Algérie ? Difficile à dire, même si bon nombre de Marocains vivent depuis février les yeux rivés sur ce qui se passe chez leur voisin de l’est.

    Les opinions exprimées dans cet article n’engagent que leur auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale de Middle East Eye.

    *Ignacio Cembrero est un ancien journaliste des quotidiens espagnols El País et El Mundo pour lesquels il a couvert le Maghreb entre 1999 et 2016. Il est aussi l’auteur de plusieurs livres sur les relations entre l’Espagne et le Maroc et sur l’immigration musulmane en Espagne. Vous pouvez le suivre sur Twitter : @icembrero
    Tags : Maroc, Mohammed VI, Syberis, Badis I, voilier, yacht, luxe,
  • Le roi du Maroc confirme son divorce de Lalla Salma

    Le Maroc traverse ces temps-ci une période de turbulences qui risquent de secouer la monarchie alaouite et le régime de rente appelé Makhzen.

    En effet, les médias occidentaux ont abordé plusieur sujets sensibles à la fois. Le premier est un véritable scandale vue la situation économique et sociale du pays : l’achat par Mohammed VI du super voilier Syberis pour la modique somme de 88 millions d’euros.

    Cette histoire est parti d’un simple Tweet envoyé le 8 juin par le journaliste marocain Omar Radi après avoir découvert le petit joyeux au port de Casablanca. « Tiens tiens, qui est ce Marocain qui vient d’acquérir le Sybaris, yacht construit par Perini Navi, l’a rebaptisé Badis I, le tout contre un petit milliard de dirhams ? », avait-il écrit. La nouvelle a été reprise par les sites Maghreb Online (en français) et Correo Diplomático Saharaui (en espagnol) qui ont été inmediatement relayées par la presse espagnole et française.

    L’histoire de ce voilier a été motif de condamnation et consternation par une opinion publique interne et externe dégoûtée par le penchant de Mohammed VI pour le luxe au moment où son peuple est sauvagement réprimé pour la moindre des revendications sociales.

    A cela s’est ajouté un autre scandale, celui de la princesse Haya de Jordanie qui a remis à la une le problème de l’ex-première dame du Maroc, Lalla Salma, dont la disparition des écrans a suscité beaucoup d’interrogations.

    Mohammed VI, pour marquer la différence et éviter tout amalgame, envoie son ex-épouse à bord d’un jet royal accompagnée de son fils, le prince héritier Moulay Hassan, pour des vacances luxueuses en Grèce. Seulement, il a oublié d’embarquer à bord du même jet la petite princesse Lalla Khadija, de 11 ans. Son absence a été commentée par Maghreb Online dont les publications sont relayées par le site sénégalais Afrik.com qui a servi de source au magazine people Gala et c’était la goûte qui a fait déborder la vase.

    Contre ses habitudes, le palais décide d’entrer en ligne à travers son avocat Eric Dupond-Moretti et son ambassadeur à Paris Chakib Benmoussa.

    Le premier est chargé de rédiger une mise au point au magazine people «Gala» au nom de Mohammed VI et Lalla Salma destinée à la presse française et au magazine Gala en particulier. Dans ce communiqué, ils déclarent que « les rumeurs de fuite ou de séquestration d’enfants qui circulent depuis le début du mois de juillet sont intolérables ».

    Selon Gala, le roi et la princesse sont « scandalisés », « face à ces assertions extrêmement graves ». « Me Eric Dupond-Moretti est sans réserve sur le fait qu’elles émanent de sites étrangers répandant de fausses informations à des fins malveillantes », et rappelle qu’il s’agit d’un « acte passible de poursuites pour diffamation », écrit-il.

    Selon la même source, l’avocat du roi du Maroc a précisé que la comparaison avec la princesse Haya de Jordanie « ne repose sur rien d’autre que le fait qu’il s’agit de deux princesses ».

    Cette mise au point a révélé que le palais royal reconnaît que Mohammed VI et Lalla Salma ont divorcé et que cette dernière garde son statut de princesse.

    Tags : Maroc, Mohammed VI, Lalla Salma, Badis I, Syberis, yacht, voilier,

  • Douze palais, 600 voitures, des montres à un million : la richesse de Mohamed VI après 20 ans de règne

    Sonia Moreno

    Le monarque marocain Mohamed VI a accumulé des richesses inestimables au cours des deux décennies de son règne, mais il a aussi hérité une grande fortune de son père Hassan II, mort le 23 juillet 1999, avec qui il partage l’amour du luxe.

    Le nouveau monarque, affectueusement surnommé M6, a rimpu avec les coutumes de la monarchie alaouite dès le premier jour. Après la mort de son père, il réduit la période de deuil et annonce sa marque de gouvernement : le pragmatisme. Il a estimé que le pays ne pouvait pas se permettre d’arrêter de travailler et a demandé l’administration de reprendre ses activités dès que possible.

    Le Maroc alloue chaque année 250 millions d’euros à la famille royale, bien que cela ne figure pas dans les budgets généraux. En 2015, il avait déjà une fortune estimée à 5 milliards de dollars. Le magazine usaméricain Forbes l’a classé premier dans la liste des plus riches du Maroc, et cinquième sur le continent africain. Voici quelques-unes de ses possessions les plus précieuses.

    1. Douze palais et 1 100 domestiques pour un million d’euros par jour

    Le monarque alaouite possède 12 palais dans le royaume aménagés et fonctionnels avec 1100 serviteurs au cas où il arriverait à tout moment. Leur entretien coûte un million d’euros par jour. Bien que, à la différence à son père, il ne demande pas que dans chaque résidence on cuisine des repas et des dîners au cas où il lui arriverait de se présenter sans préavis.

    Il a son bureau dans le palais royal de Rabat, le plus grand. Il y reçoit les chefs de gouvernement, les monarques et autres invités d’honneur. En fait, à l’intérieur de l’enceinte se trouve un autre palais, le palais des invités, où les rois d’Espagne passent la nuit lorsqu’ils visitent le pays voisin.

    C’est vraiment toute une ville parce qu’à l’intérieur du palais il y a une clinique, une école, une écurie, deux piscines, deux terrains de golf, des courts de tennis, une forêt, un cimetière, un abattoir, et même une prison. Tout cela est décrit dans le livre Le Dernier roi de l’auteur français Jean-Pierre Tuquoi.

    Il a sa résidence dans le Palais de Salé, la ville adjacente à la capitale et, paradoxalement, la plus habitée par les classes laborieuses.

    Pour les vacances d’été, il choisit le nord du pays et, par exemple, cette année, il profite du Palais de Tétouan, situé au cœur de l’ancienne colonie espagnole, où il y a un déploiement de centaines d’agents de sécurité ces jours-ci. Le bâtiment de style hispano-mauresque servait de demeure au sultan qui était sous protectorat espagnol.

    2. Château de Betz en France, à 2 000 km. de Rabat

    Il l’a hérité de son père Hassan II et sert de résidence à sa seconde épouse, Lalla Latifa, mère du roi actuel. Il a été acheté en 1972 à un riche Norvégien qui possédait un hôtel de luxe. Pour l’anecdote, au XVIIIème siècle, il appartenait à une princesse de Monaco, qui a dû fuir en raison de la Révolution française.

    Sur la propriété de 71 hectares traversée par une rivière se trouve un autre petit château, le Pavillon du Prince, construit par Hassan II.

    La création d’emplois pour le roi du Maroc à Betz, petit village de 1 000 habitants situé à 60 kilomètres au nord-est de Paris, a assuré sa popularité. La propriété compte 20 employés tout au long de l’année ; jardiniers, femmes au foyer, personnel qui s’occupe du bâtiment, du parc et des chevaux royaux. Lorsqu’il y séjourne – au moins trois fois par an – le personnel de service, recruté dans et autour de la localité, augmente. · ces occasions, l’économie locale en profite car le boulanger livre 300 baguettes par jour, vu que Mohamed VI voyage avec 200 personnes à sa suite.

    3. Le quatrième hôtel le plus luxueux du mond

    Il a fait construire l’hôtel Royal Mansour en 2007 et l’a inauguré en 2011 sur le site d’un ancien jardin municipal à Marrakech. Il abrite 53 ryads – bâtiments traditionnels autour d’un patio centrale – sur trois étages pour accueillir ses amis et sa famille lorsqu’il séjourne dans la ville rouge. De fait, il n’est pas loin de la place Djemaa El Fnâ, classée au patrimoine mondial de l’humanité qui relie les nouveaux quartiers et l’ancienne médina.

    L’hôtel est géré par 500 employés et dispose de salles privées d’une superficie allant jusqu’à 850 mètres carrés. Le service est invisible car le personnel se déplace à travers un conduit souterrain qui est parfaitement conçu pour communiquer avec les ryads individuels des hôtes, assurant ainsi l’intimité et la tranquillité des clients ou des invités.

    Il dispose d’une bibliothèque et d’un spa en marbre blanc de 1.500 m2 avec soins corporels complets, une piscine couverte et un gymnase. Il compte également trois restaurants sous la direction du chef Yannick Alléno, qui a une étoile au Guide Michelin.

    4. L’un des dix plus grands yachts du monde, Badis 1

    Cette semaine on a appris la dernière acquisition royale, le yacht Badis 1, amarré dans la ville septentrionale de Rincon, face au Sofitel deTamuda, où Mohamed VI passe actuellement ses vacances.

    Le bateau, long de 70 mètres et large de 13 mètres, est l’un des 10 plus grands voiliers au monde. En fait, il ne peut accoster que dans trois ports du pays, Tanger, Marina Smir et Mohammedia.

    Il dispose d’un salon de 157 mètres carrés et de six cabines : une suite principale, deux VIP et trois doubles, avec une capacité pour 12 personnes, en plus des 12 membres de l’équipage. Arrivé à Casablanca le 24 juin, le bateau a traversé l’Atlantique le 26 juin en direction du nord, traversé le détroit de Gibraltar et accosté sur la côte méditerranéenne.

    Le bateau de luxe appartenait à l’homme d’affaires usaméricain Bill Duker, qui a demandé 88 millions d’euros, et bat pavillon marocain depuis mars 2019. Selon le magazine Telquel, cela aurait pu être un cadeau.

    Le roi possédait déjà un voilier plus petit, El Boughaz 1, une goélette de 41 mètres construite aux USA en 1930 et transformée en yacht de luxe dans les années 1980.

    Mohamed VI confirme ainsi que la navigation est une nouvelle passion partagée avec son père. Hassan II lui-même possédait deux bateaux, Oued Eddahab et Al Mass.

    5. Il voyage avec deux avions privés et un avion militaire

    Mohamed VI utilise fréquemment pour ses voyages deux avions privés, un Boeing 737 et un Boeing 747, ainsi qu’un Hercules C-130. Dans les premiers voyagent entre 250 et 300 personnes; et l’avion militaire est réservé au mobilier et aux bagages.

    La flotte actuelle comprend deux autres appareils Gulfstream (modèle G550). Et l’été dernier, un nouvel avion privé, un Gulfstream G650, l’un des plus performants du marché, a été ajouté, pour 57 millions d’euros. L’avion est spécialement décoré, dispose d’un système antimissile israélien et est capable d’atteindre 1 000 kilomètres à l’heure et de voler 13 000 kilomètres sans escale. Bien qu’il soit à la disposition de la famille royale, il s’agit d’un cadeau à l’héritier, Moulay Hassan, comme l’indiquent les initiales sur le numéro d’enregistrement.

    6. 600 voitures dans le garage royal

    De son grand-père Mohamed V et de son père Hassan II, , également collectionneurs, il a hérité un goût pour les voitures. Contrairement aux Rolls et Cadillac de ses prédécesseurs, Mohamed VI a opté pour des modèles sportifs.

    Sa collection de voitures de luxe et anciennes s’élève à 600, ce qui consomme six millions d’euros du budget annuel marocain. Des équipes spéciales s’occupent de l’entretien dans un parc de stationnement de la Route des Zaer à Rabat, même s’il ne les conduit presque jamais.

    Ce n’est pas seulement une question d’image, mais une vieille histoire d’amour qui a commencé quand il avait 10 ans et a reçu comme cadeau d’anniversaire une mini-Jeep Renegade qu’il conduisait dans les rues du palais. Une photo de lui, à bord de ce jouet, a circulé sur les réseaux sociaux. Et puis à son fils Moulay Hassan il a aussi donné une voiture semblable pour ses 5 ans, ce qui a rendu la tâche difficile aux chauffeurs du palais car le prince pouvait monter dans la voiture à tout moment.

    Pour des escapades dans des villes incognito, il préfère conduire lui-même et la plupart du temps au volant de divers modèles de luxe de marque Mercedes, Ferrari, Bentley, Rolls-Royce ou Aston Martin.

    En 2009, il a envoyé réparer son Aston Martin DB7 à bord d’un Hercules de l’armée à Newport (Angleterre). Les journaux britanniques s’étaient fait l’écho des plainte d’écologistes au sujet de la pollution générée par un voyage de plus de 2 000 kilomètres, alors que l’affaire aurait pu se régler à Malaga, une destination proche.

    La passion du roi pour les voitures de luxe et de collection est internationalement connue et lors d’une visite de travail à Prague en 2016, le président tchèque l’a reçu avec cinq voitures de collection.

    Au Maroc, cela a créé une tendance et il est imitée par ceux qui ont les moyens d’acheter des voitures haut de gamme. C’est arrivé quand en 2002, après le tremblement de terre d’Al Hoceima, le monarque est apparu dans la ville du Rif dans une Land Rover Sport Supercharged, et les riches Marocains se sont mis à acheter cette voiture de sport britannique, qui vaut 85 000 euros. En un an, ses ventes au Maroc ont augmenté de 200%.

    7. La holding royale

    Les analystes politiques observent que Mohamed VI est plus doué pour les affaires que pour la politique, ou du moins se sent mieux dans le secteur des affaires. En effet, il contrôle le plus grand groupe financier marocain, Al Mada, présent dans les secteurs les plus stratégiques de l’économie marocaine.

    La famille royale, en plus de ses nombreuses terres et résidences, obtient la majeure partie de sa fortune du plus grand groupe privé du pays. La holding était un héritage royal, mais seulement 13% de l’ancienne Société Nationale d’Investissement (SNI), le plus grand groupe privé du pays. Cependant, au cours de ces 20 années, elle s’est renforcée et le groupe s’est développé. C’est aujourd’hui un empire qui possède des parts dans plus d’une trentaine d’entreprises, dont certaines multinationales, réparties dans une quinzaine de secteurs économiques importants.

    Certains citoyens comprennent la présence du roi dans les affaires comme un moyen de stimuler l’investissement dans l’économie du royaume. Cependant, loin des bureaux, d’autres citoyens ont affronté le pouvoir économique du roi et de ses hommes d’affaires avec le boycott de trois grandes marques, l’eau Sidi Ali, les produits Danone et les stations-service Afriquia. Un appel mystérieux de plusieurs pages Facebook en avril 2018 a été appuyé par près de la moitié de la population pendant des mois pour dénoncer non seulement les prix élevés par rapport aux salaires, mais aussi que ces entreprises appartiennent à des personnes influentes dans le secteur économique et politique du pays.

    8. Vêtements sur mesure et accessoires fantaisie

    La garde-robe excentrique du roi a également un coût pour le budget de l’Etat : deux millions d’euros par an. Un tailleur londonien a fabriqué un manteau de laine, dont la facture s’élevait à 39 021 £ [= 44 000 €, 470 000 DHM].

    Il aime porter des costumes parfaitement ajustés, avec un mouchoir de poche assorti à la chemise. Il a aussi un faible pour les chaussures pointues à l’italienne en cuir. Et il a une prédilection pour le shopping de luxe dans les boutiques du styliste Gianfranco Ferré à Paris ou à Milan.

    Mohamed VI, le roi des jeunes

    Leur aspect informel est très différent. Les dernières djellabas incroyablement pop et accrocheuses qu’il a arborées lors de ses voyages en Afrique ont fait fureur parmi les fans du style beldi [citadin marocain branché] du monarque.

    Le selfies des dernières années avec les citoyens, où il s’affiche dans une ambiance détendue et personnelle avec des vêtements pop-rock flashy, est un marketing très étudié qui s’est répandu dans les réseaux sociaux. À tel point qu’avec son style, il est passé du statut de « roi des pauvres » à celui de « roi des jeunes ».

    L’accessoire idéal de complément est l’épingle à cravates. Il les porte en or, avec les armoiries du royaume ou avec ses initiales. Il collectionne aussi les lunettes de soleil. De fait, dans de nombreux actes officiels, une partie du protocole est omise vu qu’il en porte, mais cela est justifié par des questions de santé.

    Cependant, ce qui a attiré le plus l’attention l’année dernière, c’est une montre suisse avec 1 000 diamants d’une valeur de plus d’un million d’euros qu’il portait à Dubaï. Sa provenance est inconnue, il s’agit soit d’un cadeau d’un émir du Golfe soit d’une acquisition personnelle du souverain.

    La passion horlogère des rois alaouites, également héritée par Mohamed VI, a toujours fait l’objet de commentaires, de ragots et de scandales. Lors de ses voyages privés, Mohammed VI semble donner libre cours à ses goûts personnels et porte des montres de plongée, ainsi que d’autres plus excentriques et inclassables.

    9. gaspillage en sport et voyages

    Il a fait son premier voyage à l’étranger en décembre 1999, cinq mois après son accession au trône. Mais la première visite d’État a eu lieu en mars 2000 en France, alors premier partenaire commercial du Maroc et son fidèle allié sur la scène internationale.

    Ses voyages officiels ou privés à l’étranger fascinent par leur caractère spectaculaire et secret. Les voyages d’agrément ou de santé sont récurrents avec une suite de 300 personnes et une ardoise de 7,75 millions d’euros.

    Voyager avec le monarque est un luxe et ne l’accompagne pas qui veut. Au cabinet royal, on fignole un casting sur mesure. En plus des membres du cabinet et du gouvernement, on trouve aussi des grands chefs de sections. Bien qu’il n’y ait habituellement qu’une poignée de présidents d’entreprises publiques, le monarque peut parfois élargir le cercle aux entrepreneurs privés.

    Bien sûr, le budget public pour les vrais voyages n’inclut pas les escapades privées, qu’il fait habituellement en compagnie de sa famille, de ses frères, de ses cousins, de ses deux enfants et, jusqu’en 2018, de son épouse Lalla Salma, dont il vit maintenant séparé. Exceptionnellement, il a également été accompagné d’amis. Dans ces déplacements, il est protégé par le pays d’accueil, qui lui fournit un groupe de gardes du corps.

    Les destinations de vacances du souverain sont nombreuses, Grèce ou Cuba ces dernières années, mais la capitale française est sans doute l’une de ses préférées.

    De plus, l’état de santé délicat du monarque qui recourt à la médecine française, l’amène à se déplacer fréquemment à Paris ; même au début de 2018, il a dû rester hospitalisé après une opération pour une arythmie cardiaque et rester dans le pays pour des examens médicaux ultérieurs.

    Il y a aussi le sport, dont il est un fervent partisan. Le souverain est un amoureux du ski nautique et de la montagne et, comme le roi émérite Juan Carlos Ier, est un passionné de chasse au gros gibier.

    10. Les chantiers pharaoniques du royaume

    Sous le règne de Mohamed VI, le patrimoine national a été réhabilité et d’importantes infrastructures culturelles ont été construites : les grands théâtres de Rabat et Casablanca, le Musée Mohamed VI et la Bibliothèque nationale.

    Cependant, les deux décennies de règne laissent deux œuvres pharaoniques avec le sceau de Mohamed VI. L’une au sud, le plus grand complexe d’énergie solaire du monde, la centrale électrique Noor à Ouarzazate, et le complexe portuaire de Tanger Med dans le nord.

    Le complexe de Noor Ouarzazate, avec quatre centrales électriques, est le plus grand centre de production solaire à technologies multiples au monde avec un investissement total de 2,4 milliards d’ euros. Ces infrastructures répondent aux besoins de raccordement électrique, de transport routier, d’approvisionnement en eau brute et potable, de drainage, de télécommunications et de sécurité

    Ces projets sont également l’occasion d’activer les leviers du développement socio-économique par la mise en œuvre d’actions dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’agriculture, de l’entrepreneuriat et des activités culturelles et sportives. Ainsi, plus de 20 000 personnes ont bénéficié de ces mécanismes de solidarité, plus de 30 millions de personnes ont pu bénéficier d’eau potable.

    Dans l’autre partie du pays est développé Tanger Med, un groupe logistique mondial, situé dans le détroit de Gibraltar et relié à 186 ports, avec une capacité de traitement de 9 millions de conteneurs, 7 millions de passagers, 700 000 camions et un million de véhicules. Il représente un chiffre d’affaires de 8 milliards d’euros dans différents secteurs : automobile, aéronautique, logistique, textile et commerce.

    Il s’agit de la première capacité portuaire en Méditerranée, un espace d’échanges entre l’Europe et l’Afrique, qui continuera à grossir avec un nouvel investissement de 900 montres Patek Philippe [oh pardon, 900 millions d’euros, NdT] pour le développement d’un projet d’extension.

    Tlaxcala, 15 juil 2019

    Tags : Maroc, Mohammed VI, 20 ans, luxe, Badis I, yacht, fortune, Forbes,

  • Maroc : Mohammed VI s’offre un nouveau yacht à 1 milliard de dirhams

    A l’occasion des festivités du 20ème anniversaire de son intronisation, le roi du Maroc s’est offert un joyeux de bateau pour la coquette somme de 1 millirad de dirhams.

    Il s’appelle « Sybaris », il est sixième plus grand yacht du monde et il est ancré dans le port de Casablanca depuis le 14 juin dernier.

    Selon sa brochure, « l’expression du voilier de rêve d’un homme – une coutume conçue par l’équipe Perini Navi pour marquer une nouvelle révolution dans les lignes stylistiques du chantier naval, avec Philippe Briand optimisant l’architecture navale et PH Design sculptant les espaces intérieurs et extérieurs – le tout englobé dans 70 m mâts de longueur et de carbone s’élevant à plus de 72 m au-dessus de la ligne de flottaison. Sybaris, plusieurs fois primé, a franchi une nouvelle étape ».

    Et dire que le souverain a soulevé, il y a quelques années la question « où est la richesse nationale du Maroc » ?

    Mohammed VI et le luxe, deux amis inséparables et il n’hésite pas à apprendre à son fils à qui il a offert dernièrement un Gulfstream G650, un cadeau qui a coûté ni plus ni moins que 67,4 millions de dollars (57,5 millions d’euros).

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